mardi 27 septembre 2011

Chroniques : BLACK JOE LEWIS & the HONEYBEARS + TRÜMMELSCHLAGER

BLACK JOE LEWIS & the HONEYBEARS
Scandalous
CD ou LP, Lost Highway Rds
Soul Music canal Stax Rds (surtout dans l’utilisation de la section cuivre) matinée de Funk classieux. Un penchant pour le Blues comme on l’aime chez Fat Possum Rds, le tout joué avec une énergie Rock. Ce sextet américain se glisse dans ce qu’il y a de plus intéressant parmi cette scène revivaliste qui réactive et revitalise la Soul. Avec un son chaud et généreux mais pas passéiste. Le chanteur à la voix qu’il faut pour ce genre sans quoi le disque n’aurait aucune consistance. La rythmique groove et les cuivres pulsent comme il convient. Et les chansons… oui les chansons sont au rendez-vous. 11 compos et pas une faiblesse. Black Joe Lewis et sa bande assemblent les éléments de sa musique pour en tirer quelque chose qu’on à plus trop l’habitude d’entendre. Personnalité, cohérence, chaleur et énergie voilà qui sied à cette musique.
[BT]
Mercredi 5 Octobre : BLACK JOE LEWIS & the HONEYBEARS (Rock Blues Soul, Usa) + SYNCOPERA (Blues Hip Hop) + NATURAL WEEDING (Funk Jazz), à EVE, sur le Campus de Grenoble


TRÜMMELSCHLAGER
Guru
CD, Another Rds
Projet solo bricolo Pop avec grosses touches électroniques, jazz (une contrebasse très présente, des cuivres) et parfois même Hip Hop. Sa tire aussi certaine fois vers l’exotica avec quelques mexicaneries revisitées dancefloor.
Beaucoup de choses au menu. Des chansons très remplies et complexes, parfois jusqu’à l’écœurement, d’autres fois ça touche sa cible parfaitement.
On pense Beck (du temps où il était en forme) pour l’éclectisme des mélanges. Il n’est pas non plus idiot d’y trouver l’influence de certains volumes des Ethiopiques.
La voix n’est pas toujours à la hauteur des ambitions musicales. Car celles-ci sont élevées diverses et variées… mais vouloir tout mettre sur un seul disque c’est souvent risqué.
[BT]

jeudi 22 septembre 2011

chroniques : The VINES + HANNI EL KHATIB

HANNI EL KHATIB
Will the guns come out
(CD, Because TV)
Non ce n’est pas un groupe de Rock mauritanien pour lequel la blogosphere trendy se serait enflammé ce printemps, mais un californien ayant été un ado coincé entre skate et punk. Maintenant c’est un artiste solo (avec un batteur pour la scène), dont le spectre musical a bien grandit !
Les trois premières chansons vous assassinent entre Tom Waits modernisé et White Stripes, à ça s’ajoute une fascination pour les girl group (un gars de goût donc), et aussi une partie de l’héritage du JSBE. On prend également un peu de folk, et même de country, à l’ancienne. Pas mal d’ingrédients dans la cuisine de Hanni El Khatib, peut-être un peu trop, ça nuit un peu à la cohérence et à l’intérêt constant pour ce disque. Un ‘défaut’ assez récurent pour un premier album cette volonté de tout mettre. Mais toutes les chansons sont bonnes. Certaines même sont excellentes. Mais ça fait un peu patchwork.
Un album court, classieux, percutant, clinquant et efficace dès la première écoute. Un peu dispersé, maintenant il faut voir comment ça va vieillir, et grandir. En attendant c’est déjà beaucoup de plaisir.
[BT]

The VINES
Futur primitive
(CD, Jive Epic)
Quand j’ai vu ce CD dans la pile des nouveautés je me suis dis : tiens ils existent encore. Mais comme à leur grande époque je n’étais pas très fan je ne me suis pas précipité pour l’écouter. Erreur. Car voici un bien bon disque, fort bien troussé, qui se découpe en deux. Les titres impairs sont très ROCK, les pairs des ballades ou mid tempo. Enregistré par Julien Delfaud (Phoenix), le son et la production sont denses, parfois touffus, et surtout, sortant de l’ordinaire ! Ce qu’on entend principalement sur les chansons calmes, mais pas seulement. Comme si le solide Rock des Vines était trempé dans la french touch pour gagner en profondeur. Puisant dans les sixties pour l’élégance des chœurs, dans un certain héritage progressif (si cela n’était pas un gros mot) des 70’s, et dans la Power Pop des early 80’s pour le côté ‘new wave’ un rien synthétique. Mais toujours les Vines sont un groupe de Rock qui s’est mangé les 90’s dans la gueule. Cet album est bien au-delà de ce que j’attendais deux : ambitieux et couillu ! En tout cas ça nous sort agréablement du tout venant actuel.
[BT]

dimanche 18 septembre 2011

la première émission de la saison

Play List VOIX DE GARAGE n°177
Wednesday 21th of September 2011
20H30 - 21H30
PODCAST :

Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France


BURNING YELLOW            ‘We’ll die too’             (From band’s website)

CORTONA                ‘The beat is killing’                   (EP, CASBAH Rds)

SONIC ANGELS       ‘Strange days’                         (CD, Times are changing, LOLA PRODUCT)

SWAMP RATZ          ‘New Orlean                            (from myspace)

BAD SIAM CAT        ‘Need a reaction’                    (CD, s/t, CITIES ON FLAME Rds)

IRRITONES               ‘Cannibal kids’                        (From band’s website)

The HOLY CURSE    ‘Died ugly’                              (CD, Take it as it comes, TURBOROCK Rds)

The SICK ROSE        ‘My time’                           (CD,
Shaking street
+ the double shot Ep, AREA PIRATA Rds)

The SICK ROSE        ‘Traccia 6’                              (advance tape)

BABY WOODROSE             ‘Kitty galore’               (CD, Loves come down, BAD AFRO Rds)

The TYPES                 ‘What you gonna say’              (CD, Chicks & tricks, COPASE DISQUES)

KLEVELAND            ‘Golden gloves’                       (CD, Harder, S.N.U.G Rds)

JESUS & MARY CHAIN      ‘Upside down’ (LP, Barbed wire kisses, BLANCO Y NEGRO)

COWBONES             ‘Lies eyes’                               (CD, To speed shock spoken, OSSATUR Rds)

HANNI EL KHATIB             ‘Will the guns come out’          (CD, Will the guns come out, BECAUSE TV)

HANNI EL KHATIB             ‘Build. Destroy. Rebuild’         (CD, Will the guns come out, BECAUSE TV)

The PACK A.D.         ‘Lights’                                    (CD, Unpersons, CORNFLAKES ZOO)


Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France


dimanche 4 septembre 2011

Kroniks:CHAD VANGAALEN+COWBONES+CHRISTOPHER PRIEST

CHAD VANGAALEN
Diaper island
CD, Sub Pop

Pour moi il sort de nul part ce canadien, dont voici le 4ème album, qui semble-t-il représente quelque chose dans le microcosme Indie. Et à l’écoute ce disque je comprends pourquoi ! Un album à l’ancienne, avec deux faces distinctes l’une de l’autre.
Musicalement voici de l’Indie post Arcade Fire, avec touches country folk aériennes à la Fleet Foxes, un mélange goûteux, mais qui tient surtout grâce à la forte personnalité de Chad Vangaalen. Une première face avec beaucoup d’arrangements (xylophone, hautbois, section de cordes, etc.) et d’harmonies vocales. Mais avant que l’on s’enfonce dans l’ennuie d’une beauté niaise et plate, arrive l’autre moitié de l’album qui est plus ‘Rock’. Avec des titres énergiques, up tempo, super catchy mais toujours très ouvragés. Tirant parfois vers un petit peu de psyché bricolé ayant payé son écot à des Screaming Trees apaisés sur les parties les plus énergiques, et, plus dépouillés que l’autre moitié. Mais toujours riches.
12 chansons totalement réussies, pour un album complet, complexe, parfaitement agencés, qui me plait beaucoup. En plus Chad Vangaalen à prit le risque de quasi enchaîner toutes les chansons, leur diversité ne rendant jamais l’écoute ennuyeuse, et ce ‘truc’ vous garde focaliser sur le disque du commencent à la fin.

[BT]


COWBONES
To speed shock spoken irregular new verb by
CD, Ossatur Rds

Vache d’album ! Après les avoir vu live je ne m’attendais pas à un premier aussi réussit. Groupe à cagoules façon The Rip Offs pratiquant un Garage Noisy avec orgue qui les situe entre les Magnetix et un Suicide trash. Le côté instruments bricolo, le titre de cet album et le parcours ‘culturel’ de certains des membres pourraient faire craindre un disque prétentieux de petits blancs qui ont fait des études. Heureusement chez les Cowbones il y a le truc VRAI comme seuls les cultéreux savent en produire ! Une musique qui plonge le Garage Punk dans le nouveau millénaire à coup de grattes noisy, d’orgues bricolés, d’effets sur la voix, de crescendo succulents, d’empilage de couches de bruits bizarres sur 9 titres jubilatoires. Un album qui bénéficie d’un travail impressionnant au niveau de la composition, l’enregistrement, la production, le mastering et de la présentation avec une pochette qui s’ouvre et un insert recto verso qui déplié fait deux ‘posters’ étranges. Une vraie réussite, sauvage comme la gnole distillée au village.
[BT]


CHRISTOPHER PRIEST
La séparation
J’Ai Lu SF
Ce livre est une sorte d’uchronie (un what if, ou : que se serait-il passé si ? en l’occurrence si l’Angleterre et l’Allemagne avaient signée la paix en 1941 suite au ‘voyage’ de Rudolf Hess…).
Mais ce roman est bien plus que ça, une réflexion sur la perception de la réalité, d’une réalité, de réalités multiples… La narration s’intéresse à plusieurs personnages, dont deux jumeaux, et plusieurs époques, et, plusieurs pants de réalité. Mais d’une façon très ‘historique’ qui ne chamboulera pas ceux qui sont réfractaires aux univers de science fiction. On à là la guerre et sa suite comme elle s’est passé. Ou pas. Ou presque.
Il est difficile d’en dire plus sans ruiner l’intérêt de ce roman, qui a obtenu pas mal de prix prestigieux (et en l’occurrence, mérités). Les descriptions du Blitz sont incroyablement réalistes. Même si le style parfois naturaliste et légèrement bavard ralentit un peu l’intrigue (mais bon moi je suis plus habitué au néo béhaviourisme), mais il sert aussi à mettre en évidence de façon remarquablement fine certain point, comme le rôle des femmes dans l’effort de guerre.
Bref un roman qui perturbe la réalité telle qu’on la connaît, et élève un peu le niveau de réflexion. Ce que la SF réussit parfois de mieux.
[BT]

dimanche 28 août 2011

Kronik:TriggerFinger+Sick Roses+Elysian Fields+Pumice+Londres Noir

TRIGGER FINGER
All this dancing around
CD ou LP, Le Son Du Maquis / Harmonia-Mundi
J’avais beaucoup aimé le précédent album mais je me rends compte maintenant que je suis incapable de savoir s’il était aussi réussit que celui-là ! Il ne m’a en tout cas pas autant marqué. Voici un album de ROCK des années 10 qui essaye de trouver une voie actuelle sans tomber dans un quelconque revival ou dans une chapelle, un peu comme le fait Grinderman.
Un album carré. Qui secoue et agite. Brillant. Même un peu show off parfois, mais n’est-ce pas là également l’essence du Rock ? Ultra efficace en tout cas. Avec des trouvailles dans chaque chanson. Un son ample et généreux. Des exécutants performants ce qui explique la grosse réputation de Trigger Finger comme groupe de scène. Au niveau intensité certains moments nous ramènent à La Muerte (autre grand groupe belge). On souhaite à Trigger Finger une carrière aussi remplit de très bons disques et, plus de succès. L’album contient une paire de tubes qui devraient ravager les play-list de radio qui se prétendent Rock autour du globe.
[BT]

SICK ROSE
Shaking Street + the double shot EP
CD,  Area Pirata Rds
Je m’attendais à du Garage Punk tout en guitares barbelées, tirant vers les Stooges. C’était l’image mentale que je m’étais fait de ce groupe mythique italien des 80’s. Mais apparemment ça c’était au temps de leur premier album. Ici, sur le deuxième on est quelque part entre : les Dogs / Froggies, et les débuts des Cynics. Sur ce ‘Shaking Street’ les Sick Rose viennent d’intégrer une deuxième guitariste en remplacement de leur organiste, et la musique évolue vers la sphère Real Kids, Flamin’ Groovies (repris ici, tous les 2), et pas loin du Paisley Underground des 80’s, chemises à petites fleurs, Rickenbacker et Beatles boots. Il n’y a qu’à écouter le traitement qu’ils donnent du titre du MC5 qui nomme l’album. Ajouter un peu de Power Pop, surtout au niveau du druming et vous voici avec une réédition de 16 titres qui régalera ceux qui comme moi vibrent au early Nomads avec qui Sick Rose partage un certain sens de la compos réussit, du touché, une class inimitable, et pas mal d’influences mélangées.
[BT]

ELYSIAN FIELDS
Last night on earth
CD, Vicious Circle
Que je sois fan d’Elysian Fields je ne me l’explique pas, vu que cette Pop Indie intimiste et neurasthénique c’est normalement loin de ma tasse de thé. Sauf que comme beaucoup je suis envoûté par la voix de la chanteuse et la douceur mélodique de cette musique. Et ce nouvel album est, à mon humble avis, leur MEILLEUR. Evidement le fait que ce soit le plus dynamique de leur carrière ça me le rend attachant, mais n’allez pas croire qu’Elysian Fields aient virés Garage Punk. On est toujours avec des Pop songs ouvragées, remplit d’arrangements et avec orchestrations souvent pas Rock. Sauf que les tempos sont un poil plus remuant que sur les précédents. C’est assez subtil ; la production très claire, vaste et respirante met cette exaltation nouvelle en avant. Onze chansons splendides. Ça fait plus de deux mois que je suis sur cet album et à chaque écoute je change de titres préférés. Comme d’habitude avec Elysian Fields la richesse des arrangements rend le disque passionnant à chaque écoute puisque le cerveau y découvre toujours une nouvelle couche instrumentale. Est-ce qu’un groupe est capable avec son 7ème album de donner ce qu’il à de mieux, j’en ai toujours douté, mais Elysian Fields à réussit cet exploit.
[BT]

PUMICE
S/T
10’’, Doubtful Sounds Rds
Projet / oeuvre solitaire d’un personnage historique de la scène néo zélandaise, que j’ai découvert sur K7 avant que se format redevienne hype. Weird Pop carambolée !?! De longues divagations sonores avec des phases et des thèmes qui se répètent mais sans qu’on ait l’impression d’écouter des boucles. Bruitiste avec souvent des effets ‘sombres’ mais toujours de la mélodie et des teintes lumineuses, comme ces notes de percussions caraïbéennes qui reviennent de façon obsessionnelle sur la fin de la première plage. Une vague de son qui fait divaguer… Pumice produit cette musique seul ce qui reste surprenant tant l’ensemble sonne mature, vaste et cohérent. Les deux dernières pièces sont un peu plus courtes mais extrêmement denses. La troisième ressemble même presque à une chanson.
[BT]

Cathi Unsworth présente
LONDRES NOIR
(252 pages, Editions Asphalte)

Apparemment Cathi Unsworth est une figure artistico-mediatico-litteraro-fashion… jamais entendue parlée avant ! J’ai acheté ce recueil de nouvelles parce que Londres est une ville qui m’obsède et qui à un grand rôle dans ma vie ; et surtout pour le texte de Max Décharné (premier batteur de Gallon Drunk, chanteur des grandissimes Flaming Stars), un bon choix puisque c’est un des meilleurs du lot : une plongée très réussit dans l’été du Punk à travers un journaliste spécialisé dans le cinéma. Tellement bien que j’adorerai que ce fut un roman. Quand quelqu’un va se décider à traduire ses différents livres ? (Si il y a parmi vous un directeur de collection en mal d’inspiration qu’il note bien que j’ai diverses idées géniales à vendre).
On pourrait sous titrer ce livre : No town for poor men (et encore moins pour les femmes fauchées) !
Comme l’a rappelé de façon brûlante l’actualité estivale Londres ça n’est pas seulement le cool britania vendu par Tony Blair, c’est surtout une mégalopole qui souffre des affres de l’ultra libéralisme depuis plus de 30 ans. Voilà de quoi parlent la plupart des textes rassemblés ici. On retrouve au sommaire quelques noms importants de la nouvelle vague du roman noir britannique (Ken Bruen, un peu en roue libre sur le coup, en tout cas loin de la brillance des ses romans, John Williams toujours très bon) quelques franc tireur comme Stewart Home (lisez son Slow Death c’est un des bouquin les plus jubilatoire, inclassable et drôle que je me suis envoyé depuis une décennie), ou Barry Adamson (oui, en plus il écrit, et bien) plus quelques journalistes ou nouvellistes…
Parfois ça se rêve livre ROCK (avec play-list à l’appuis), parfois ça ressemble à un coup éditorial, vu que nous sommes devenu un marché juteux pour l’édition  en France, signe que le public Rock vieillit, même si les notes de la traductrice sont à destination du grand public.
Mais c’est un peu mieux qu’un coup marketing rapidement et gentiment traduit. Certes ça à les défauts et les qualités des compilation : inégal et du coq à l’âne, ce qu’on aime est toujours trop court… Car il y a là dedans des bons moments pour chacun. Et si vous êtes plusieurs à le lire il devrait donner lieu à une vigoureuse séance de Masque et la plume R’n’R, devant une stout ou une bitter of course.
[BT]


mercredi 24 août 2011

Chroniques : Big'N + Vicious Klub + Jim Harrison

BIG’N
Spare the horse
10’’, Africantape Records
La compilation sortie l’année dernière m’avait fait découvrir et rattraper mon retard cernant Big’N. Pourtant dans le milieu des 90’s de la Noise de Chicago j’en ai bouffé, mais j’étais totalement passé à côté d’eux.
Nous voici avec 4 nouveaux titres de Big’N. Est-ce que cette musique à encore de la pertinence et de l’intérêt de nos jours ? Eh bien moi je dirai : OUI ! Tant elle à infusée dans tout un tas de courants actuels (du Math Rock au Post Metal… tout le monde y a piqué un truc au l’autre). Mais ce qui compte le plus c’est que là on à 4 compositions denses, puissantes et compactes qui vous arrivent d’un bloc dans la gueule. Big’N étant l’archétype de ce que cette musique devrait toujours être. Si vous aimez encore Shellac et Jesus Lizard vous allez vous régaler avec ce « Spare the horse ». Sinon il vous amènera à replonger dans tous ces disques.
[BT]

VICIOUS KLUB
You sound so bitter
CD, Autoproduction
Moderniser les Clash ou les Jam à coup de Pop/Rock actuel. Avec des chansons très anglophiles (comme moi)  qui rappellent aussi Costello, les débuts de Blur et les Buzzcocks. De belles références, et de belles idées dans chaque titre, et même trop, ce qui dans un premier temps agace un peu sur ce premier album (d’autant que j’adorai le démo, qui était plus directe). Mais au final cette richesse et cette ambition dans les chansons se révèle un avantage car chaque écoute réserve une bonne surprise, et la musique garde son intérêt, voir celui-ci se renouvel. Même si à mon avis sur le prochain remettre des chansons qui vont droit au but parmi des choses plus ‘ouvragées’ serait une bonne chose. Pas l’album de l’année, pas non plus celui que je recommanderai le moins… Un bon cru, par un bon groupe.
[BT]


JIM HARRISON
Une odyssée américaine
J’Ai Lu, 281 pages, 6.70 euros
C’est mon premier Harrison. Je sais j’aurai mis le temps… Mais jusque là le côté chasse pèche, nature et… alcool m’avais toujours refroidis. Mais maintenant je sais pourquoi on parle tellement de lui : parce que c’est super bien. Simple. Franc. Lucide. Agréable. Et cependant, profond.
Le personnage central subit quelques avanies : après 40 ans de mariage sa femme le quitte pour son flirt de lycée, sa ferme est vendue et sa chienne meurt. Comme plus rien ne le retient il part à travers les Etats-Unis dans sa vieille bagnole avec l’idée de visiter tous les états pour renommer ceux qui en ont besoin, et aussi, certaines espèces d’oiseaux américains.
Bref l’histoire d’un gars qui sur son début de vieillesse se demande si la vie ne pourrait pas juste être l’addition de jolis moments simples. Mais bon, comme il a lut plein de livres il se pose bien trop de questions.
Je me suis senti quelques affinités avec ce personnage, sûrement parce qu’en ce moment j’ai assez envie de partir (mais qui ne la ressent pas ?). Etant vierge par rapport à ces autres romans j’ai eus une sensation de ‘en roue libre’ dans ce Harrison, mais ça s’adapte parfaitement au sujet. Et il y a là une jubilation à trouver de bonnes formules pour être signifiant en peu de mots. Et parfois à trouver un BON mot.
Un roman attachant que j’ai fini à regret tellement je m’y suis sentis bien. J’ai été triste en lisant son épilogue comme quand je dois quitter un ami.
[BT]



lundi 25 juillet 2011

chroniques : HIGHT ASHBURY + JUNGLE FEVER

HIGHT ASHBURY
Here in the golden rays
CD, Lime Rds - Socadisc
Des chansons comme des mini symphonies à la Phil Spector, une sorte de brillant salmigondi de Shoegaze ‘léger’, avec des voix qui font très Blonde Pop (à la Darling Bubs) et dont les inspirations remontent jusqu’aux Mama’s & Papa’s / Carter Family. Plus une grosse touche late 60’s ambitieuses et malades façon ‘Pet Sound’, ou Velvet Underground.
Cette tambouille qui sort de nulle part est jubilatoire et RARE. Même si comme la chantilly ça peut s’avérer légèrement écœurant à haute dose. Car honnêtement il y 2 titres de trop pour que ce disque soit PARFAIT.
Mais son irréelle beauté (un peu niaise comme sur la BO de ‘O’Brothers’) peu allé jusqu’à faire mal. Mais on est capté par ces chansons qui sont de vrais tubes (quand vous aurez écouté ‘Freeman town’ leur 1er single vous partagerez mon avis). Même si, malheureusement, nous serons peu nombreux à les jouer en boucle…
[BT]


JUNGLE FEVER
Maja Thrup
LP, ou CD, Autoproduction
Twist-A-Billy j'aime bien comment ils définissent leur style.
Sur les titres instrumentaux ça peut rappeler les Juanitos du 2ème album. Avec aussi l’utilisation de plein d’onomatopées qui vont bien avec leur nom : Jungle Fever.
Sur ceux en anglais on pense au Washington Dead Cats. Des références de très hauts niveaux, dont les Jungle Fever se montrent dignes !
Comme ils se montrent à la hauteur des groupes qu’ils reprennent sur ce 2ème album : Warum Joe, Thee Milkshakes. Pourtant là aussi la barre est élevée !
Et les chansons en français sont très bien (alors que normalement je déteste ça). Surtout quand la voix est sous mixé. Bien que le chanteur soit bon dans tous les registres… Beaucoup de morceaux en français mais ça ne vire jamais Yéyé, ni Rock alterno, ni festif. Donc très bon.
Et le reste du groupe aussi. Quant à la production c’est le Kaiser aux manettes, donc bien sûr ça le fait et ça sonne ROCK’n’ROLL.
Il y a des titres où on entend le public… sont-ce de vrais live ? En tout cas ils donnent vraiment aussi envie d’aller partager un moment avec Jungle Fever sur scène.
[BT]