dimanche 7 juin 2026

Chronique : CYANIDE PILLS + The GREENBERRY WOODS + SIMON LIBERATI + CROCODILES

 
CROCODILES

Greetings From Hell, LP, Digital

Wild Honey Records

A la 1ère écoute je me suis dis : « ouai, bon, bof... »

A la 2ème j’ai pensé : « quelques bons moments, mais inégal... »

et à la 3ème mes portes de la perception se sont pleinement ouvertes à ce « Greetings from Hell » !!!

Me voici revenu dans les 90’s bénies, au meilleur de l’Indie Rock, que Crocodiles pratique avec une distinction et un style qui se reconnaît entre mille !

Ils se situent dans Ce mouvement mais ne copient personne, au contraire ils creusent leur propre sillon faisant montre en permanence d’une grosse personnalité qui indéniablement séduit beaucoup !

Crocodiles démontre (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2019/05/chronique-crocodiles-catfish-decibelles.html) une fois encore sa très grande capacité à composer des tubes !!!

Qu’ils interprètent avec une aisance bluffante !

On a l’impression de connaître chaque chanson de toute éternité et le plaisir d’écoute est cependant toujours renouvelé !

Malaxant Indie Pop, College Rock, Garage roots, Glam et saupoudré d’une vision personnelle du psychédélisme  et avec quelques relents d’Art Pop, Crocodiles revient en force pour rappeler à tous sa maestria !!!

Cette collection de chansons euphorisantes constitue dors et déjà un des albums qui marquera cette année, et bien plus encore !!!

https://crocodilesband.bandcamp.com/album/greetings-from-hell

[BT]

En concert : Dimanche 26 Juillet : CROCODILES (Garage Psyché / Noisy Pop), au Brin de Zinc, à Chambéry – Barberaz. 19H30

https://www.facebook.com/events/1320840983313879

https://crocodilesband.bandcamp.com/album/greetings-from-hell

CYANIDE PILLS

Singled Out, 2LP, CD, Digital

Damaged Goods Rds

33 titres sur cette compil

et parmi eux une belle collection de trucs qui rendent bien zinzin !!!

Comme il faut

et aussi, ça me surprends pas mal, beaucoup de diversité : Punk 77 of course, Power Pop turbo bien sûr mais plus étonnant de la Surf Music (sans que ça choc évidement) et du Glam ça aussi c’est attend

ce qui l’est moins ce sont des claviers sur certaines chansons !

Bien sur cette compilation n’a pas été réalisée pour être écouté d’un trait

pourtant même comme ça c’est bien le pied !

La version en double LP qui oblige à se lever plusieurs fois pour retourner les galettes doit être top

mais avec mon download reçu en promo j’appuie sur play et je m’infuse les 33 à la suite (Merci Lucien Leperse) sans me lasser à aucun moment…

parfois je chantonne avec les Cyanide Pills, ou je sifflote la mélodie, et, à d’autres moments je tape du pied ou je dodeline de la tête comme un con avec un grand sourire aux lèvres sans compter que souvent j’ai envie de gigoter comme atteint de la danse de Saint Guy…

Cependant les Cyanide Pills ne jouent pas tout sur le même tempo accéléré

bien au contraire il y a ici beaucoup d’équilibre avec des mid tempo excellemment composés et interprétés !!!

Et puis arrive une chanson super enlevée pour relancer la machine !!!

J’aime (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2023/09/chronique-rock-hardi-63-beat-man-izobel.html) beaucoup beaucoup leurs albums et les singles aussi apparaissent souvent dans (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2017/03/chronique-hold-station-cyanide-pills.html) l’émission… cependant…

j’étais un peu inquiet du fait du très grand nombre de chansons ici présentées que cela finisse par affadir le propos des Cyanide Pills et/ou que ça me lasse à l’écoute in extenso

et pas du tout

au contraire !!!

Le grand panard !!!

https://damagedgoods.co.uk/discography/cyanide-pills-singled-out/

[BT]

The GREENBERRY WOODS

It's All Good, Sugar, LP, CD, Digital

Big Stir Rds

Voici le 1er album de ce groupe depuis 1995 !

Et dire que c’est un retour gagnant est bien plus qu’un doux euphémisme !!

Le son de cet album est ample et puissant ce qui met bien en valeur chaque instrument, les voix, les mélodies, les harmonies et le grand savoir faire de The Greenberry Woods que ce soit en matière de songwriting et en tant qu’interprètes !

The Greenberry Woods pratiquent une musique POP totalement intemporelle comme si c’était la musique la plus actuelle possible (et peut-être qu’ils n’ont pas tort) : celle qui est la plus à même de toucher la majorité des gens (qui ont encore un cerveau raccordé à leurs oreilles).

Et c’est merveilleux !

Eux ne puisent pas leur inspiration ici ou là, dans telle ou telle décennie

non ils écrivent des CHANSONS qu’on à envie d’écouter encore et encore !

Des mélodies partout, des harmonies vocales comme s’il en pleuvait, des hooks à tous les coins de rue et des arrangements riches pour rendre chaque composition encore plus addictive !

Une totale réussite !

Et dans un monde un peu meilleur on entendrait The Greenberry Woods sur toutes les radios de la planète plutôt que les bouses qu’on nous imposent !!!

https://bigstirrecords.bandcamp.com/album/its-all-good-sugar

[BT]

SIMON LIBERATI

Performance 

Grasset, 2022, 248 pages, 20 euros

Après l’énorme kif pris à la lecture du roman de James Robert Baker (chroniqué ici la semaine dernière) je pensais qu’il me faudrait un long moment avant d’être de nouveau autant emporter…

Eh bien j’avais tort.

J’ai pris (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2012/01/kronikscheribibi-n7kid-bombardossimon.html) ce ‘nouveau’ Liberati parce que j’avais été bien embarqué par la lecture de son « Jayne Mansfield 1967 »

Pourtant, dans ce « Performance » l’auteur/narrateur travail comme scénariste sur une série TV consacrée aux Rolling Stones entre 1967 (date d’une descente de la police anglaise à la recherche de drogue dans un cottage qu’ils occupaient) et 1969 (date du décès de Brian Jones et du Flower Power qui s’écrasa à Altamont).

Or personnellement je n’ai aucune affinité avec ce groupe que je trouve passablement ennuyeux (quand je suis de bonne humeur) en dépit du fait que je comprenne parfaitement à quel point ils ont obsédés certains. Des fans obsessionnels, de vrais addicts souvent !

Et d’obsessions il est beaucoup question ici :

pour les drogues

pour le sexe

du détail (où se cache le diable) des biographies des personnages historiques qui seront le sujet principal de cette fiction télé, mais, et je dirai même surtout, de ceux qui n'apparaîtront  qu’au second plan, et qui heureusement, sont ceux qui m’intéressent vraiment !

Une grande maniaquerie est focalisée sur le style : littéraire, vestimentaire, décoratif, automobile, picturale, médicamenteux… LE STYLE !

Maniérisme ?

Pas loin sans doute

Et pour moi, dans ce monde laid, c’est une bien belle qualité.

Les affres de la création en rapport avec la réalité, le quotidien et ses obligations matérielles…

Un roman très mâle. Une auto-fiction fantasmatique où le vieil écrivain se rêve encore puissant créativement et sexuellement…

Une grande réussite dans sa narration stylistiquement impressionnante !

https://www.grasset.fr/livre/performance-9782246822677/

[BT]

jeudi 4 juin 2026

Chronique : WEIRD BLOOM + Thee JOHNNY CASINO SYNDICATE + The BAD BEATS

 
The BAD BEATS

Shiver And Shake – 14 canadian cold cuts, LP, Digital

Soundflat Rds

En guise de 4ème album, le quintet de Vancouver revient avec une sélection de 14 reprises de groupes de la scène Garage Punk canadienne des décennies passées !

Et il faut dire que cette idée colle parfaitement à leur Sixties Garage Punk avec Fuzz et Farfisa !!!

Moi j’adore !

Et en plus comme je ne connais aucune des versions originales (en plus de faire découvrir la prolifique scène Garage canadienne) je vois ça comme un vrai nouvel album !

J’avoue, normalement je ne suis pas un inconditionnel des disques de reprises, mais The Bad Beats sont plus malins que le moyenne et ça n’est pas une énième cover des Sonics qu’on subit… ils sont allé sélectionner dans leurs (on imagine) pléthoriques collections de disques des chansons qui conviendraient parfaitement à leur style, et, où, leur fameux screamer pourrait s’en donné à cœur joie et à gorge déployé… un répertoire dans lequel il peut moduler sa voix et montrer l’étendu de son bel organe (dans le genre Mitch Ryder, entre Soulful et Rock tendu).

Le répertoire et varié dans les moods & tempi, les musiciens parfaitement à l’aise avec toutes ces variations, le son adéquate, la pochette très réussie également vous met dans l’ambiance immédiatement !

Dans le genre Garage Punk Sixties avec orgue que j’adore j’avoue que c’est un disque très MARQUANT !!!

https://soundflatrecords.bandcamp.com/album/the-bad-beats-shiver-and-shake-14-canadian-cold-cuts

[BT]

WEIRD BLOOM

Wrong Time, Wrong Place, LP, Digital

Wild Honey Rds

3ème album pour ce jeune groupe romain qui nous offre avec ce « Wrong time, wrong place » une relecture so 2026 de l'œuvre de T-Rex !

Alors en tant que grand fan du Boogie Electric Boy je ne vais pas m’en plaindre…

Ainsi donc Giuda se sont trouvés des successeurs brillants (forcément brillants, tant il ne peut en être autrement quand on sévit dans le Glitter Rock)…

Si vous aimez Slade et le Bovver Rock vous allez grimper au rideau de bonheur !

La musique des Weird Bloom est trépidante, sexy, excitante, fraîche, entraînante… un parfait croisement entre de la Power Pop up-tempo, du Glitter Rock, du Boogie et du Rock’n’Roll !

Une collection de chansons impeccables qui vous ferait croire à un été permanent !!!

Je ne connais pas les 2 précédents albums de Weird Bloom mais il est urgent que je me penche dessus tant ce « Wrong time, wrong place »  m’a ultra emballé !!!

Et j’espère bien avoir l’opportunité de les voir sur scène bientôt, tant ce genre d’usine à tubes doit être torride en live !

Mais déjà on a cet album pour bien bien se chauffer !

https://weirdbloomband.bandcamp.com/album/wrong-time-wrong-place

[BT]

Thee JOHNNY CASINO SYNDICATE

Une nuit à Rennes, CD, Digital

Golden Robot Rds

ça n'est pas (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2022/05/chronique-zone-six-scaners-johnny-casino.html) la 1ère fois que je vous parle de l'ex guitariste - chanteur des furieux et inoubliables australiens de Asteroid B-612 (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2020/03/chronique-davi-rodriguez-de-lima-mfc.html) qui je dois bien le confesser ici, ont énormément marquées mes (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2019/09/chronique-capsula-asteroid-b-612-seine.html) oreilles !!!

Martyrisées et marquées au fer rouge !

Cet album live enregistré à Rennes en compagnie des 2 autres forts pistoleros : Vinz Guilluy et Dimi Dero bénéficie d'un son cru et direct mais cependant bien clair et distinctif qui vous gratte l'oreille comme si vous y étiez.

Ce live est une confirmation du talent du bonhomme pour composer des morceaux qu'on oublie pas et qui rassasient toujours !

L'intensité qui se dégage sur scène est celle que j'imaginais et elle coule à travers ce disque jusqu'à chez vous !!!

Rock tendu, griffu et plein de guitares et d'intensité à l'Australienne grande époque, avec quelques élans bluesy épais qui pourraient bien le faire découvrir par quelques fans de Stoner ouverts d'esprit.

Une forte personnalité, d'excellentes compositions, une interprétation fiévreuse dans la meilleure formule du genre : le Power Trio !

Quel pied !!!

https://johnnycasino.bandcamp.com/album/une-nuit-rennes

[BT]


lundi 1 juin 2026

Chronique : The ROUTES + AVON + IGUANA DEATH CULT + JAMES ROBERT BAKER + The JACK CADES

 

J’ai bien conscience que la prolifération sur ce blog d’excellentes chroniques peut donner à croire que je ne suis pas difficile et que je m’emballe pour tout le monde.

Or il n’en est rien !

Cette impression provient du fait que vous n’avez aucune idée de la quantité de disques médiocres, insipides ou même ‘seulement moyens’ que je m’infuse chaque semaine… afin de séparer le bon grain de l’ivraie !!!

The JACK CADES

Solitary, LP, Digital

Beluga Records, Dangerhouse Skylab

J'avais été (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2023/06/chronique-kevin-k-buff-medways.html) très emballé par leurs albums au point de les chroniquer ici et (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2020/03/chronique-jack-cades-tav-falco.html) d'en diffuser plein dans l'émission depuis leur débuts !

Alors j'étais tout à la fois impatient et un peu dubitatif avant d'écouter cet album pour la 1ère fois !

4ème album pour le groupe constitué par le couple franco-britannique Mike & Elsa Whittaker, qui ont dégoté une nouvelle section rythmique et se sont adjoint un claviériste, ce qui à un peu modifié et élargi leur spectre musical !

Depuis des semaines que j’écoute cet album, je cherche à écrire une description qui soit meilleure que celle du communiqué des presse : « blends 80s new wave, 90s indie rock, and 60s garage into something that feels familiar but still new. » et je ne trouve pas mieux !

Ils/elle ont surtout introduit une grosse dose de magie, d’innocence et de fraîcheur dans leur musique !!!

En prenant le Garage Pop originel et en l’additionnant à certains éléments qui peuvent rappeler la Jangle Pop, et à quelques guitares façon C86, avec des relents quelque part entre The Chuch et The Chills on pourrait se croire revenu aux commencements de Sarah Rds et aux prémices de Creation Rds, avec une fragrance Psych Indie assez actuelle, mais avec une fragrance unique !

The Jack Cades posent ici un album UNIQUE super personnel et MARQUANT qui est un des jalon important de cette année 2026 !!!!

https://dangerhouse.fr/skylab.php

https://thejackcades.bandcamp.com/album/fade-in

[BT]

The ROUTES

Play, 10'', Digital

Ghost Highway Recordings

Poursuivant leur travail de remodelage de chansons des autres, cette fois-ci ils s'attaquent au Velvet Underground. Le principe c'est de ramener à eux plusieurs chansons du même groupe pour travailler sur le temps long pour montrer comment il re-démontent les compositions empruntées pour les réassembler à leur sauce.

Les mettre à sa pogne quoi !

Précédemment ça (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2023/11/chronique-celbate-rifles-celibate.html) fonctionnait formidablement bien !

Comme cette formule si bien, pourquoi ne pas continuer ?

Surtout si c'est toujours aussi bon ?

Sur ce superbe 25 cm The Routes s'offrent à revisiter en version Surf / Twang rien de moins que : “I’m Waiting For The Man”, “Femme Fatale”, “Venus in Furs”, “Run Run Run”, “All Tomorrow’s Parties”, “There She Goes Again”.

C'est gonflé, voire même couillu !

Mais le défi est relevé haut la main...

Parfois on reconnaît la chanson originelle, mais souvent pas moyen de retrouver sauf à être un inconditionnel du VU et ultra attentif à la façon dont tout ça a été réarrangé le titre de départ sans pour autant que cette re-modélisation n'ai complètement dénaturée la composition de départ !

Pas un mince exploit !

L'autre étant d'ainsi proposer un disque impeccable et délectable de bout en bout !

https://ghosthighwayrecordings.bandcamp.com/album/play

[BT]

AVON

Black On Sunshine, LP, Digital

Go Down Rds

Le seul point négatif de ce disque c’est sa pochette.

Ce dont on se fout un peu quand on écoute la musique qu’elle recouvre.

3ème album pour cet étonnant trio californien, puisque le 1er est sorti en 2016, le 2ème en 2018 et donc le nouveau… là maintenant.

Quand on dit Stoner pour qualifier le style d’un groupe le plus souvent on imagine 3 barbus enfumés et la musique qui va avec...

Mais pas ici !

Avon se situe du côté Fu Manchu / Truckfighters / ou le Torche de l’album « Harmonicraft » leur plus mélodieux, on pourrait poser ce « Black On Sunshine » (un titre très judicieusement choisi) à proximité du « Berlin » de Kadavar…

Du Stoner, certes, mais allégé, mais pas light si vous saisissez la nuance ?

Puissant et riche en mélodies qu’on pourrait penser piochées pour certaines dans la Power Pop du renouveau des 90’s, avec un son et une production claire et incisive qui auraient retenus les leçons de L’Indie Rock des 90’s et du Néo Metal (uniquement pour la mise en son), et aurait des accointances Grunge et High Energy Rock’n’Roll.

Nous voici en présence d’un album palpitant et accrocheur dont il est difficile de se défaire de son emprise !

https://godownrecords.bandcamp.com/album/black-on-sunshine

[BT]

IGUANA DEATH CULT

Guns Out, LP, K7, Digital

Greenway Rds

Je dois dire que quand j’ai reçu le lien promo du 4ème album de ce quintet batave j’ai été intrigué, de prime abord, par son patronyme et par sa pochette.

Puis immédiatement impacté par sa musique !

Nous voici (re)plongé dans la liberté musicale des 90’s !

Entre Indie Rock et Art Pop Iguana Death Cult pioche des éléments disparates : on pourrait aller jusqu’à Fugazi / Chockebore… d’un côté et quelques racines plus Psych Garage early 2000...

Il y a un versant foutraque qui peut faire penser à un Fantômas débarrassé de son attitude de branleur, car il semble qu’il y a une méthode dans la folie des Iguana Death Cult et elle s’appelle : chansons !

Car en dépit de l’impression de compositions déconstruites, les néerlandais proposent vraiment des titres mémorables et très attachants !

Avec une certaine morgue ‘à l’anglaise’ qui pourrait rappeler Art Brut, avec une petite touche de Post Punk plus ou moins dansable, et une vraie attitude Punk qui dit toujours : « on en à rien à battre des normes on fera comme on veut ! »

C’est frais, avec une production intéressante, une instrumentation et des tempi variés au sein de titres ramassés pour ne jamais lasser !

Ce qui explique le plaisir toujours renouvelé en dépôt (ou à cause?) de sa bizarrerie, qu’on a à remettre le disque sur la platine !!!

https://orcd.co/iguanagunsout

https://iguanadeathcult.bandcamp.com/album/guns-out

[BT]

En concert :

Jeudi 4 Juin : IGUANA DEATH CULT (Indie Psych Garage, Pays Bas) + AFTER GEOGRAPHY (Pop Power), au Brise-Glace, à Annecy

https://www.facebook.com/events/2374234903044643

https://aftergeography.bandcamp.com/album/a-hundred-mixed-emotions

https://iguanadeathcult.bandcamp.com/album/guns-out

Chronique à lire ici : https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2025/10/chronique-tribute-aux-flashcubes-vroom.html

JAMES ROBERT BAKER

Diables blancs, 288 pages, 20,90 euros

Monsieur Toussaint L’Ouverture

Je remercie l’ami Sylvain Ansoux d’avoir mis la couverture de ce livre son son Facebook, je remercie la bibliothèque de Bonneville (le 7.4 en force) de l’avoir mis en présentoir.

Je remercie surtout Monsieur Toussaint l’Ouverture pour son splendide travail d’éditeur ! Car voici un véritable page turner, qui vous fait le même effet qu’une décharge de Speed !

Peut-être un chouilla un peu en dessous des louanges critiques qu’il déclenche, mais à peine un peu de dessous !

Car il y avait bien longtemps que je n’avais pas été autant pris par une lecture (pourtant je suis sur un très bon trend au niveau de mes choix de bouquins en ce moment) : pas moyen de fermer l'œil avant d’en avoir achevé la lecture !

Une grande fluidité stylistique, une bonne structure narrative des personnages bien campés mais pas exempts de clichés (comme nous tous ?), un rythme qui ne faiblit jamais et une histoire qui avance sans cesse, vous accroche immédiatement à la lecture frénétique de ce roman qui parfois charge un peu la mule, mais ça n’est même pas un défaut : cela fait parti de son charme !

Le côté vrai/fausse confession, true-crime… on connaît déjà, mais ici c’est brillamment exécuté !

Le gars est pas mal perché

le personnage qui raconte

et l’auteur qui est derrière

Par moment j’en viens à me demander s’il ne s’agit pas d’une supercherie par un écrivain actuel qui aurait créé cet ‘auteur culte des 80’s & 90’s’… mais j’ai du mal à croire que notre époque actuelle soit encore capable de produire des gens d’un tel talent ! Mais quelqu’un d’assez malin (et cynique) pour réaliser un coup ?

En fait peu importe que James Robert Baker ait vraiment existé (allez vérifier sur grogle si ça vous tente) ou s’il est le fait d’une manipulation littéraire.

Puisqu’il est mort depuis longtemps et que son œuvre est quasi inconnue ici, on peut la décrire comme ‘culte’, rejouer l’Artiste Maudit, projeter dessus nos préoccupations / névroses actuelles et fantasmer l’écrivain…

et en vous racontant tout ça je suis raccord avec un des nombreux aspects du livre qui est conté du point de vu d’un écrivain qui a fait beaucoup de pognon en racontant une histoire vraie, un de ces meurtres sanglants qui fascine tant, puis à écrit un « VRAI » grand roman qui bien sûr ne s’est pas vendu, et cherche donc à refaire un gros coup (de pognon) !

Ce qui fait croire que ce livre date véritablement des années 90, ce ne sont pas les nombreuses références pop culturelles disséminées dans ses pages, mais le fait que la littérature y est vu comme un fait culturel important.

C’était le bon temps !

Mais peu importe tout ceci :

Voici un VRAI BON ROMAN

comme on en lit que tous les 4 o u 5 ans

et vous ne devriez pas passer à côté !

Vraiment pas !!!

https://www.monsieurtoussaintlouverture.com/produit/diables-blancs

[BT]