lundi 16 juillet 2018

Chronique : LEBANON HANOVER + LOVE MACHINE + HOA QUEEN



LEBANON HANOVER
Let them be alien, LP, CD, Digital
Fabrika Rds
Vous trouverez peut-être que ce ce duo mixte exprime ici la quintessence de certaine idée de la scène Froide des early 80, mélaangeant idéalement Post Punk, New Wave, Proto Electro, Cold, Touching Pop, Indie, Synthé Punk. Tout ça dans des chansons très variés mais qui forme un TOUT homogène !
C’est plutôt improbable mais je me suis fais happer par le charme désincarné de cet album. Parce que moi normalement ce genre de musique ça n’est pas vraiment ma came, même si je n’y suis pas réfractaire. Cependant l’omniprésence de la basse, le chant alterné femme / homme, anglais / allemand, les rythmiques mécaniques, le très gros travail sur le son des synthés analogiques vintage… tout ça a concouru à me faire plonger de plein pied dans cet album qui porte si bien son titre. Et dont la pochette et une belle illustration de ce qu’il contient !
Un belle objet de mélancolie pré hivernale !!!!
[BT]

LOVE MACHINE
Time to come, LP, CD, Digital
Unique Rds
J’ai été téléchargé le lien promo de ce groupe parce que l’accroche disait qu’ils mélangeaient Americana et Kraut Rock… ce qui me semblait-il pouvait être un cocktail intéressant (ou très laid, mais sans doute pas simplement quelconque).
Voici le 2ème album de ce quintet poilu de Düsseldorf.
Evidement on baigne dans une ambiance pseudo 70’s, et on échappe pas à quelques tics : mini solo de batterie sur le pont du 7ème et dernier titre de l’album… Ils utilisent parfois (rarement) de la flute mais difficile à sire si ça rattache à la tradition Americana ou Kraut… En fait ce sont 2 ‘styles’ (vastes les styles) que je connais peu car je les fréquente peu… Et c’est ce qui rend cet album intéressant finalement on est loin du collage artificiel de 2 sous genres pratiqués par des hypsters/diggers assez malin… mais on se retrouve avec une vraie musique foisonnante et intéressante !
Les morceaux oscillent entre 2’30 et 7’50… et posent quand même le plus souvent de jolies ambiances qui sentent le pleine air !
[BT]

HOA QUEEN
S/t, LP, Digital
Beast Rds
c’est véritablement par le plus grand des hasards que j’ai découvert ce quintet avec son précédent mini album, en piochant dans une pile de nouveautés à Radio Campus Grenoble. Et j’étais tombé en amour de leur musique. Alors quand j’ai appris que leur premier album sortirait sur Beast Rds je me suis frotté les mains, tant les choix de ce label sont indiscutables !
C’est vrai que la rencontre entre ce groupe et ce label semble logique tellement les 2 parties sont imprégnées par une certaine idée de la musique américaine (versant agraire, rampant) sans pour autant ignorer les traditions Folklorique européenne ni ce qui ce fait également down under !
J’imagine bien ces jeunes gens être des lecteurs de Flannery O’Connor. Et si ça n’est pas le cas je trouve que la musique de Hoa Queen servirait utilement de bande son aux romans Southern Gothic de la dame !
Musicalement imaginez des Murder Ballads interprétée par une belle voix féminine pleine d’ampleur et gorgée de charmes Soul. De langueurs Blues. De profondeur Swamp Rock. De peurs Death Country. Et de crispations Funeral Folk.
C’est beau comme de l’antique.
Et tellement hors du temps !!!
[BT]

lundi 9 juillet 2018

Chronique : The RINGLEADERS + ICE AGE



The RINGLEADERS
Bi costal blasphemy, LP
Houndgawd Rds
Bon sang ne saurait mentir ! Avec un pédigrée comme celui de ces Ringleaders (excellent nom, non ? Et quel titre pour ce 1er album!) est impressionnant !
Constitué de membres de Candy Snatchers, Hollywood Hate, Hellbenders et Death by Stereo on ne peut que s’attendre qu’à un truc qui savate sévère ! Et on n’est pas déçu !
Mais alors les Ringleaders font ça avec foi et conviction ! Pas de doute c’est le haut (très haut) du panier, ce Garage Punk’n’Roll est de très haute volée !
Ils rajoutent un paquet d’additifs à leur musique pour la rendre encore plus addictive : High Energy R’n’R, Cow Punk, Boogie, Glam, Street Punk…
11 titres qui vont vite, mais pas en permanence, avec chant éraillée mais soutenu d’un gros paquet de chœurs bien virilistes.
Si vous aimez les Supersuckers, et toutes une école américaine que mélange Rock barbelé, Punk, Heavy, et quand même mélodies (Jeff Dahl, Humpers, The Huns, Texas Terri… alors vous allez véritablement vous délecter avec les Ringleaders !!!
[BT]

ICE AGE
Beyondless, LP, CD, Digital
Matador / Beggars / Wagram
On gagne toujours à se faire une opinion par soi même ! A propos de cet album j’ai lu et entendu des points de vus très contrastés. Maintenant je sais ! Après de multiples écoutes que moi je l’aime beaucoup. Beaucoup beaucoup.
Certes il est loin le temps où tel des jeunes chiens fous Ice Age tentaient de redonner une nouvelle vigueur au Punk Rock.
Désormais avec ce 4ème album Ice Age à étendu & enrichi sa palette sonore et rythmique : des cuivres façon Rocket From The Crypt par ici, un peu de mélancolie intelligente façon Emocore par là, un peu de Rock héroïque à la manière des années 80 (comme The Mission au meilleur de sa forme) un peu de Swamp Rock ailleurs...
Comme l’a également fait Against Me en ajoutant de la profondeur à ses bases Punk, Ice Age balance un putain d’album d’une grande richesse. Contrasté, musclé et intense.
Un disque fait pour durer.
[BT]
En concert :Jeudi 1er Novembre : ICE AGE (Indie Post Punk, Danemark) + guests, au Sonic, à Lyon

lundi 2 juillet 2018

Chronique : CANNIBAL MOSQUITOS + THEE DAGGER DEBS + MAKE-OVERS



CANNIBAL MOSQUITOS
Vroum vroum, LP
Savage Cannibalism Rds
Nouveau disque donc nouveau thème pour les Cannibal Mosquitos ! Vous vous en doutez ici c’est de bagnol dont il est question. Mais pas forcément des rutilantes hors de prix de sportives anglaises ou de fantasme muscle car américain… Il me semble qu’on est assez dans cet univers où les ‘frimeurs’ de la campagne française qui font joujou avec des bagnoles qui sortent un peu de l’ordinaire de la production locale… enfin c’est ma vision, et ce que m’évoque cet album. Le 3ème déjà !
Le tri balance ici sa musique avec une certaine urgence, un son très direct, et 13 morceaux qui peuvent paraître (faussement) simple.
Mais faites gaffe car on s’y attache très vite à ce Vroum Vroum !
Et si vous l’écoutez au volant il pourrait vous donner très envie d’appuyer sur le champignon. Mais noté bien qu’il voyage aisément et s’écoute dans tous les contextes !!!
Ce qui fonctionne pleinement c’est que sous ses abords facilement préhensibles on se retrouve avec des compositions très finement conçues (ici les coups de klaxons servent de structure à la mélodie, ailleurs c’est les ronflements du moteur qui sous tendent la rythmique…).
Bien sûr les Cannibal Mosquitos s’amusent avec quelques figures de styles traditionnelles de la Surf Music instrumentale (thèmes musicaux détournés…) ou font un sort à un tube de la musique de danse qu’ils défoncent pour le mettre réellement à leur sauce.
Bref cet album donne tout autant envie de sauter dans sa bagnole pour tailler la route que d’aller se trémousser lors d’une Beach Party !
[BT]

THEE DAGGER DEBS
S/t, LP, CD, Digital
Damaged Goods Rds
Pour définir l’univers musical de ce trio féminin anglais je dirais qu’il se situe entre les Sirens et les titres garage des Bellrays… Soit un univers où on sait composer des chansons et où le chant à une vraie importance.
Les ex Thee Jezebels (un succulent EP sur State Rds, une maison qui s’y connaît) aiment le Glam (versant T Rex mais aussi revival actuel) la Power Pop le Garage Rock le Proto Punk le Pub Rock… et elles composent des titres où ces amours se mélangent. Et en plus elles les intérprête avec beaucoup de sève !
Ce qui est assez étonnant avec cet album c’est que finalement en dépit de pas mal de références il est difficile de le rentre dans une case ! Garage ? Glam ? Soul ?
Rock’n’Roll spirit & plaisir !
Ce qui devrait toujours et uniquement être le contenu d’un disque pour que je l’aime !
[BT]

MAKE-OVERS
Grip On You EP
Dionysiac Music
Ok le coup du duo couple batterie / guitare vous vous dites (comme moi) qu’on vous l’a déjà (trop) fait. Et c’est vrai !
Sauf que cette fois avec ces sud africains on se retrouve avec un putain de bon disque ! Les Make-Overs ont un truc bonus. Voir plusieurs !
Tout d’abord elle/il sont excellents sur scène (ils ont été les chouchou des programmateurs qui vont faire leur marché aux Transmusicales de Rennes) et donc mettent le feux aux planches.
Mais de ça on s’en branle un peu puisqu’ici il est question d’un disque ! Et franchement ces 6 chansons rentrent bien bien dans la tête ! Notament grâce à un dosage judicieux et fin de la part du groupe de Prétoria. Indie Rock 90, Garage Pop, Punk 77, Power Pop… Art Pop de maintenant, Slacker Rock, Grunge Pop, Bricolo machin chose… tout ça et plus encore !
En fait elle/il sont un peu à côté du cadre traditionnel du cliché du duo batterie guitare mixte ; et ça donne des chansons qu’on aime jouer et rejouer !
[BT]

vendredi 29 juin 2018

Chronique : KILLER KLOWN + BIRTH OF JOY + AN EAGLE IN YOUR MIND + LOS PEPES



KILLER KLOWN
Crappy circus, LP, Digital
Area Pirata
Nouveau et déjà 7ème album pour ce quintet italien dont j’avoue beaucoup aimé le Sixties Garage Punk cru.
Dans une période où la tendance à la sophistication et l’aseptisation du rock est à l’ouvrage il est très satisfaisant, plaisant mais surtout rafraîchissant et excitant de tomber sur une telle musique !
Tout ceci étant quand même là pour servir d’écrin à des chansons qui s’ingurgitent bien !
Certes le son et la musique piqueront les palets trop délicats mais c’est aussi pour ça que j’aime cet album et qu’il me reste bien dans la tête.
Capable de mélanger dans la même chanson une ligne de Farfisa assez évidente avec une guitare proto Heavy sur lesquelles un shooter bien tendu pose son organe velu (mais pas que) enluminé de voix féminines en pleine crise menstruelle.
Ailleurs ils peuvent jouer avec une rythmique façon Exotica 60’s. Car les Killer Klown aiment à composer des mid tempo qui savent se faire puissant. Mais pas que !
Ils restent dans une certaine veine proche des débuts du Revival Garage Punk des 80’s avec ses côtés innocent et primaires. Sans chercher à copier qui que se soit !
[BT]

BIRTH OF JOY
Hyper focus, LP, CD
Glitterhouse Rds
5ème album studio du trio batave, le premier pour Glitterhouse Rds ce qui est une belle reconnaissance de leur travail et de leurs qualités ! Car Birth Of Joy c’est une grosse machine de scène qui impressionne en live, un trio qui joue beaucoup beaucoup et avec intensité. Mais ça n’est pas seulement cela, car ils sont aussi capable de balancer d’excellents albums, notamment depuis leur 2ème en 2012 !
Ce ‘Hyper focus’ c’est 12 nouvelles chansons et un son bien puissant !
Ici ils étendent leur champ des possible. Leur Heavy Blues 70’s est toujours mâtiné de Rock 60’s légèrement orienté Garage.
Désormais ils corsent le tout pour allé vers une sorte de Heavy Soul Psyché entre le Deep Purple Mark III (Coverdale & Hugues indéniablement le plus riche et intéressant) avec ce son d’orgue Hammond bien chaud qui peut aussi rappeler parfois le Santana de la fin des sixties, ou Spirit, voir même certains trucs de Paul Weller.
Par moment bien free les Birth Of Joy varient les tonalités tout autant pour la musique que pour les voix, les rythmes et les humeurs des chansons.
Un album extrêmement réussit et complexe sans esbroufe !
[BT]

AN EAGLE IN YOUR MIND
Miraculous Weapon, CD, Digital
Autoproduction
Ce duo voyageur atypique s’est fixé comme mission de proposer une version (ultra) moderne du Folk. Ambitieux. Certes. Mais pas prétentieux !
Il/elle arrivent à complètement ‘fusionner’ des traditions, sonorités, espaces mentaux & musicaux très différents dans leur musique. Ce sont de grands voyageurs, traversant l’Europe et l’Afrique… Mais ils ne tombent jamais dans l’exotique.
Contrairement à la majorité des benêts casse couille de petits blancs donneur de leçon tiers-mondiste (un tiers mondiste, deux tiers mondains) An Eagle In Your Mind ne compil pas le pire du folklorisme (traveler) européen avec les clichés de la musique ‘africaine’, elle/il tentent de proposer une musique contemporaine et mondialisé.
Si vous ne comprenez pas la nuage (je vous plains) je vous conseil d’écouter cet album et son prédécesseur !
Parfois les mots et les intentions ne suffisent pas à décrire le résultat… donc comme disais le grand philosophe : Let the music do the talking ! Et utilisé vos oreilles, votre cœur, votre cerveau et/ou votre âme !
[BT]

LOS PEPES
Let’s Go, LP, CD, Digital
Wanda Rds
Idéalement situé entre Punk 77 (lignée Boys et les Damned ) vraiment mélodieux et Power Pop le quatuor ‘anglais’ sort son 3ème album et prouve qu’il est un des meilleurs dans le genre !!!
Réactivant le fantôme de The Stitches en y ajoutant des grosses pincées de Pop Punk, et d’une sorte de Garage Punk post Hives... ainsi la musique de Los Pepes ne sonne pas uniquement passéiste. En dépit du fait qu’ils assument parfaitement leur(s) héritage(s) !
Avec des refrains ultra accrocheurs grâce aux chœurs hyper présents, et à des guitares barbelées qui tricotent des riffs et des mélodies qui rentrent bien à fond dans les oreilles et dans le cortex.
Une des petites bombes du genre qui font la joie des fans !!!
[BT]
En concert : Mardi 3 Juillet : LOS PEPES (Power Pop Explosion, Londres) + The SOCIALS (Punk Rock), au Trokson, à Lyon. Entrée libre



dimanche 24 juin 2018

Chronique : COMMON COLD + YOB + PROUD PARENT + DIRK VERMIN + ZËRO



The COMMON COLD
Shut up! Yo Liberals!, LP, Digital
Action Rds
Je m’y suis repris à plusieurs fois pour rentrer dans ce disque ! Les premières écoutes m’ayant fait sentir qu’il y avait là quelque chose de très intéressant… mais la densité musicale du disque m’avait laissé extérieur au début. Mais c’est pour ça qu’il est essentiel d’écouter un disque plusieurs fois (au moins 7 ou 8 avant que je ne pense à éventuellement le chroniquer ici) !
Surtout avec un groupe tel que les Common Cold ! Ce projet musical mené par 2 ex Dandelion Adventure mélange de très nombreux éléments musicaux disparates… Il trouve naturellement sa place sur le label Action Rds (qui avait déjà publié les disques de leur précédente aventure sonore ainsi que certains de The Fall et des Boo Radleys…).
Bon alors ce Shut up! Yo Liberals! Il est comment ?
Et bien un peu à l’instar de sa pochette un peu aride / austère de prime abord. Et pas mal froid (Cold 80?) mais il faut passé outre en s’immergeant dans ce magma sonique qui puise à l’Art Rock, le Kraut (mais pas trop) le Post Punk, l’Indie Rock late 80 et la Pop Noisy des early 90… Parfois même à des sonorités proches de celles que le label Too Pure affectionnait à sa grand époque !
De cet assemblage hétéroclite émerge une forte personnalité, qui pourrait même convaincre ceux qui trouve que ce qui manque à Sleaford Mods c’est une vraie musicalité… Vous devriez faire beaucoup plus que vous pencher sur cet album !
[BT]

YOB
Our Raw Heart, LP, CD, Digital
Relapse
Dans un monde où tout va inutilement trop vite il est salutaire de tomber sur un groupe comme YOB qui aime à prendre son temps !
Les titres de ce 8ème album s’étirent comme un gros chat griffu qui se prélasse avec délectation. Attention le chat n’est pas seulement cette paisible et joueuse boule de poil, car souvent il est un guerrier agressif qui donne des coups. Et qui peut faire mal !
Entre rythmique quasi martial qui vous rentre son message à force de vous cogner sur le crâne. Répétitivité proche de la transe et délires en bordure du psyché… Un album varié, puissant, profond,intense !
le chant se fait incantatoire ou lamento selon les passages différents qui composent ces 7 longs titres (de 5’40 à 16’30). Parfois également on sent dans la voix de Mike Scheidt des relent de Metal 80, et aussi des aspirations au grand trip Heavy 70’s. Le problème du trio de Eugene c’est que depuis sa formation en 1996 sa musique à beaucoup infusée et influencée la scène Doom / Sludge / Stoner… Mais avec ce ‘Our Raw Heart’ Yob prouve une fois encore que l’original surpasse les copies !
Ils signent avec cet album complexe, mature et très revigorant leur arrivée chez les ultra exigeants Relapse Rds. Une alliance gagnante !
[BT]

PROUD PARENTS
S/t, LP, Digital
Dirtnap Rds
whaoo très frais cet album ! Back in 1994 entre Indie et Slacker Rock, Power Pop Garage et Jangle Pop frénétique !
Alternance voix masculine et féminine de peste et de sale moutards… Un petit défoulement par des membres des Hussy, Fire Heads… mais qui vont bien plus qu’un side project.
Un album trépidant, euphorisant, joyeux, estival !
C’est pas mal référencé, mais pas trop ! L’agglomération de choses et d’autres piquées un peu partout… et du talent à tous les étages, de quoi rassasier ceux qui veulent du Rock qui ne se prend pas la tête et qui n’est la que pour distiller du fun ! Mais où les choses sont fait avec le plus grand sérieux, mais sans se prendre au sérieux !
Cette réunion de potes à débouché sur autre chose qu’une bonne excuse pour picoler ensemble.
Très Do It Yourself entre Punk et ce que les groupes de chez Sarah Rds aimaient dans la simplicité et le pureté de l’enregistrement. Après 2 cassettes ce 1er album montre un groupe très mature. Avec 13 chansons attachantes et addictives.
[BT]

DIRK VERMIN & The HOSTILE TALENT
(Sweet dreams) from the gutter, LP, CD, Digital
Squidhat Rds
Bon ben voilà on vous donné un paquet d’indices pour savoir à quoi vous attendre : le patronyme du groupe, le titre de cet album et sa pochette !
Le guitariste chanteur Dirk Vermin est un précurseur de la scène Punk de Las Vegas, c’est aussi une référence dans le monde du tatouage et c’est grâce à ça qu’il est apparu dans un programme de télé réalité.
De retour à la musique avec ce superband dans lequel il est épaulé à la guitare et aux choeurs par une autre légende : rien de moins que Monsieur Adam Bomb + une section rythmique issue des rues mal famées de Sin City…
J’ai jamais écouté The Vermin mais c’est comme ça que je les imaginais : Punk’n’Roll basic, simple, frustre, agressif, sans fioritures ni frime. Direct, mid tempo qui vous roule dessus avec la certitude de vous faire du bien !
Une petite touche Glam par ci, une touche du Hair Metal 80 par là, et une petite direction Street Punk… ça ravira les fans de Texas Terry qui comme moi ne se remettent pas de l’arrêt de ses activités ! En tout cas moi je me délecte de ce retour de DIRK VERMIN & de ces Hostile Talent !!!!
[BT]

ZËRO
Ain’t That Mayhem, CD, 2LP, Digital
Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution
14 titres ça peut paraître (trop) long parfois, mais pas ici. Car sur ce nouvel album Zëro c’est bien laché, avec une paires de titres sur lesquels soufflent un vent de liberté formelle qui font exploser les carcans et les formes,
Sur d’autres ils intègrent des éléments electronics, ou, des claviers auxquels ils ne nous avaient pas habitué.
Et on entend même sur ce « Ain’t that mayhem » une chanson a la limite du Swamp Rock entre Gun Club et Bad Seeds.
Pour le reste Zëro c’est toujours un must de Post Rock décomplexé par l’amour de la Noise. Capable de convaincre et passionner un gars comme moi normalement réfractaire au Post Rock normalement.
A l’image de sa pochette : bienvenu dans un monde sonique brinquebalent mais tellement emballant !
[BT]
En concert : Samedi 30 Juin : Concert de soutien aux Locaux Larsen, avec : GILLES POIZAT (Folk Expé) + GUESS WHAT (Spage Age Party) + ZËRO (Post Noise Rock) + PADASHTI LISTA (Voix Bulgares), à La MJC de Chambéry. 19H00. CONCERTS GRATUIT . Restauration sur place