jeudi 26 novembre 2020

Chronique : A CULTURE OF KILLING + SAFFRON EYES + The WILLIAM LOVEDAY INTENTION

 
The WILLIAM LOVEDAY INTENTION

Will There Ever Be A Day That You’re Hung Like A Thief?, LP, Digital

Damaged Goods Rds

Je vous ai déjà (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2020/10/chronique-michael-j-sheehy-william.html) parlé le mois dernier du 1er album de cette ‘série’ de disques signés The William Loveday Intention.

Voici venir le 2ème album dans la série de 4 qu’a prévu de publier le nouveau projet musical de Billy Childish, le 3ème sortira en janvier et le 4ème en février. Le tout sera également disponible en version 4 CDs.

Si on reconnais bien la voix caractéristique de Monsieur Childish, et que d’une certaine façon cet album creuse encore sa voie, il faut reconnaître que ce disque se distingue pas mal de ses projets/groupes précédents.

Avec une inclination plus mélancolique, comme l’illustre pas mal la photo de pochette.

Un peu ‘Bluesy’ mais avec la très intéressante présence d’un orgue, ce qui nous sort des clichés blues trad’. Et ça n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Dans la musique et les paroles de The William Loveday Intention il est régulièrement fait référence à Jacques Brel, ce qui donne peut-être une piste pour cette vision personnelle du Blues ici présentée.

Même le son de l’harmonica n’est pas véritablement celle qu’on entend habituellement. Et puis une des chansons se coule dans le rythme de ‘Sweet Jane’ revisitée ce qui est plutôt étonnant, mais très agréablement !

Comme je l’écrivais il y a peu à propos de « Decayed » le formidable nouvel album de The Galileo 7, l’héritage de la Medway Scene est toujours florissant !!! Et à travers The William Loveday Intention l’Artiste Billy Childish montre qu’il est toujours capable de se montrer étonnant et créatif !

Et même en ayant beaucoup écouté le précédent « People think they know me… (But they don’t) » et l’avoir aimé, je reste surpris par la musique présent sur celui-ci ! Surpris, mais pas décontenancé, épaté plutôt !

Bien sûr pour être capable d’un si bon album il faut aussi savoir s’entourer de gens de talents, et une fois encore l’équipe est au top !

https://damagedgoods.co.uk/discography/the-william-loveday-intention-will-there-ever-be-a-day-when-youre-hung-like-a-thief/

[BT]

A CULTURE OF KILLING

The Feast Of Vultures- The Cry of a Dove, LP, Digital

Drunken Sailor Rds

2ème album de ce groupe italien qui se définit comme anarcho punk, mais est bien éloigné musicalement de la caricature qu’est devenu ce style au travers des décennies !!!

Drunken Sailor Rds avait déjà réédité ce printemps leur 1er album remastérisé. Leurs 2 albums sont d’abord sorti en cassette, puis Drunken Sailor Rds les publie en vinyle !

Musicalement A Culture Of Killing se trouve dans un entre deux musical très intéressant, quelque part entre DIY Indie Rock et Post Punk… prenant le meilleur de chacun, le recombinant en se fichant des écoles & chapelles, un joli pied de nez aux puristes (qui puent) et aux revivalistes coincés…

Des fragments arrachés à l’histoire du Rock des ces 40 dernières années, et joué par un groupe de maintenant ! Pas trop loin des racines, mais jamais à copier ou à rester fidèles !

La voix masculine très sombre et posée se combine parfois de façon très savoureuse avec une voix féminine mélodieuse et quasi fantomatique.

Le travail sur les sonorités des instruments est aventureux sans tomber dans les travers vains de l’expérimental, étonnant et rend très féconde chaque écoute.

Et puis surtout A Culture Of Killing écrit des chansons libres qui passent leur temps à allé gambader loin des sentiers rebattus pour profiter du bon air que donne un horizon dégagé de trops lourdes influences.

Quelque part entre le Nord de l’Angleterre des années 80 et des Jeunes Gens Modernes à la française, avec en plus un bagage qui n’ignore pas les 40 années suivantes des musiques Indé…

Du bien bel ouvrage ! Fort réjouissant !

https://drunkensailorrecords.bandcamp.com/album/the-feast-of-vultures-the-cry-of-a-dove-lp

[BT]

SAFFRON EYES

Pursue A Less Miserable Life, LP, CD, Digital

(We Are Unique! Rds / Bigwax)

Immédiatement ce court, percutant et euphorisant album vous attrape par les oreilles et vous embarque sur ses petites (mais costaudes) épaules pour un très beau voyage au pays du College Rock comme au bon vieux temps du (College) Rock(‘n’Roll)...

On pourrait voir cet album comme celui des enfants énervés de PJ Harvey du début en moins chiant en tout cas en plus innervé ! Avec Saffron Eyes on retrouve l’excitation trépidante d’Elastica, et ça n’est pas le plus petit des compliments de ma part ! Même efficacité Pop, même racines Post Punk et Indie Rock, même joie de jouer et de partager !!!! Et surtout, même capacité à composer des chansons catchy ayant un fort (bon) goût de reviens-y qui fait rejouer très souvent ce court et jubilatoire 1er mini- album !

7 GRANDES chansons qui ne vous quittent plus dès les premières écoutes et qui se redégustent avec un insolent plaisir renouvelé plusieurs semaines après le dernier passage entre vos oreilles. Et comme nous avons reçu cet album à la radio il y a plus de 2 mois je l’ai beaucoup beaucoup écouté, puis je suis passé à autres choses, mais j’y suis revenu régulièrement et avec toujours autant de joie !!!

https://weareunique.bandcamp.com/album/pursue-a-less-miserable-life-2

[BT]

lundi 23 novembre 2020

Chronique : The GALILEO 7 + HELLUVAH

 
The GALILEO 7

Decayed, LP

Fool’s Paradise Rds

10 covers pour célébrer leurs 10 ans de carrière !

10 reprises que les Galileo 7 ont joués live à travers cette décennie et qu’ils/elle ont décidés d’enregistrer et sortir sur un LP, pour le plaisir de ceux qui le font et surtout pour celui de ceux qui écouteront !!!

Et du plaisir il y en a un paquet !

Que se soit avec des chansons que je connais (2) ou bien avec celles que je n’avais jamais entendu jusque là ! Soit 8, sur 10, enfin plutôt 9 sur 11, puisque ceux et celles qui auront le bon goût et l’intelligence d’acheter ce LP se verront offrir un titre supplémentaire en téléchargement !

Si vous êtes des habituez vous savez déjà que je suis très fan de ce groupe (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2014/06/chroniques-galileo-7-no-pop-nothing-for.html) et que je les avais fais jouer à Grenoble il y a de cela 4 ans (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2016/04/chroniques-galileo-7-live-mars-red-sky.html)... et une fois encore je suis exalté par un de leur disque !!!

Le LP s’ouvre avec la voix de Viv Bonsels, ce qui est plutôt rare en tant que lead singer, mais tellement bien !!!! D’ailleurs au long du disque le chant passe d’Allan à Mole ou Viv et ça rend la chose encore meilleur ! Sans faire perdre son unité à l’ensemble tant les Galileo 7 ont un très forte personnalité !

Je ne suis pas un archiviste, et finalement je constate que je suis plus passionné par les groupes actuels, même si ceux-ci font de la musique rétro, que par les supposés ‘petits maîtres oubliés des 60’s...’ c’est sûrement pour ça que je ne reconnais pas toutes les covers ici présentées.

Vous écouterez des chansons signées originellement par Pink Floyd (période Syd, évidement), The Monkees, X-Ray Spex, Paul Revere & The Raiders, The Soft Boys, The Who., Jack Lee, Julian Cope, Terry Reid, Shocking Blue,

La version du « Tattoo » des WHO est vraiment très réussit ! Et pour moi ça n’était pas gagné, vu que c’est une de mes chansons préféré de mon groupe préféré de tous les temps ! C’est d’ailleurs Viv Bonsels qui assure le chant, brillement, pas moyen de faire autrement pour rivaliser avec Roger Daltrey.

Comme toujours avec The Galileo 7 je suis super excité par leur UNIQUE cocktail de Garage Pop Freakbeat Power Pop… l’héritage de la Medway Scene est entre de bonne main, il est toujours en vie et sur-excitant !!!

Encore un album réalisé avec maestria, plein de fun et qui distille de la joie de bout en bout, jusqu’à cette version d’un titre pas trop connu des Who « Glow Girl » qui en constitue la bonus track !

Bien plus qu’un remède à la mélancolie ambiante, UN GRAND DISQUE !!!

Attention le tirage de ce LP est limité à 250 exemplaires alors précipitez-vous pour le commander ici : allancrockford@gmail.com !

http://www.thegalileo7.co.uk/

https://www.facebook.com/thegalileoseven

https://thegalileo7uk.bandcamp.com/

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HELLUVAH

Lonely riots, LP, Digital

Dead Bees Rds / Jarane

J’ai du mal à rentrer ce disque dans une case et c’est une bonne chose en soi. Mais ça ne rend pas la tâche du chroniqueur aisée.

Chanson Pop Post Moderne ? Un peu de Rock Indie, de Post Punk… on aurait pu qualifier cela de New Wave si ça n’était pas devenu un cliché. En tout cas un album, le 4ème de Helluvah et de la jeune femme qui est derrière tout ça, qui doit beaucoup à une certaine vision de l’Angleterre et aussi pas mal à des racines françaises. Et pas uniquement parce que 2 des 9 chansons de ce ‘Lonely Riots’ (un titre pas choisit au hasard, évidement) sont en langue vernaculaire.

Si cet album était sorti à une autre époque on aurait pu le rapprocher du ’mouvement’ appelé Les Jeunes Gens Modernes, dans cette volonté de trouver une voix (une voie) personnelle à partir de racines anglo-saxonnes.

Avec sa mélancolie, ses thèmes très post post moderne, et ses chansons très bien écrite et exécutées avec beaucoup de sonorités actuelles (mais en conservant des racines Post Punk et Brit Pop) Helluvah pourrait même toucher des fans de Christine & The Queens qui auraient quand même bons goût !

Entre Pop, Chanson, sonorités ‘électroniquisantes’ actuelles et Rock avec une touche Post Punk Helluvah se place un peu hors de la mêlé un pied dans le Rock Indie et un autre en dehors. Et balance un album qui s’ingère de bout en bout avec délectation !

https://deadbees.bandcamp.com/album/lonely-riots

[BT]

jeudi 19 novembre 2020

Chronique : SUN DIAL + The BELMONDOS

 

SUN DIAL

Mind control, The Ultimate Edition, 2LP, 2CD

Sulatron Rds

J’adore ce groupe et depuis longtemps, puisqu’il figurait dans les premières émissions de Voix de Garage dès les débuts vers 93 / 94… à l’époque j’étais rentré en contact avec eux en envoyant une lettre (vous savez avec un timbre et en écrivant avec un stylo)… Puis, avec Monsieur Phil Chérence, nous avons essayé de les faire jouer à Grenoble dans un cinéma avec projection d’images sur le groupe pendant le concert…

Je les ai interviewé pour le n°141 d’Abus Dangereux (http://www.abusdangereux.net), et nous sommes resté en contact par mail...

Je me souviens de l’un d’entre eux dans lequel Gary Ramon, le 1er janvier 2012, m’annonçait que finalement l’album qu’ils venaient de terminer ne sortirait pas car ils avaient déjà commencé à travailler sur des nouvelles chansons !

Ce qui deviendra « Mind Control » leur album de 2012 que republie Sulatron Rds en version 2LP ou 2CD avec un disque entier de titres bonus...

Et je pense que certains viennent de la session qui fut achevée mais non publiée. Et quand je les écoute je me dis que c’est une très bonne chose qu’ils paraissent enfin !!!

Ce « Mind Control » était le 16ème album, depuis il y en a eut 2 autres.

Le morceau d’ouverture, « Mind Control » qui donne son titre à l’album vous fait pénétrer en plein trip mystique ! Vous happe et vous projette dans un autre univers mental et sonore, celui, unique, de Sun Dial !!!

J’ai déjà (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2016/10/chronique-penny-cocks-sun-dial-dan-rico.html) écrit ici que j’aime beaucoup les albums de ce groupe (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2019/04/chronique-bikini-gorge-sun-dial-slow.html)… et bien que je ne possède pas l’intégralité de leurs 18 albums, j’en ai la moitié, et je dois dire que je trouve ce « Mind Control » incroyablement profond et prenant !

Psychédélisme, oui bien sûr car Gary Ramon à travers ces différents groupes et projets (Quad, Desintegrators, Modern Art, Mystery Art, The Ordinary…) et labels (Acme, Prescription, Shrunken Head…) à maintenu en vie une certaine vision du psychédélisme (heureusement détachée des horribles oripeaux hippies) durant les années 80 à une époque où faire cela vous collait une étiquette de gros ringard sur les épaules.

Mais ça lui a donné bien de l’avance quand dans les années 90 le Grunge triomphale à ramener une grosses frange des musiciens et fans vers le psychédélisme, un ‘style’ (ou plutôt une idée) qui irradie peu ou prou toutes les musiques ‘underground’ et passionnantes depuis cette époque d’une façon ou d’une autre.

Leur version du « In Every Dream Home A Heartache » est une merveille qui ébouriffe tant elle apporte une autre dimension à cette chanson géniale !

Cependant ici on entend de belles plages instrumentales (même dans les chansons) et cet album ressemble à la bande son d’un film imaginaire qui défile dans votre cerveau où se télescopent des images issus de vieux films en N&B et des effets de grattages venant du ciné expérimental…

Malgré tout se dégage de cet album une certaine sérénité. Comme un apaisement.

La batterie sonne relâchée et les guitares moins menaçantes qu’à l’accoutumé.
Beaucoup des sons entendus semblent venir du mariage de
s guitares et de synthés analogues oubliés.

Le travail sur le son est sensationnel procurant une foultitude de sensations rares !

Le LP originalement sorti en 2012 comportait 6 titres, il est ici agrémenté de 2 bonus tracks.

Et vient le 2ème disque de cette réédition ! Qui contient dans sa version CD pas moins de 12 pistes comprenant des premiers mix, de prises différentes, une version longue d’un des instrumentaux de l’album original… Mais pour une fois avec ce genre de version ‘Deluxe’ le 2ème disque n’est ni inutile ni dispensable !

Mais au contraire, il dépote grave !

Sun Dial et Sulatron Rds ne se sont pas moqué des fans avec cette édition ‘Deluxe’ ! Personnellement sur certains de mes groupes préférés il m’est arrivé d’acheter de ces ‘nouvelles éditions augmentées’ d’albums qui étaient déjà en ma possession et de me retrouver avec un disque bonus écouté une fois distraitement à la va vite.

Mais ici avec Sun Dial il n’en est rien !

Au contraire.

Les 12 titres ici présent ont une forte personnalité. Chacun distillant beaucoup de plaisir à l’auditeur ! Et ils ont tous leur raison d’être !

On trouve des passages plus marqués par le Heavy Psyché d’obédience 70’s… Cependant la composante mystico-planante ne disparaît pas pour autant, elle se présente autrement.

Et c’est ce qui fait l’intérêt de Sun Dial à mon goût !

Ils sont toujours sur le toit du monde mais jamais coincé sur une voie déjà parcouru par d’autres !

https://www.sulatron.com/

[BT]

The BELMONDOS

Memory lane, LP, Digital

Le Pop Club / Modulor

Le titre de ce 3ème album du quatuor parisien est fortement bien choisit et donne de belles indications de ce à quoi il faut s’attendre : de la POP plutôt nostalgique des sixties entre autre. En tout cas d’un temps où les musiciens prenaient le temps de s’investir réellement et complètement dans la réalisation d’un album passionnant de bout en bout, et où les auditeurs le dégustaient in extenso de nombreuses fois !!!

Si vous voyez ce que je veux dire !

Alors pour tous les véritables amateurs de musique qui sont encore capable de focaliser leur attention pendant plus de 3 / 4 mn sur la même chose, sachez que vous serez amplement récompensé par ce ‘Memory Lane’.

Lors des deux 1ères écoutes j’ai trouvé que c’était un bel album, bien fait, proprement exécuté avec de jolis chansons.

Cependant comme l’ensemble possède aussi un bon goût de reviens-y…

Je l’ai réécouter régulièrement et dès la 4ème fois ce disque sonne comme un classique !! Et pas qu’un peu !

Et c’est là que se justifie pleinement le patronyme de ce groupe ! Comme avec certains films de Monsieur Belmondo : on commence par les voir comme d’aimables divertissement puis ils finissent par avoir la patine de petits classiques tellement jubilatoires à revoir !

Parfois ils arrivent à se rapprocher de la délicatesse dont étaient capables les Slow Slushy Boys au meilleur de leur période Garage Pop. Et croyez moi, de ma part ça n’est pas un mince compliment !

Un Grand Album de Pop ! For Real Music Lover !!!!

https://lepopclubrecords.bandcamp.com/album/pcr042-memory-lane-lp

[BT]

lundi 16 novembre 2020

Chronique : The FLICKER + DIG IT! n°77 + ALLYSON SECONDS

 
ALLYSON SECONDS 

Bag Of Kittens, CD, Digital

Big Stir Rds

J’avoue que la 1ère écoute de ces 17 chansons m’a pas bouleversé. J’y suis revenu rapidement sur la valeur du label qui en assure la réédition, tant le catalogue de Big Stir Rds est un ravissement pour tout fan de musique Pop ayant de la profondeur, de la poigne et capable d’un songwriting haut de gamme !

A la 2ème écoute un joli paquet de titres ont commencées à titiller mes oreilles. Et dès la 3ème j’étais sous le charme de ce disque !

Alors je me suis penché très attentivement sur ce disque.

Qui a été composé par Anton Barbeau (et ça m’a fait découvrir ce musicien/compositeur/producteur et son œuvre pléthorique tant pour lui-même qu’avec des ‘collaborateurs’) : https://antonbarbeau.bandcamp.com !!!

J’ai également découvert que la même équipe avait publié en 2016 un 2ème album « Little World ».

2009, 2016… à ce rythme là on pourrait en espérer un 3ème dans un délai raisonnable… en tout cas vu la qualité de ce « Bag Of Kittens » moi je l’espère !!!

Vivement même !

Cette réédition arrive avec 4 bonus issue du travail commun d’Allyson Seconds et Anton Barbeau ! Histoire de donner un intérêt supplémentaire à cette ressortie, et du bonheur en plus aux auditeurs !!!

Car réellement ce disque : QUEL PIED !!!!

Les chansons sont très fortes, et jouent sur des registres assez variés. Tant et si bien qu’il n’est pas aisé des les ranger dans un style particulier (et c’est tellement bien ainsi) : Pop Power ? Rock Indie ? Un mix de tout ça !!!

Un musicien et une chanteuse qui travaillent ensemble sans se fixer de limites ! Qui respire le plaisir et la joie de vivre !!!

Et qui aboutissent à un album FORMIDABLE qui se déguste au long cours ! De bout en bout et sans arrêt !

https://bigstirrecords.bandcamp.com/album/bag-of-kittens-2020-reissue

[BT]


The FLICKER Rock Band

Your last day on earth, CD, Digital

Twenty Something / Nineteen Something

Si j’étais un sale con j’écrirais à propos de ce groupe « Les Thugs goes Stoner »… Le chant étant assez caractéristique de la ‘scène angevine’ et musicalement on est sur un Rock Heavy bien burné (mais mélodieux) comme le laisse imaginer cette pochette !

Une sentence qui peut paraître faite à l’emporte pièce et sur un jugement rapide et qui colle aux clichés liés à la scène de là-bas. Mais qui malgré tout donne déjà une indication stylistique.

Fut un temps on aurait appelé ça Grunge…

Ou Heavy Rock’n’Roll…

Car en fait The Flicker ne rentre pas dans une case, ne correspond pas à une chapelle...

On n’accole pas impunément Rock Band à son patronyme… je comprends bien que c’est fait pour être plus facilement identifiable sur le net… mais cependant c’est aussi une déclaration d’intention et un signe de ralliement !

8 titres (dont une intéressante reprise de Radioactivity) sur ce 1er album de The Flicker qui avait depuis 2014 sorti 3 EPs… des gens pas pressé mais qui aiment faire ça bien !

Bien que la réalisation de cet album ait été un peu bousculé par le 1er confinement, ça lui confère l’urgence nécessaire !

8 chansons qui s’étalonnent entre 2’09 et 4’57 et qui chacune a une vraie personnalité, de la force de conviction et de l’ampleur.

Un vrai songwriting au service d’un jeu puissant et acéré !

Le très haut niveau !!!

https://nineteensomething.bandcamp.com/album/your-last-day-on-earth

[BT]

DIG IT! n°77, octobre 2020

16 pages noir & blanc

Bon c’est écrit en gros sur toute la couverture :

DIG-IT! C’EST FINI !

Il m’en coûte beaucoup de vous parler de ce dernier numéro…

A tel point que j’ai gardé ce numéro sous de coude pendant plusieurs semaines avant de commencer à le lire.

27 ans de bons et loyaux services et malheureusement 2 des chevilles ouvrières de l’émission de radio et du fanzine sont décédées : Gildas Cosperec et Marie Noëlle Le Guen et, bien sûr plus rien n’est pareil.

Donc ce dernier numéro du Dig It! fanzine en raconte l’histoire et rend hommage au talent et à la passion de ceux qui le faisaient.

A titre personnel j’ai les 77 numéros donc autant vous dire que je pense que c’est UNE PERTE IMMENSE pour la scène Garage française et internationale tant il faisait passer l’info de façon déterminante entre ceux qui créent la musique et les passionnés qui l’aiment ! En plus lors de mon passage à Toulouse ils m’avaient cordialement reçu dans l’émission, et je dois dire que je n’en suis pas peu fière !

L’intérêt de ce dernier numéro c’est qu’il rappel aussi que Gildas était le chanteur et le moteur des SHOO CHAIN BROTHERS !!! Dont j’adore les 2 EPs que j’ai en ma possession !

Et presque comme dans un numéro ‘normal’ j’y ai lu 2 articles qui m’ont fait découvrir des choses sur lesquelles je ne m’étais pas penché. Ici la série de compilation « Brown Acid », et le label TOTAL PUNK.

Autre chose importante un article racontant comment se sera fait dans ses derniers jours ce qui devrait devenir le livre « GILDAS COSPEREC CONFESSIONS OF A GARAGE CAT » sous titré « L’histoire orale non censurée du Garage en France, via Dig It! Et la scène toulousaine » qui devrait faire 450 pages est paraître pas loin de Noël. Avec le soutient de https://www.musicophages.org

J’en salive d’avance !!!

Je ne sais pas si c’est c’est prévu mais un CD des Shoo Chain Brothers dedans (en attendant une édition vinyle de l’ensemble de leurs enregistrements) ça serait encore plus class !

Enfin c’est mon avis.

Il reste quelques exemplaires de quelques anciens numéros, mais dépêchez-vous pour les commander : http://digitfanzine.chez.com

[BT]