vendredi 21 février 2020

Chronique : EN ATTENDANT ANA + REAL IMPOSSIBLES + GROBADER n°8,7 + BIG MOUNTAIN COUNTY


EN ATTENDANT ANA
Juillet, LP, CD, Digital
Trouble In Mind Rds / Differ-Ant
Qu’est-ce que c’est beau !
C’est injuste, mais la beauté, quand même !
J’avais déjà été particulièrement emballé par le précédent album de ce quintet parisien (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2018/05/chronique-en-attendant-ana-blind-suns.html ), et là dès la première chanson je repique au truc !
Comme un coup de foudre qui se renouvelle à chaque fois !
De la Pop, Indie, mais sans le passéisme très inhérent à l’époque. Sur ce nouvel album le groupe se détache encore plus de ses influences… qui vont de la scène C86 à Arcade Fire, soit un bel embrasement de ce qu’on peut faire avec de jolies mélodies sans sombrer dans le mièvre !
En Attendant Ana trace son propre sillon et on plonge dedans avec délectation !
De la Pop tendance Indie, mais avec ce côté éternel et universel que les grands groupes arrivent à y insuffler ! Pas de limites, ni de contraintes, En Attendant Ana, comme le prouve la présence si éblouissante de la trompette !
Le chant féminin est ici ensorcelant.
Les mélodies attractives et addictives.
La passion suinte de chaque sillon.
Leur talent est évident !
Un album ‘fuori classe’ comme on dit !
[BT]
The REAL IMPOSSIBLES
It’s about time, CD, Digital
Rum Bar Rds
Bon je ne connaissais pas ce groupe, mais comme c’est Rum Bar Rds qui réédite, je fonce écouter ! Le 1er passage entre mes oreilles est un peu bof bof. Mais comme souvent avec les chansons très réussie elles laissent immédiatement des traces dans votre mémoire !
Et dès la 2ème écoute je me dis, putain ouai super idée d’avoir réédité ça !
Cette compilation des enregistrement de ce quatuor qui sévissait à L.A. dans le milieu des années 80, avait tout d’abord été fait par Zero Hour Rds (une autre référence top niveau, dan s le genre).
Voici de la Power Pop canal historique dans laquelle on sent bien l’héritage du Rock’n’Roll, mais aussi poindre quelques touches Mod Revival.
Un maximum de passion et d’enthousiasme, un son direct, simple et puissant, avec cette innocence (perdue depuis) que les groupes ‘fauchés’ des années 80 avait ! Et surtout cette puissante envie de faire qui transparaît en permanence !!!
Et surtout une collection de CHANSONS comme tous les fans de Power Pop en rêve ! Une sorte de Graal du genre !
13 chansons avec tout ce qui nous a toujours fait vibrer : refrain, hooks, guitars, chœurs, mélodies et une rythmique tendu comme un string !
Oh yeah, baby !
[BT]
GROBADER n°8,7
34 pages A4 Noir & blanc, 4 euros port compris
Whaoo, le retour de Grobader après une poignée d’années d’absence ! Un 8ème numéro, ce qui signifie que j’en ai en ma possession la moitié de la collection !
Car j’aime lire ce fanzine plutôt orienté Hardcore, mais pas que, bien au contraire !
En interview, cette fois GOVERNMENT FLU (un groupe polonais de Hardcore, ‘canal historique’) .
WHITE COWBELL OKLAHOMA, un groupe de Rock Sudiste, mais canadien… étonnant, non ? En tout cas moi j’aime énormément, et pourtant je ne les connaissais pas du tout ! Pourtant ils ont tout ce qu’il faut, où il faut dans ce genre là, et même un poil plus !
IRON REAGAN / NO FRIENDS :soit les side-projects orientés Hardcore de certains gars de Municipal Waste (les ‘créateurs’ du revival Thrash Metal) et PEARS un groupe américains de Hardcore qui joue vite, mais aussi mélodieux, très puissant et puisant ses racines dans l’Histoire du Hc américain.
En plus de ces 4 longs entretiens, on lit ici beaucoup beaucoup de chroniques, orientées Hardcore. Avec une section Oldies, ce qui est une super idée mais bien peu pratiquée !
Une autre particularité fort délectable de Grobader : Eric adore les albums live (tout comme moi) et là il nous offre une belle sélection de chroniques de certains live sortit au mi-temps des années 90 ! Dans un registre qui couvre le Hardcore jusqu’au Metal Extrême. J’adore !
Grobader c’est varié, pointu, et permet un maximum de découvertes !
Disponible ici : grobaderic@gmail.com

[BT]
BIG MOUNTAIN COUNTY
Anachronique, CD, Digital
Area Pirata Rds
Sur les 9 titres ici présent 6 sont issus de leur formidable premier album, 2 issu d’un EP et un inédit. Ce qui peut donner à croire que ce live est redondant. Pourtant non !
Tant les versions divergentes entre le studio et le live. Ce qui est l’essence même du Psychédélisme. Et les Big Mountain County se laissent aller aux belles possibilités de réinterprétations des éléments de bases de leurs chansons. Ce dont ils ne se privent pas sans jamais sombrer dans la branlette pour zicos. Donnant une coloration très Gun Club (voir Cramps) à certains titres.
Cet album à une première moitié bien psyché, la deuxième étant plus Swamp Rock Garage qui finalement se complètent bien ! Un album entre densité et aération. De la bien belle œuvre !
[BT]
En concert : Jeudi 27 Février : BIG MOUNTAIN COUNTY (Psych Rock, Rome), au Bauhaus, Rue Chenoise, à Grenoble

mardi 18 février 2020

Chronique : RUN WITH THE WOLVES + SHMU + IN RED + ROMIAN DUTTER + WEIRD OMEN


RUN WITH THE WOLVES
Whispers, CD, Digital
Autoproduction / Inouïe Distribution
1er album qui nous ramène à la toute fin des années 80, juste au basculement vers les 90’s, avec son univers qui fleur bon le Trip Hop. Ce dont je ne vais vraiment pas me plaindre tant j’ai aimé ce style, et que celui-ci n’a pas encore révélé l’intégralité de son suc émotionnel !
Mélangeant instruments ‘vrais’ et boucles, synthé, samplers… servant d’écrin aux mélopées de voix féminines… la musique de Run With The Wolves se place directement dans l’héritage du genre, mais pas seulement !
Musicalement on navigue dans un univers sonore/musical/mental qui rappel « Mezzanine » comme une balade dans une nuit poisseuse et électrique, sombre et profonde !
Les chansons sont toutes d’une très grande beauté, avec, au sein d’un album extrêmement cohérent, de la diversité qui les rend toutes reconnaissables.
Unité de ton et d’ambiance.
Et la voix qui surplombe tout cela !
Ce 1er album est un projet franco-anglais mis en œuvre à trois après avoir été démarré comme une aventure en solitaire… Et le travail paie !
La densité sonore va bien au-delà de ce que la scène Trip Hop proposait. Run With The Wolves intégrant dans son ‘héritage’ musical bien de choses ayant été produite depuis… Ils/elle les intègrent, les recombinent, les réagencent et constituent leurs tessitures qui doivent un peu à l’Ambiant, l’Indus, un peu à « This Corrosion », un peu au Math Rock…
Des rythmiques, des voix, des sonorités, des mélodies, des ambiances…
Un album complexe, mais qui est loin d’être seulement un délire de musiciens, c’est une œuvre qui s’ouvre à ses auditeurs !
Et qui régale leur sens et leur âme !
[BT]
SHMU
Pure Bliss, Lp, CD, Digital
Requiem Pour Un Twister
Quelque part dans les années 2000 ce garsa peut-être écouté du Post / Math Rock, et il a certainement découvert le secret des pédales d’effets qui vous donnent le son Shoegaze parfait, et les techniques d’harmonies vocales qui ont enluminées ‘Pet Sounds’.
Ce qui abouti à un album dissonant, parfois grinçant et aigrelet mais aussi follement beau et harmonieux !
Dire que ce jeune homme de Toronto fait ça tout seul, et qu’il a déjà une vraie discographie derrière lui ! Apparemment ce ‘Pure Bliss’ est son 4ème album, mais le monsieur aime aussi les formats plus courts que l’on découvre https://shmu.bandcamp.com/ via ses propres moyens.
Cependant c’est Requiem Pour Un Twister qui sort cet album qui fait une belle paire avec le « The West Is The Best » le dernier album en date de Dead Horse One qui eut aussi redonnent un bon coup de fouet au retour du Shoegaze !
Enluminures de guitares se fondant dans des chœurs féminins évanescents… dissonances créant des mélodies, richesse des tessitures, couches de guitares, effets empilés, des voix, des guitares et encore des voix, et plus de guitares…
Une sorte de mille feuilles fort copieux, mais toujours digeste, et tellement rassasiant !
Mon ressentit change souvent à l’écoute de cet album (que j’ai reçu il y a plus d’un mois). Parfois c’est le côté mélodique qui m’apparaît le plus, à d’autres moments c’est l’élément Noisy qui me semble prédominant. Ce qui est le signe manifeste d’un album complexe ET brillant !
Comme la légère brume qui s’élève des étendues d’eau refroidies par la nuit quand le soleil se lève pour taper dessus, SHMU fait apparaître dans votre imaginaire des images floues, qui flottent sans qu’on puisse totalement les appréhender, mais qui forment un univers d’une grande beauté aux reflets infinis !
[BT]
IN RED
Brute Art,
Comme j’avais bien craqué sur leur 1er album plusieurs fois diffusé dans l’émission, et chroniqué (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2019/01/chronique-grand-final-inred-bootchy.html ), j’attendais ce 2ème avec intérêt et curiosité. Et je dois bien dire que les deux premières écoutes m’ont déstabilisées, limites déçues… mais il ne faut pas se forger une opinion trop rapide sur des écoutes un peu trop inattentives…
D’autant que In Red, et contrairement à ce que pourrait faire penser de prime abord le titre de ce disque, s’est lancé dans une musique un peu plus complexe et diversifiée.
Du moins c’est mon ressentis perso, qui va totalement à l’encontre du communiqué de presse, ce qui est une bien belle chose prouvant une fois de plus l’importance que l’auditeur à dans la musique !
Anyway, les 5 musiciens de In Red font bien autre chose que du Rock binaire. Il n’y a cas voir la liste des instruments qui ont été utilisé pour enregistrer cet album : guitares, basse, batterie bien sûr, divers types de claviers, piano, violoncelle, percussions, flûte…
Le résultat est passionnant à suivre et les diverses écoutes permettent d’en appréhender un élément supplémentaire. Comme en plus ces 9 chansons fonctionnent vraiment très bien, et son judicieusement agencées, ,nous voici un album rassasiant !
Et difficile à rentrer dans une case !
Ce qui est toujours une bien bonne chose, quand le talent est aussi évident !
Imaginé une sorte de Pulp avec moins d’accointances Brit Pop, avec des côtés Arty à la Roxy Music, et un peu de l’élégance de Suede sans les oripeaux glamisant. Voir les Wings (et pour moi c’est un compliment).
Avec quelques éléments de complexité musicale façon cabaret / Broadway / bande originale sans esbroufe ni excès !
Un bien bel ouvrage ma fois, qui vous sortira des vos habitudes ! C’est une telle bouffé d’air pur !
[BT]

ROMAIN DUTTER / BOUQé
Symphonie carcérale, 174 pages, 20 euros
Steinkis
En vérité je ne lis pas de BD du tout.
Cependant le sous titre de ce roman graphique : « Petites et grandes histoires des concerts en prison » et la venu de Romain Dutter à Grenoble pour une rencontre qui se tiendra à la Librairie Les Modernes, jeudi 20 février à 18h00, m’ont donné envie de m’immerger dans ce livre.
Sa couverture aussi, avec sa grosse dominance orange et son dessin simple et direct.
Je dois dire que je suis extrêmement heureux de mon choix !
En effet Romain Dutter raconte comment il en est venu à travailler comme Coordinateur Culturel à la prison de Fresnes… Un bout de son parcours de vie qui à commencé par du bénévolat dans les prisons au Honduras et l’a mené pendant 10 ans à franchir les portes d’une prison en France pour y faire passer un courant d’air culturel. Et donc notamment des concert !
J’avoue que j’ai été bien branché par le côté pédagogique par rapport à son métier et sur l’orga de concerts en prison. Ainsi que par les éléments didactique sur la situation des emprisonnés. Sans militantisme forcené, avec un avis informatif et pondéré (qui à mon avis peut permettre de toucher des lecteurs bien au delà des habituels personnes qui se sentent concerné par la situation des prisons en France).
C’est simple, direct, ça touche juste.. Et en plus c’est beau sans esbroufe !
[BT]

Interview Radio Campus Grenoble 90.8, à podcaster ici : https://campusgrenoble.org/podcast/aperophonie-romain-dutter/
WEIRD OMEN
Surrealistic feast, LP, CD, Digital
Dirty Water Rds
Le premier album de ce trio m’avait déjà énormément emballé (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2016/07/chronique-cosmic-psychos-blackboard.html) et donc je ne suis pas le seul puisque ce 1er LP était sorti conjointement par Get Hip et Beast Rds deux labels hauts de gammes. Pour le nouveau ce sont les anglais de Dirty Water qui se sont laisser envahir par l’envie de les avoir sur leur super-excitant catalogue...
Le trio batterie, saxophone baryton, et guitare balance une musique que le titre de ce 2ème opus décrit bien !
Psychédélique Blues ? Psychotronic Blues ? Psychatric Blues ? Oui avec une grosse dose de Swamp Rock et de Garage maladif dedans ! Sans sombrer dans la musique pour muzicos qui se fait plaisir.
Une sorte de jeune Tom Waits en équilibre sur un fil semble tanguer entre les rythmiques quasi tribales et les sonorités sombres et hantées du Sax…
Laisser vous envoûter ! Ou plutôt hypnotiser comme le suggère la magnifique pochette (signée Jean-Luc Navette). Plongez dans le maelstrom musical des Weird Omen c’est comme une cure de jouvence qui vous purifie de toutes les médiocres musiques qu’on subit au cours de chaque journée !
[BT]
En concert : Jeudi 20 Février : ROD HAMDALLAH (Swamp Rock, Atlanta) + WEIRD OMEN (Primitiv’ Garage), au Sonic, à Lyon

vendredi 14 février 2020

Chronique : PERSONALITY CULT + ALIEN NOSEJOB + JONATHAN COE + HOLD STATION + SLIFT


PERSONALITY CULT
New Arrows, LP, Digital
Dirtnap Rds
J’avais beaucoup aimé le 1er album éponyme de ce qui avait démarré comme un projet solo (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2018/09/chronique-personality-cult-sharron.html) depuis Personality Cult est devenu une sorte de super-band avec des membres passé ou présent de :  Paint Fumes, Last Year’s Men, Natural Causes, Bass Drum Of Death, Missing Pages, Mind Spiders, Sweet Talk, Sweet Knives (et peut-être même quelques autres projets qui n’ont pas encore émergés).
A la première écoute de ce New Arrows je me sui dis, « oui, bon, c’est pas mal »…
Mais faut faire gaffe à cet album ! Parce qu’on tombe vite dedans, et complètement ! J’ai fini par y plonger à pied joint ! Et j’adore me baigner dans cette musique !
La chanson d’ouverture démarre avec un son qui enfle progressivement… pour se river très vite dans la tête. Aussi évidente qu’un titre des Ramones grande époque, sans copier, ni même singer !
Un peu New Wave (au sens late 70), un peu Indie Psych Garage Post post moderne, un peu Power Pop… avec l’efficacité de la Pop, et l’énergie du Punk de 76/77 (et sa diversité d’alors).
Ici s’enchaîne donc 9 perles up tempo, euphorisantes comme un café brûlant et corsé au levé du soleil !
Les chansons sont courtes, percutantes, rapides, sexy et excitantes !
Et surtout bien au dessus du tout venant ! Tellement au dessus !
[BT]
ALIEN NOSEJOB
Suddenly everything is twice as loud, LP, Digital
Drunken Sailor Rds / Anti Fade
D’emblée j’ai beaucoup aimé le nom de ce groupe, trouvé la pochette jolie, et comme en plus ça sort sur un super label… j’étais impatient de l’écouter !
La première chanson fait croire qu‘on est encore tombé sur un groupe qui à pour modèle les Ramones, mais très vite on se rend compte qu’ils font ça avec un synthé, dans l’esprit Devo… Étonnant, non ?
Art Rock ? Pop Art ? Arty Power Punk Pop ?
En fait peu importe les étiquettes… Si Vous aimez The Fall, les TVP’s, le 1er Adam & The Ants (la période Post Punk), les Ramones donc et Devo. Bref si vous êtes des gens de goût, vous devriez vous régaler avec cet album euphorisant.
Souvent enlevés, mais avec de beaux mid tempos les 12 titres ici présent ne s’appesantissent pas et passent comme une lettre à la poste. Avec en bout de course une furieuse envie de les rejouer tellement ils distillent de la joie !
Alien Nosejob sont parfaitement dans la mouvance de cette nouvelle scène australienne bricolo-art-DIY-Garage qui ne se pose pas de questions, se branle des étiquettes, est sur-active, mais surtout pétrie de talents !
Jake Robertson le gars derrière Alien Nosejob est aussi impliqué dans 3 ou 4 autres groupes de la-bas que j’ai du coup très envie de découvrir (Ausmuteants, Hierophants, Leather Towel, et SWAB),
Depuis ce 2ème album Alien Nosejob a rajouté un nouvel EP à sa collection…
Miam miam !
[BT]
JONATHAN COE
Le cœur de l’Angleterre, 549 pages, 23 euros
NRF Gallimard
Si vous recherchez un roman, un vrai, avec des personnages ayant indiscutablement une existence (ici l’auteur reprend ceux de ‘Bienvenue au Club’, publié en 2001 et qui sont projeté sdans notre époque, 40 ans après leurs années d’université), un roman écrit avec style, alors j’ai ce qu’il vous faut !
Cependant ici on peut aussi aller bien au-delà du brillant divertissement, car si vous prenez un peu de temps pour la réflexion, alors ce que vous lisez fera naître des étincelles dans votre cerveau. Après, prend t’on encore du temps pour réfléchir à ce qu’on lit, dans la frénésie vaine du monde tel qu’il est maintenant (voici une des questions qui apparaissent en filigrane dans ce roman) ?
Ce livre est organisé pour raconter aussi le monde actuel comme il va. Ou plutôt comme il ne va pas ! Avec comme toile de fond le Brexit (des manœuvres politicardes qui ont amenées au référendum, à ses conséquences sur le quotidien de groupes sociaux / sexuels / professionnels / ethniques… différents
Les moins attentifs et/ou les moins futés (voir même les plus bornés) ne verront ici qu’un exercice nostalgique sur le bon vieux temps… et l’Angleterre éternelle. Les autres comprendront peut-être que la multiplicité des personnages est là pour mettre en avant l’atomisation de la société, sa fracturation en micro univers ultra égoïstes et incommunicants. Bien au-delà de la fracture sociale, une faille sociétale. Un replis sur SON monde, et une immense incapacité à l’écoute !
Le renflement de l’égo induit par les nouveaux appareillages et les tuyaux d’écoulements de ‘pensés’ pré mâchés. La guerre à l’intelligence et le ricanement perpétuel amènent vers un gouffre où le trop plein des riens précipitent l’espèce humaine.
Tant mieux !
Parce que l’être humain ça n’est finalement pas terrible (sauf quand il est capable d’écrire ce genre de livre).
« It’s not the world that getting small, but there’s too much of everything » comme le chantaient déjà Liberator sur son brillantissime album « Too much of everything » chez Burning Heart Rds en 2000…
Mais une chose est sûr il n’y aura jamais assez de romans de ce niveau !!!
[BT]
HOLD STATION
Dawn of a new day, CD, Digital
Autoproduction
Déjà le premier album du quatuor grenoblois était une révélation (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2017/03/chronique-hold-station-cyanide-pills.html ), ce 2ème est plus qu’une confirmation ! Entre les 2 les Hold Station sont parti en tournée à travers l’Est de l’Europe, et également en Espagne, ce qui semble leur avoir beaucoup apporté en matière de maturité en tant que groupe.
Pour ce 2ème effort ils ont fait confiance au même ingénieur du son et ils sont partis enregistrer dans une maison retirée de tout pour être totalement immergé dans leur musique.
8 titres en 38 mn, Hold Station aime donner du temps au temps pour laisser s’installer les ambiances, mais sans se répandre ! Sur ce Dawn Of A New Day il y a plein de détails dans les chansons qui se révèlent au fil des écoutes, ça rend chaque passage sur votre platine totalement intéressant et renouvelle le plaisir de l’écoute !
Indie Blues languide, Heavy Psyché posé… les Hold Station ne veulent pas s’enfermer dans un style, un type de rythmique ou d’ambiance. D’ailleurs ceux-ci / celles-ci évoluent souvent au sein de leurs chansons… Depuis leur 1er album il s’est ajouté des éléments à leur musique (chœurs, mélodies façon mittleuropa, moyen orient, touareg blues…) et c’est ainsi que les voici revenir avec un nouveau bébé encore plus réussit !
[BT]
P.S. : Hold Station à sorti son 3ème album et sera en concert à la maison pour le présenter en compagnie de deux autres groupes du cru qui eux aussi célèbrent la publication d’un disque !
En concert : Jeudi 20 Février : Triple Release Party, avec : POMJAKUZI (Stoner Psych) + WITCH IN HAWAII (Stoner Rock) + HOLD STATION (Garage Psych Blues), à l’Ampérage, à Grenoble
Une émission spéciale consacrée à ce concert ce PODCAST ici :
SLIFT
2016 Spacetrip for everyone, 12’’, Digital
Six Tonnes de Chair Rds
J’étais bien tombé en amour avec leur album à ceux-là : http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2018/10/chronique-material-girls-slift-john.html  alors quand Six Tonnes de Chair m’a annoncé la sortie d’un nouveau disque avec 3 inédits je me suis dis : « chic chic chic » !
Voici donc 3 morceaux, gravés sur la même face, issue de la même session, et qui s’enchaînent parfaitement, avec un mood Psyché Indie Rock qui sonne totalement de notre temps et des mélodies qui semblent se compléter...
Trois titres de 5, 7 et 9 minutes qui se dégustent comme une limonade glacée en pleine canicule !  
Ce bel objet sert d’écrin à ces 3 belles chansons qui savent allier délicatesse mélodique, envolées psyché, efficacité Rock, liberté d’esprit et excitation des sens ! Une musique qui vibre de plaisir et se transmet à ses auditeurs !
[BT]
Le nouvel album de SLIFT sortira le 28 février chez Vicious Circle, ils partent pour une longue tournée, et seront
En concert : Vendredi 21 Février : SLIFT (Kraut) + DON GLOW (Indie Psych Rock), à La Cordonnerie, à Romans-Sur Isère (26)