mardi 12 novembre 2019

Chronique : PARLOR SNAKES + NO STRANGE + BOBKAT'65 + TH DA FREAK


PARLOR SNAKES
Disaster Serenades, LP (CD inclus), CD, Digital
Hold On Music Wagram Music
J’ai tellement aimé leur précédent album (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2017/03/chronique-parlor-snakes-devils-fanscene.html que j’étais hyper inquiet quand j’ai reçu celui-ci… Et je l’ai gardé sous le coude pendant plusieurs semaines avant d’oser l’écouter. Cependant j’avais tord de me ronger les sangs. Car dès la 1ère écoute du titre d’ouverture je savais que j’allais une fois encore succomber aux charmes de ce duo mixte et à son Rock vénéneux !
Depuis plus de 2 mois je l’ai énormément écouté. En long, en large et dans les traverses… Mais je me rend compte qu’il est difficile de vous en parler car comme toujours pour les groupes qui ont une vraie forte personnalité il n’est pas aisé de vous décrire leur musique !
Les Parlor Snakes ont trop de class pour les voisins !
Les Parlor Snakes ont trop de class pour ce pays.
Les Parlor Snakes sont tellement intense qu’on les croirait de down under..
Ce type de Rock incandescent est ultra incarné, avec un petit groove soulful, de vraies mélodies Pop, des guitares, de la profondeur et du cœur ça pullule plus souvent chez les australiens que par ici.
Le duo / coupe chanteuse habitée et guitariste torride fonction plein régime, avec une envie de tout cramer sur son passage de vos oreilles à vos terminaisons nerveuses. Tout en faisant preuve de finesse et de délicatesse dans le nœud coulant qui va capturer votre cœur !
[BT]
NO STRANGE
Mutter der erde, LP, Digital
Area Pirata / Psych Out
Parfois (pas toujours, mais parfois) l’histoire derrière la réalisation d’un disque dit beaucoup de son contenu.
Le travail sur cet album à débuter en collaboration avec la chanteuse Jutta Nienhaus (du groupe Psych-Prog italo-allemand des 70’s Analogy) qui est malheureusement décédée prématurément, le titre de cet album en allemand étant un hommage qui lui est rendu. Le travail s’est poursuivit avec la chanteuse Rita Tekeyan, et deux musiciennes issue du monde de la musique classique Simona Colonna et Stefania Priotti, et a intégré également le bassiste et le batteur d’Indianizer (l’excellent groupe Indie Psy italien).
Voici déjà le 5ème album de No Strange depuis leur réactivation en 2011 et force est de constater que l’inspiration est toujours présente. Dopée par de fécondes collaborations qui élargissent leur palette musicale, qui, cependant reste extrêmement cohérente comme le prouve bien l’unicité stylistique des pochettes toutes de la même main, dans le même esprit et tellement illustratives du contenu.
On navigue en pleine extra corporalité, la musique est ici presque irréelle entre Weird Folk proto chants grégoriens, Rock languide, voyages spaciaux-temporels, musique folklorique du fond des âges et des terres reculées, baroque, et Pop planante.
C’est parfois tellement beau que ça vous brûle l’âme !
[BT]
BOBKAT’65
Back off me
Get Hip Rds
J’avoue que j’ai immédiatement craqué sur cet album ! Mais comme j’ai reçu le lien de download très en avance par rapport à sa date de sortie je l’ai ensuite remisé dans les archives pendant plusieurs semaines. Et quand je l’ai ressortit il avait bien maturé en moi ! Le rendant encore meilleur à l’instar des grands crus !
Le label sur lequel ce disque sort, le patronyme du groupe et la pochette sont déjà des indications, des éléments qui se complètent pour donner une première idée de ce à quoi on peut s’attendre dès avant l’écoute ! Cependant la musique ici contenue est bien plus vaste que ce à quoi on pouvait s’attendre. Et même bien plus vaste que ce qu’une première écoute un peu inattentive pourrait faire penser !
Avec leurs indéniables influences Sixties les Bobkat’65 oscillent entre Garage Punk et Indie Pop ! Tirant parfois vers la Blonde Pop du basculement entre les années 80 et les early 90. Quelle bonheur ces voix féminines à la fois sucrées et démontrant également des tempéraments de petites pestes. Le genre que la regrettée Kim Shattuck n’auraient pas reniée !!! Ce genre de compliments croyez moi je ne le dégainerais pas pour n’importe quel groupe !
J’avais déjà craqué gravement sur le 1er album de ce trio espagnol : 2 filles, un gars (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2018/02/chronique-zeros-bobkat-65-turbonegro.html ) et là je suis encore plus gravement intoxiqué ! Ça se hisse au niveau des tous meilleurs disques du genre (Pandoras / The Ultra Bimboos) avec un truc en plus qui les sort de la case purement Garage !
[BT]
TH DA FREAK
Frankenstein, LP, CD, Digital
Howlin’ Banana Rds
Après une année 2018 ultra chargée (2 albums, 2 Eps et un double album de ‘face B’ mis en téléchargement gratuit ici : https://thdafreak.bandcamp.com) voici le jeune homme qui se cache derrière cet alias qui revient avec un nouvel album de très très haut vol !
Si vous avez aimez l’Indie Pop britannique de la fin des 80’s (Wonder Stuff, Teenage Fan Club, Jazz Butcher, early My Bloody Valentine…) vous devriez vous régaler. D’autant plus que tout ceci est mâtiné d’Indie Rock Us des 90’s (Superchunk / Posies / Pavement…). Le haut de gamme en matière d’inspiration !
Et les chansons qui pond ce jeune ‘génie’ en chambre sont extrêmement emballantes, euphorisantes… épatantes !
L’art de la composition, de l’interprétation et du chant semblent s’être abattu sur ce jeune homme qui à le bon goût de ne pas tomber dans le complexe ‘Arty’. Il assume l’évidence de ses mélodies, avec talent, ne salope pas ses CHANSONS pour se donner un genre ! Et il à raison !
Cet album sonne comme un classique du genre. Sûrement parce qu’il l’est !
Foisonnant d’Instant Hit, l’album se déguste de bout en bout et laisse baba devant toutes ses qualités !!!
[BT]
En concert : Jeudi 14 Novembre : TH DA FREAK (Lo-Fi Dream Pop Slacker Rock) + ASHINOA (Cosmic Musik), au Mistral Palace, à Valence
Et :
Vendredi 15 Novembre : TH DA FREAK (Slacker Pop / Indie Psych Garage Pop) + HOORSEES (Sad Garage / Shoegaze), au Sonic, à Lyon

lundi 4 novembre 2019

Chronique : The DARTS + JUJU


The DARTS
I like you but not like that, LP, CD, Digital
Alternative Tentacles
Ah ben que ça fait plaisir de retrouver ces californienne au meilleur de leur forme ! J’avais tellement été en amour avec leur 1er album que j’attendais celui-ci de pied ferme ! Et malgré la malédiction qui pèse souvent sur les 2ème album je ne suis pas déçu !
Les 4 pestes pratiquent toujours un Garage Punk d’obédience Sixties avec orgue… Comme au bon vieux temps du Revival des 80’s… Mais si les Darts avaient excitées à cette époque là elles auraient été dans le peloton de tête ! Et pas uniquement parce que se sont des filles.
Même si cela est un élément déterminant dans l’écoute et l’appréciation de leurs chansons tant les voix y sont prépondérantes ! Et je ne vais pas m’en plaindre !!!
Ce 2ème album est un poil moins direct, et plus complexe que son prédécesseur… sans se renier, virer commercial, ni révolutionner son style les Darts posent quelques jalons supplémentaires dans leur chemin musical. Avec des mid-tempo un peu plus complexe, voir un titre lent, rampant proche du Psych Garage ténébreux…
De quoi donner encore plus d’intérêt à l’écoute de cet album, surtout si comme moi vous n’êtes pas un adepte des LP qui sont tout à fond !
[BT]
En concert : Vendredi 8 Novembre : The DARTS (All girls Garage Punk, Alternative Tentacles, Usa) + The WILD MUSSELS (Punk Rock), aux Abattoirs, à Bourgoin Jallieu (38)
JUJU
Maps and territory, LP, CD, Digital
Fuzz Club Rds
3ème album pour ce projet musical dont le paronyme peut laisser à penser qu’une partie de leur inspiration vient de certaines musiques africaines. Mais cet album est chez Fuzz Club Rds… donc ces influences sont noyées sous des couches d’effets de guitares et d’orgues marécageux.
Cette œuvre conçu par un homme seul qui utilise toutes les possibilités que donnent les studios (et l’aide de quelques ami-e-s). Ce gars est sicilien, donc à la confluence de plusieurs courants très forts (les musiques vernaculaires, celles du pourtour méditerranéen, de l’Afrique toute proche, et manifestement sa ‘culture’ première est le Rock).
Son (excellent) brouet musical peut se qualifier de Psyché Rock.
Mais un Rock qui transcende les influences temporelles (et spatiales donc) se faisant fie des références à des décennies mythifiées (60’s/70’s/90’s… ingurgitées et assimilées!).
Une Pop Music de notre temps Post Post Moderne et mondialisé pour planète toute petite !
[BT]
En concert : Samedi 9 Novembre : JUJU (Shoegaze / Psyché, Fuzz Club Rds, Italie), au Disorder Club, à Saint Etienne

lundi 28 octobre 2019

Chronique : VISION 3D + REAL TEARS + LIGHTNING BOLT + GIANT DWARF


VISION 3D
S/t, LP, Digital
Six Tonnes de Chaire Rds / Belly Button / Wake In Fright
Quand 2ex Marvin Gays & un ex Maria Goretti Quartet se réunissent ça donne un trio franco-belges de ‘vétérans’ qui restent encore jeunes & verts ! Comme leur musique tendue et fraîche !
Musicalement on navigue entre Pop Garage Bricolo / Indie 90 / Punk d’appartement et Art Rock. Sans jamais tombé dans l’ornière branlette de jeunes gens (trop) cultivés.
Le chant féminin, même sur les textes en français est un gros plus. Ça sent encore les frustrations adolescentes. Tant dans les sujets des chansons que dans la ‘musicalité’.
Pour leur 1
er album ils sont allé au Swampland Studio de Toulouse et Monsieur Lo Spider leur à fait un son clair/sec/nerveux bien adapté à leurs ritournelles maladives !
Est-ce qu’on guérit de ses premiers amours déçus ? En tout cas Vision 3D sait comment les oublier le temps de 9 chansons quasiment toutes chantées en français sans que ce soit jamais pathétique ni gênant ! Et ça n’est pas un mince exploit !!!
[BT]
En concert : Jeudi 31 Octobre : VISION 3D (Indie Punk Garage, Belgique) + PINK ROOM (Noise Punk, Belgique), à l’écurie, à Genève
REAL TEARS
Hay fever, LP, Digital
Alien Snatch Rds
C’est toujours avec curiosité que j’écoute les nouveautés venant de cet excellent label berlinois qui fête ses 20 ans d’existence ! Et ils font ça avec brio sortant un gros paquet d’excellents albums depuis le début de l’année (dont un certain nombre ont été chroniqués ici) !
Donc quand arrive ces Real Tears je ne me gratte pas l’occiput, j’écoute direct !
Et immédiatement je tombe sous le charme de leur musique, une Power Pop up tempo hyper enjouée et catchy…. Comme si les Undertones s’adonnaient au Pop Punk sur leur temps libre, ou les Buzzcocks viraient Garage Punk. Les Real Tears partagent avec ces 2 références la capacité à pondre des Pop songs sur vitaminées et hyper accrocheuses, enthousiasmantes et qui font bien bander pour peu qu’on soit fan de mélodies et d’énergies (positives) !
Un rien de Surf par ici, 2 notes de solo Metal par là (mais pas plus, ne surtout pas dépasser la dose prescrite), un poil de Punk 77 et surtout QUE des chansons ultra délectables !
Ça ne réinvente pas la roue, mais ça vous donne du bonheur pendant 21 mn pour 13 chansons : jamais le temps de se lasser !
[BT]
LIGHTNING BOLT
Sonic citadel, 2LP, CD, Digital
Thrill Jockey Rds
Alors que voici le 7ème album du duo de Providence je me demande si j’avais déjà écouté un de leur disque avant ! Probablement pas c’est pour ça que je suis très surpris de ce que j’entends, parce que c’est assez éloigné de ce que j’imaginais être leur musique !
Mais c’est tant mieux ! Il est rare que je sois surpris ces derniers temps (je vieillit, ou j’ai trop d’expérience c’est selon).
Une chose est sûr les titres donnent des indication, et celui de cet album est parfaitement adapté !
Tout comme le ‘chanson’ qui s’appelle « Hüsker Dön’t » ! Donc Lightning Bolt c’est un peu comme Hüsker Dü, un groupe qui joue fort et de façon puissante une sorte de Hardcore qui serait dépouillé de tous ses oripeaux tough guy et/ou politico machin chose, un hardcore qui serait vraiment une musique libre comme l’avaient fantasmés certains éclaireurs (d’avant) la 1ère vague américaine… Un Rock libre Noisy qui se fiche bien des étiquettes, chapelles, hypes, ou de la bien séance musicale !
Lightning Bolt peut nommer un de ces morceau « Van Halen 2049 » et évoquer Anti Cimex musicalement. Lightning Bolt c’est comme un vent de liberté qui dit à tous ceux qui recherchent des des nouvelles sensations musicales non frelaté venez chez nous ! Laissez venir à moi les fans de Black Metal qui en ont marre des clichés et des peintures de guerre, les fans de Japan Noise qui sont gonflé par ces groupes qui reproduisent toujours la même chose, les déçu d’une scène prétendument indus qui confond bruit égotique et musique…
Tu est fan de musique extrême et tu prétend avoir l’esprit aventureux ? Alors confronte toi à cette citadelle sonique et on verra qui est le plus fort !
Définitivement c’est sûr je n’avais jamais écouté Lightning Bolt avant, un groupe qui produit une telle musique ça ne s’oublie pas !
[BT]
GIANT DWARF
S/t, LP, CD, Digital
Sound Effect Records
1er album pour ce quintet de Perth qui est en plein trip Heavy Psyché, qui aime le soleil et l’effet qu’il fait quand il tape fort et longtemps sur les crânes enfumés…
Leur Fuzz Rock est à la fois tripant, épais et mélodieux.
Ils font abondement appel aux voix doublées afin de renforcer l’impact de leurs belles harmonies vocales ! Il y a aussi un vrai travail sur la composition des refrains et les voix utilisées sur ces parties pour en maximiser l’impact ! En contraste avec les plans bien Heavy et le son parfois gras des guitares…
En restant dans un périmètre musical connu Giant Dwarf s’amuse à faire des circonvolutions dans ces chansons qui ont de quoi roborer les fans du genre ! En tout cas moi à chaque fois que je l’écoute je me dis que cet album est une belle merveille qui se révèle un peu plus à chaque fois ! Le groupe s’amuse à coller du sitar et du didgeridoo (oui je sais ça fait peur, mais le traitement du son dessus fait que ça ne sonne pas comme tel) complexifiant ainsi un peu certaines parties instrumentales sans jamais pour autant réduire l’impact de leurs titres !
Du bonheur en boite !
[BT]

vendredi 25 octobre 2019

Chronique : The MIND + HANKY PANKY + CURT BOETTCHER + RISING STEEL


The MIND
Edge of the planet, LP, Digital
Drunken Sailor Rds
Cette très belle pochette, et le fait que cet album sorte sur un label dont j’aime beaucoup le travail m’a rendu très attentif à son contenu dans un 1er temps. Ensuite la musique de The Mind m’a beaucoup intrigué, donc je l’ai réécouté pour tenter de percer son ‘mystère’, ou en tout cas rentrer dedans totalement.
D’autant plus que la voix de la chanteuse est ensorcelante. Et, vient se poser sur une musique aux sonorités et structures intrigantes !
Ils/elle se définissent comme Sci-Fi Post Punk. Et c’est tellement bien vu ! Une vraie note d’intention ! Une feuille de route. Un cahier des charges. Qu’ils respectent de bout en bout ! Avec brio.
Ils/elle ne veulent vraiment pas rentrer dans une case, être confiner dans un tiroir bien confortable et aisément étiquetable c’est vraiment par leur truc alors ils élargissent les mailles de leur pulls pour les rendre plus grands. Mais contrairement à de nombreux kids qui finissent par rendre ça informe, The Mind produit une musique qui fait montre d’une forte personnalité. Très forte !
Car tous ces mélanges et agrégats de sonorités et influences diverses ne se font surtout pas au détriment de la composition qui ne sombre jamais dans la démonstration vaine ou l’attitude I don’t give a fuck trop souvent pratiquée dans une scène qui se pique d’Art.
Art Rock ? Punk bricolo Post Wave arty ? Robotik musik ? Comme pour les pulls on se fiche des étiquettes, seul compte la musique !
En tout cas la voix féminine avec son registre étendu, ces ‘rythmiques’ qui semblent venir des divers endroits de la planète et d’ailleurs dans le cosmos, cette guitare et ces effets electronisants bricolés à l’ancienne produisent un album court et haletant. Tendu et excitant qui n’est jamais meilleur que quand on enchaîne les écoutes !
[BT]
HANKY PANKY
Life is not a fairy tale, LP, CD, Digital
Pop Sister
Si à la première écoute cet album peut paraître classique, un peu vieillot même, dès la 2ème votre état d’esprit changera car les chansons entreront dans votre caboche vitesse grand V.
J’aime beaucoup la pochette de ce 1er album des nantais de Hanky Panky, son petit côté pastel correspond bien au contenu : une sorte de croisement entre un Rock Garage indolent et une Power Pop mélancolique.
Les tempos mediums sont presque alanguis et l’orgue apporte un mood joliment nostalgique.
La belle et chaude voix féminine donne de belles vibrations soulful à chaque chanson !
Voici un album totalement dans la lignée frenchy but chic !
En plus ils/elle savent ne pas rester bloqués sur mood unique et mettre un petit coup de boost fort bien vu quand il le faut !
Légerté, élégance, style : la vraie class quoi !
Un album qui s’insert parfaitement dans l’esthétique que semble vouloir doucement développer leur label Pop Sister, qui à parfaitement choisit son patronyme. Et qui sait sélectionner d’excellents groupes capables de s’additionner à l’ensemble pour constituer un vrai catalogue délectable !
[BT]
CURT BOETTCHER & FRIENDS
Looking for the sun, LP, CD, Digital
High Moon Rds
Ce que j’aime bien avec ce genre de compilation liée au travail d’un ‘producteur’ sorcier du son / compositeur / arrangeur… c’est que je découvre systématiquement des perles dont je n’avais jamais entendu parler !
21 chansons qui se concentre, non pas sur le travail d’interprété de Curt Boettcher, mais uniquement sur son travail derrière les chansons et la console. 18 sont réunie pour la première fois sur un LP.
Ces œuvrettes ont été faite sous la houlette de ce ‘gourou’ de la Sunshine Pop. Et comme c’est un style qui en général me met en joie (ce qui est, bien évidement, l’effet recherché sur l’auditeur) j’avoue que je m’éclate bien à écouter ce disque !
C’est assez éclectique, avec notamment pas mal d’alternance entre les voix féminines et masculines, pour éviter l’effet lassant que l’écoute de 21 chansons les unes derrières les autres pourrait produire.
J’imagine bien que pour certaines personnes une telle compilation constitue une grosse attente ! Pour moi elle est une superbe découverte, une mine d’or de moments délectables, et une piste d’exploration supplémentaire dans la quête de sonorités qui ravissent mes oreilles !
Vous me direz l’histoire c’est bien mais c’est surtout de la musique qu’on achète avec un disque ! C’est pas faux ! Et là, quelle belle collection de pépites.
Pas forcément les ‘œuvres’ ni les interprètes les plus connu mais pour ceux qui sont sensibles à cette Sunshine Pop voilà de quoi se réchauffer tout l’hiver et plus ! Avec une tonalité assez souvent grave et mélancolique, ces belles chansons délicatement composée, précieusement mise en son et interprétées avec grâce nettoient les oreilles des tombereaux d’immondices auxquelles elles sont contraintes trop souvent.
[BT]
RISING STEEL
Return of the warlord, CD, Digital
Mighty Music
Comme j’avais été très impressionné par leur 1er mini album je me suis précipité au Metallian Store pour acheter ce premier album le jour de sa sortie officielle. Grand bien m’en a pris !!!
J’espérai beaucoup de ce disque, et il est au final encore meilleur qu’attendu !
Le truc avec le True Heavy Metal c’est que ce style ne supporte pas l’a peu près (sous peine de sombrer dans le ridicule)… et dès les 1ères impressions il est évident que Rising Steel a fait un grand bond en avant !
La pochette est top, bien dense et sombre.
La prod’ et le son sont énorme (mais ne tombe jamais dans les tics du sur-gonflage), la cohésion du groupe impressionnante. Mais surtout les compos sont parfaites dans le genre. C’est-à-dire : pour vous mettre une grande claque dans la gueule !
Avec tous les ingrédients qui nous ont fait aimer le Heavy Metal des années 80 et qui nous font vibrer encore maintenant : une rythmique précise et plombée, des riffs, des riffs, des riffs, et des soli ciselés totalement intégrés dans chaque titre.
Et puis surtout un chanteur qui maîtrise son art.
Le pied total !
Le défi était de se montrer à la hauteur des maîtres du genre (passé et présent) Rising Steel le relève avec class et cet album vous secoue les oreilles jusqu’au headbanging final !
[BT]
P.S. : Rising Steele vient d’achever le mastering de son 2ème album qu’on attend avec impatience pour le printemps 2020 !!!
En concert : Mardi 29 Octobre : ANNIHILATOR (légendes du Thrash Metal, Canada) + ARCHER NATION (Heavy Metal, Usa) + RISING STEEL (True Heavy Metal), à l’Illyade, à Seyssinet -Pariset (38)