mercredi 22 juin 2011

playlist émission du 22 MAI 2011

Play List VOIX DE GARAGE n°173
Wednesday 22th of June 2011
20H30 - 21H30
PODCAST :



Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France


LOS EXPLOSIVOS               ‘Voy corriendo’            (CD, Sonidos rocanrol!!!, GET HIP Rds)

GHOST HIGHWAY              ‘Going up the country’            (from myspace)

BRIAN SETZER                      ‘Rock this town’          (promo pack)

SPELLBOUND                       ‘Black 47’                  (CD, Stir it up, DRUNKABILLY Rds)

The BABOONS                     ‘Nasty girls’                 (CD, Black scratch,DRUNKABILLY Rds)     
TELSTAR SOUND DRONE    ‘Mirror pieces’         (CD promo, BAD AFRO Rds)

ANGEL FACE         ’12 ½ ’              (2EP, SALTED CITY Rds)

The HYDROMATICS  'Streets of Amsterdam'  (CD, The earth is shaking, SUBURBAN Rds)

The VIKINGS  'Tonight'  (LP, Go Beserker, ROTO Rds)

The BEAU BRUMMELS  'Painter of women'  (CD, Triangle, COLLECTOR's CHOICE Music)

The UNTAMED YOUTH  'Supercharged steamroller'  (LP, More gone gassers from..., NORTON Rds)

The HELLBOYS  'Mutant love'  (CD, Mutant Love, BONUS TRACK Rds)

The VIPERS  'Now I remember'  (LP, Outta the nest, LOLITA Rds)

FLIPSONG  'Jenny's got a girlfriend'  (CD, Real cool pop, REVANCHES Rds)


Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France

lundi 20 juin 2011

Chroniques:Mr Bonz One Man Band+Spellbound+OXP+biographie Phil Spector

Mr BONZ One Man Band
Wreck on the highway
CD Bamboo Records
LP à venir
Superbe pochette ! Ce dessin doit être parfait sur la version 33tours, une modernisation de la tradition mexicaine revue 50’s Custom Car.
Son : clair et puissant. Peu de disto. L’instru qui ouvre l’album est terrible, et, l’enchaînement avec la première chanson vous met à genoux. Un début sur les chapeaux de roue qui dispose bien pour la suite.
One Man Band comme écrit dessus, tendance ligne claire avec pas mal de Diddley Beat et de primitiv’ 50’s R’n’R. L’impression de linéarité de la 1ère écoute s’estompe vite avec les repassages. Même si l’utilisation systématique du tambourin en percussion peut être un poil lassant. Mais ça n’est pas présent sur toutes les chansons. Ce 2ème album de Mr Bonze fait partit de ces petits bonheurs que le ROCK est capable de nous apporter. Pour sortir affronter la réalité y a pas mieux. 12 titres, 3 reprises. Ça Shake & ça Roll comme il faut sur 29 mn et c’est très bien ainsi !


MICK BROWN
Phil Spector le mur de son
699 pages, 23 euros, Editions Sonatine
Mick Brown fut celui qui décrocha une interview de Phil Spector alors qu’il n’en n’avait plus accordé depuis 25 ans, 36 heures après la publication de cet entretien on retrouvait Lana Clarkson morte au domicile de Spector. Remué par cette concomitance, et sûrement aiguillonné par son éditeur qui flairait la bonne grosse affaire Mick Brown se lance dans la biographie du génial et malade producteur. Le premier chapitre sur l’arrivée à New York des grands parents et la sociologie de bazar qui y est associé est une vraie ‘Pain in the ass’. Mais heureusement la suite et bien supérieure. Il faut dire que le sujet et fascinant ; Surtout pendant sa période de suractivités. Mais Mick Brown réussit l’exploit de rendre très intéressante la relation de la très longue période d’inactivités de Spector. On fini par quasi 100 pages à propos du procès sur lesquelles j’ai fais l’impasse. Ça se lit assez agréablement, on apprend 2 ou 3 trucs assez intéressants, et ça s’oublie aussi vite. Un bon sujet ne faisant pas forcément un bon livre.

JOËL HOUSSIN
Le temps du Twist
J’Ai Lu SF
Si vous aimé les romans sur le thème de l’uchronie, soit les ‘What if’ genre que se serait-il passé si Hitler était resté peintre, vous pourriez être intéressé par celui-ci. Bien que se ne soit pas vraiment un roman uchronique… le problème étant que je ne peux pas trop vous en raconter sinon ça vous ferait perdre une partie du plaisir de la découverte. Au départ du roman nous sommes dans un futur assez proche où pour lutter contre un virus qui transforme les humains en zombie il faut être ivre en permanence. Un groupe d’ados se réunit dans une cave tous les soirs pour faire et rêver de faire ce que tous les ados de tous temps ont voulut…
Sinon je vous répéterais ce qu’on m’a dit pour présenté ce livre « c’est l’histoire d’un fan de Led Zeppelin dans un monde où ce groupe n’existe pas »… intrigant non ? Ce roman est très réussit, et bien maîtrisé (j’ai été un peu dubitatif sur le délire Hard science/cyberpunk qui se trouve quasi à la fin, mais le reste est au poil).
Si vous aimez les littératures de l’imaginaire et que vous êtes capable de vous laisser embarquer par une histoire et des personnages intéressants (dont un loup garou) alors vous allez passer un BON moment. Et en plus ça redonne envie d’écouter Led Zeppelin.
Ce livre m’a été prêté par un ami, qui le tenait lui-même d’un ami qu’ils soient ici remerciés. Et moi je continu cette chaîne de l’amitié !


SPELLBOUND
Stir it Up
LP ou CD (avec bonus DVD), Drunkabilly Records
‘tain les vieux ont la peau dure ! Fondé en Irlande en 86 Spellbound sort un nouvel album qui, comme sa pochette le montre subtilement, fait dans le syncrétisme : Néo rockab’, Surf, Psycho, un rien de Metal (non non, ne fuyez pas, c’est juste un peu, presque rien), et pas mal de trucs entre cabaret zombie à la Tom Waits et bande originale pour un film de Tim Burton. Le son est très moderne et clean, un rien trop pour mon goût, mais c’est le défaut que je trouve à 95% de se qui sort et qui est fabriqué pour être écouté sur un Ipod Lidl (courtesy of Karine Degoue).
Tout cela est joliment fait, la contre basse slap que quand il faut, les chœurs soutiennent la bonne voix du chanteur, les tempos changent même si on reste sur un rythme assez soutenu… Les arrangements sont riches, parfois même luxuriants. Plus ambitieux que du simple Rockabilly, plus varié que du Psycho… un album aux confluences qui fera sûrement grincer des dents les puristes, mais moi ça me ravit !


OXP
Save those flames
CD, Autoproduction
Forcément une pochette aussi laide et mal conçue (alors que le logo du groupe est très réussit) oriente les premières minutes d’écoute vers quelque chose emprunt d’amateurisme. Or il n’en est rien. Et finalement en étant vilaine cette pochette on s’en souvient. Ce jeune power trio nous plonge en plein trip 70’s sans sombrer dans le revivalisme actuel, grâce à une production pure et sèche qui rappel des trucs des grandes années 90 revisités 2011. Pour aimer OXP il serait bon que vous ne soyez pas allergique à Grand Funk Railroad car sans chercher à leur ressembler (qui le peut ?) OXP ressuscite cet esprit là. Sans sombrer dans le côté big jam stérile souvent de mise dans ces temps là (et remis au goût du jour par le Post / Mat Rock). Parfois on les sent proche des Melvins dans le côté petit mais costaud, et aussi d’une certaine scène Desert Rock. Bref du tout bon servit sur ce 4 titres (assez longs mais jamais trop) et plutôt jubilatoires pour une mise en bouche.

Bertrand Tappaz

mardi 14 juin 2011

Chroniques:Owun+Wendy James+Cortona+Hollywood Sinners+Up The Zine n°9+I Hate People n°5

OWUN
Le fantôme de Gustave
CD, Autoproduction
Premier contact : la pochette qui bien que très sobre prépare au voyage onirique qu’est, en partie, ce nouvel album d’Owun.
Leur retour sur scène l’année dernière était très impressionnant. Sans doute supérieur à ce qu’ils faisaient, déjà très bien, il y a 15 ans. Donc ça laissait espérer au moins d’un bon album. Mais pas à ce point là !
Deuxième contact : le son. Très puissant. Clair. Compact. Respirant aussi. Impressionnant surtout !
Dans les 90’s Owun jouait de la Noise à sa façon. Dans les années 10 ils amènent le style vers une nouvelle direction.
Avec un formidable travail sur la captation de la vibration du son, sur la résonance des guitares. Mais sans verser dans le drone pour autant. La voix couverte d’effets semble se diluer dans les guitares, et c’est bon. On peut retrouver de façon très parcimonieuse du Neo Kraut. Un peu de polyrythmie. Et parfois, du stop & go. Désormais qualifier la musique d’Owun est devenu un vrai challenge. Elle se déguste juste à plein volume ou au casque afin d’être entouré, enfermé dans tous ces sons.
Se plaçant sur un segment long qui va de Psychic Paramount à Meshuggah (sans le côté Metal) Owun à trouvé SA place, avec cette œuvre unique. Sombre. Riche. Profonde. Et, belle.


CORTONA
The beat is billing
EP, Casbah Records
J’aime beaucoup le premier album des Cortona qui était le très frais croisement de Punk 77, de Hc Melodik (très peu), de ce qu’il faut de Power Pop énervé, et, de Garage Punk barbelé à la New Bomb Turks. Depuis ce qu’ils ont enregistré était bien, mais il y manquait un petit truc. Pour ce nouveau EP 4 titres vinyle ils ont retrouvé le feu sacré, le peps, la brillance et l’excitation. 4 chansons 4 brûlots précis et acérés. Le premier titre fait penser à ce que Gee Strings a fait de meilleur. Le chant est excellent, décomplexé et entraîne tout derrière lui. Si vous trouvez que les Stitches sont devenu chiant jetez vous sur Cortona ! Pour sa première sortie le label Casbah Records (émanation de l’émission diffusée sur plusieurs radios en Rhône-Alpes) a eu le nez creux ! Quatre grandes chansons sur un EP on ne peut pas espérer mieux !

WENDY JAMES
I came here to blow your minds
LP ou CD, Cobraside Records
Attention le titre de cet album peut se comprendre de plusieurs façons. Et il reflète bien ce qu’il contient. Car voici un album riche, varié, excitant, frais, magnifiquement composé, subtilement interprété, remplit de super chansons, mais qui garde une vraie unité.
Bien sûr Wendy James portera toujours pour le moins ouvert d’esprit l’étiquette d’ex Transvision Vamp. Mais ces mal embouchés passeront à côté d’un très BON album, mais il est tellement plus hype de se branler sur ces groupes ennuyeux Post Indie Neo Math…
Ce disque oscille entre feel good music et mélancolie. Il est remplit d’histoire de fille qui embrasse des garçons, de garçon qui n’ose pas embrasser une fille. De mec qui part et de fille qui reste. D’amour et de solitude. D’addictions, d’errance… Enfin de ce que mon médiocre anglais me permet de comprendre et après une lecture assez rapide de l’insert… mais ça transparaît surtout dans l’émotion de la voix magnifiquement mise en valeur par le mixage, positionnée idéale légèrement en avant de l’accompagnement sans toute fois totalement en émerger !
Entre Pop classique tirant vers le grand publique mais sans être putassière, et une certaine idée de l’Indie avec une petite tendance à la fantasmagorisation américaine. Les compositions toutes signées par Wendy James (qui réussit de relever le défit de brillamment succéder à Elvis Costello qui avait écrit sont premier album, rien que ça !) sont varié mais sans fuser dans tous les sens. Des chansons qui restent en vous longtemps et qu’on chantonnent au bureau ou qu’on sifflote au volant ou en faisant la cuisine.
J’aimais les Transvision Vamp. J’ai aimé sont premier album solo. J’adore celui-ci, Wendy James arrive enfin à réaliser l’album totalement réussit qu’on savait être en elle.


HOLLYWOOD SINNERS
Disastro garantito
LP, ou CD, Dirty Water Records
Musicalement, et aussi à cause des 4 titres en espagnol on pense au Dr. Explosion ce qui doit pas mal les gaver… Le tout joué souvent assez vite, mais sans virer dans le fast core. Ici c’est bien du Garage Punk sautillant qui doit un peu au early Swingin’ Neckbreakers, à quelques groupes des 60’s pour les belles harmonies vocales, et parfois à certain trucs Punk Rock première vague, notamment au niveau du son de la basse.
Donc ça chante principalement en anglais sans accent rédhibitoire, mais c’est en espagnol qu’ils sont logiquement le plus à l’aise. Ça amène une variété bien venue à l’album, car chaque langue a sa propre dynamique et utilise des fréquences différentes ce qui change le devenir d’une chanson. Ces titres en espagnol sont plus relâchées et moins dans la stricte obédience. 12 morceaux qui passent comme une lettre à la poste, peut être trop même. Super bien fait sans aucun doute et même truffé de trucs parfaits (les Papa Ou Mama sur la dernière chanson par exemple), mais ça n’en fait pas un disque inoubliable. Même s’il ne faut pas bouder son plaisir, celui d’une bonne giclée de R’n’R qui se bonifie gentiment avec les écoutes.


UP THE ZINE N°9
Ce fanzine qui ne parle que de fanzines. J’ai dévoré ce numéro en quelques heures tellement c’est bien. De très bonnes interviews avec beaucoup de questions, bien fouillées et la plupart des gens qui font un fanzine ont plein de choses à raconter (car si c’est plus fastidieux et moins glorifiant qu’être dans un groupe, se sont vraiment des passionnés qui s’y collent). Faire un zine nécessite de coordonner tellement de trucs : maquette, impression, distribution… en plus de l’écriture que ça met à la confluence et développe une réflexion plus vaste que celle que produit seulement l’égo d’un musicien. On trouve reproduit des extraits des zines pour illustrer les propos de leur ‘rédacteur’. Up The Zine : parfait pour rester en contact avec l’abondante production grâce à 42 longues chroniques ayant un vrai point de vu. Ce qui permet de faire ses courses en connaissance de cause ! Les fanzines sont un des éléments fondamentaux d’une scène et Up The Zine est un très très bon fanzine. 2,5 euros port compris

I HATE PEOPLE N°5
64 p A4 ultra remplies avec passion, intelligence. Un sommaire formidable :  le plus gros morceau c’est sur les Big Boys (du Texas de la 1ère vague HC qui mélangeait Punk & Funk bien avant tout le monde, avec Tim Kerr à la guitare et Randy ‘Biscuit’ au chant, je ne les connaissais pas ça m’a donné envie de découvrir). Et aussi de très longues, et très fouillées interviews de l’écrivain anglais John King (dont on ne peut que regretter la fin des traductions en français des ses livres après les monstrueusement bons : La Meute, Football Factory, Human Punk), le boss de Boss Tuneage revient sur les 20 ans du label qui sort des disques entre Hc brutal et Pop Punk (Exit Condition, Stupids, Midway Still, Hard-Ons…), et le directeur de 13eme Note éditions (Dan Fante, Tommy Trantino, Jerry Stahl…). Pour le Rock interview: The Irradiates (Surf), Hellbats (partit du Psycho pour arrivé à un Rock lourd, sombre, et, très bon), plus les fantastiques  Dead Pop Club avec leur Power Pop modernisée. http://alerte-humain.blogspot.com/
Le fanzine I Hate People (cf chroniques) à son complément radio grâce à une émission sur Tropiques FM à Bourg en Bresse les samedis de 13 à 14h : interviews, agenda, report, chroniques : R’n’R, Power Pop, Punk, Noise, Hc, Soul, Country…

lundi 6 juin 2011

Chroniques : Bellrays, Big Dez, Holy Curse, Thee Oops, Todd Rickson Club, Wigsville Spliffs

BELLRAYS
Black lightning
LP, ou CD, Fargo Records

Quand on s’appel les Bellrays et qu’on sort un album comme celui-ci on est sûr de se faire clouer sur une porte de grange par les auto proclamé défenseurs du bon goût.
Sur ce nouvel, et JUBILATOIRE album les Bellrays changent de file sur la route du gros Rock à l’américaine pour se coller aux early Black Crowes, ou aux Supersuckers quand ils sont en forme. Mettant presque entre parenthèse le Detroit Sound (au moment où on subit une nouvelle tournée des Stooges et de la 45ème formule du MC5, je ne m’en plaindrai pas).
Alors maintenant c’est à toi de choisir ton camp : ou tu reste avec les ayatollahs qui se sont fait une religion sur ce ‘Black lightning’ après une brève écoute (pourtant c’est un brillant nom pour un album des Bellrays, non ?) ; ou tu t’assume comme un vrai fan de Rock à la con, qui à juste envie de super chansons qui donnent la pèche, font secouer le sac à poussière devant la glace, en braillant les refrains comme un veau le pied sur le retour. Oui le Rock est une musique physique. Oui le Rock est une musique qui donne de la joie. Oui le nouvel album des Bellrays est un album de ROCK.
30 mn, 10 titres, comme une bonne baffe aux Indie grincheux qui n’ont jamais exultés sur AC/DC en se prenant pour Marc Bolan. Avec deux chansons Soul-full pour reposer un peu la machine et mieux la relancer.
Et sur scène… cette fois c’était encore meilleur que la fois précédente, qui était meilleure que la fois précédente, qui était…


BIG DEZ
Lazy star
CD, Soul Bag Records - Mosaic Music

Passez l’hideuse pochette je me suis dis : tiens ça se fait encore ce genre de Blues / R&B vraiment à l’ancienne ! Et heureusement dans ce genre qui ne support pas l’à peu près et la médiocrité les Big Dez le font super bien.
L’un des guitaristes à un jeu et un son qui rappellent BB King, ajoutez à ça l’orgue et l’harmonica judicieusement distillés. Et un chanteur qui a une bonne voix bluesy, et qui sait ne pas en faire trop, pour servir idéalement les onze compositions (hé oui pas de reprises, dans ce genre très balisé il faut le noter) de cet album, certes classique, mais bien juteux. On navigue en terrain connu, mais Big Dez y est comme un poisson dans l’eau ! Et entre une dose de Drone et une de Sludge, ça nettoye les oreilles avec style.


The HOLY CURSE
Take it as it comes
12’’ ou CD, Turborock Records
6 nouveaux titres pour finir l’histoire des Holy Curse débuté au milieu des années 90.
Et quel enterrement !
De première classe.
En attendant la tournée d’adieux.
6 chansons, surtout des mid-tempo mélancoliques, comme si ils sentaient déjà la fin en enregistrant… Toujours est-il qu’on se retrouve avec un ensemble posé, et presque calme (enfin la tempête est sous jacente, et parfois elle explose).
Les Holy Curse auront sortit peu de disques durant leur longue aventure, et jamais ils ne l’auront fait à mauvais escient. Une fois encore voici une grande œuvre. Qui fonctionne dès la première fois, et s’épanouie, car chaque passage permet d’y trouver des choses nouvelles.
La production signée Rob Younger fait sonner tout ça différemment des standards actuels, et putain ça fait du bien ! Et puis il trouve le juste équilibre entre la basse et la guitare. Pose la batterie idéalement. Le tout pour servir d’écrin à la voix merveilleusement unique d’Eric, qui là, s’est encore bonifié.
Pour ceux qui n’ont jamais écouté les Holy Curse, commencer par la fin n’est donc pas un mauvais choix et se ‘Take it as it comes’ est juste la merveille que j’espérai !
Avec se style qui n’appartient qu’à eux : du High Energy R’n’R avec un groove rampant et posé, croisement entre les Screaming Tribesmen, New Christs, Died Pretty, des trucs bruyants aussi, et avec cette touch of class que seuls quelques groupes français ont eux (Dogs, Batmen).
Bref une fin en beauté. Mais qui rend triste, même si certains ont déjà embrayés sur d’autres aventures musicales… On fera une dernière fois la fête avec eux :

Thee OOPS
Taste of Zimbabwe
LP ou CD, Slovenly Records

Dans les 90’s Thee Oops auraient été chez Crypt Rds tant ils réveillent les fantômes des Devil Dogs, Teengenerate, Lazy Cowgirls, et du premier New Bomb Turks, ou alors chez Rip Off Rds (enfin, avec une prod’ actuelle : rugueuse mais pas lo-fi). Et il semble bien qu’ils soient aussi fan des Dwarves. 18 titres ultra courts (de 41 secondes à 1mn29), percutants, rapides (forcément, mais c’est jamais la cavalcade), chanté, hurlé parfois, mais avec toujours un bout de mélodie (notamment vocale) auquel se raccrocher. Il y a même une chanson quasi Power Pop. Un ou deux moments moins intéressants mais qui donc, ne durent pas longtemps. La face B est un poil plus énervée, mais pas moins agréable, si on n’est pas réfractaire à une certaine tendance Hc. Normalement ça n’est pas mon kif mais Thee Oops savent régaler.


TODD RICKSON CLUB
Keep a knockin’
EP, Autoproduction

J’aime bien ce Ep mais je suis emmerdé pour vous en parler parce que je ne peux pas vous donner le nom d’autres groups qui vous permettraient de situer immédiatement la musique des Todd Rickson Club, ce qui est assez rare pour être signalé.
Imaginez les Boys ou les Undertones joués de façon sautillante avec une petite touche High Energy R’n’R, mais sans le côté heavy ; Plutôt avec un son de gratte assez ‘grumeleux’ (ce qui s’avère être un compliment) et direct. Le chanteur n’est pas le meilleur du monde, mais il est là parfaitement à son affaire. Et surtout il n’essaye pas d’imiter qui que se soit. Et leurs petites ritournelles se collent aux neurones.
Les Todd Rickson Club ne se rangent pas dans une seule case, ce qui pour moi est un avantage, pas sûr que dans cette période se soit réellement un plus pour leur devenir. Mais qu’importe ce qui compte c’est ce que font vos genoux sur leurs musique. Les miens ils gigotent ! En plus il y a 7 titres sur ce Ep, pour comprendre de quoi il retourne !


WIGSVILLE SPLIFFS
Fat 41
CD, Drunkabilly Records

En écoutant la première chanson de l’album je me suis dis : classique mais bon début. Puis les deux suivantes : ouai trop classique, quel intérêt ? Puis il y a l’excellent enchaînement des titres 4, 5 et 6 et là c’est clairement : bon, bon oui très bon ! Avec les Wigsville Spliffs on revient au temps béni (pour certains) où les britons dominaient le Néo Rockabilly, la première moitié des années 80, quoi, quand le groupe était un des habitués du Foot Klub.
La production est un rien clean comme ça se fait maintenant. L’album qui ne contient qu’une reprise, de Lieber & Stroller (des gens de goûts ces Wigsville Spliffs) propose surtout une bonne moitié de super moments et le trio sait y faire, aussi bien en matière de composition que d’interprétation. Bref même pour moi qui ne suis pas un puriste, ni un gros accros du genre, mais j’avoue que je succombe bien agréablement au charme suranné, mais pas trop, de cet album.

lundi 23 mai 2011

Chroniques : Juanitos live + zine + Mars eds Sky + Shoot The Dog + Wino + OK

The JUANITOS, vendredi 20 mai, La Bobine, Grenoble

Il y a toujours une question que je me pose quand un groupe comme celui-là remonte sur scène après une période assez longue d’inactivité : pourquoi ?

Et la réponse est : pour donner le meilleur concert des 6 derniers mois !

Et pourtant les Love Boats, Bellrays et Movie Star Junkies (et dans un genre totalement différent Johan Asherton) avaient mis la barre très très très très haute...

Vous vous rappelez du concert où vous avez le plus dansé ? Et bien portez ça au carré !!!

Je suis rentré trempé comme jamais, et avec un sourire béat sur le visage. Un concert qui va me porter pendant un long moment.

De la même façon que les Batmen pour leur retour, les Juanitos ont l’air de prendre un grand plaisir à être là, et le public prend un pied terrible !

Le public justement, est plutôt composé d’adultes, qui venu pour faire la fête, des vrais gens qui on vrai boulot et une vie normale. Ce qui me change agréablement du public Indie assis sur son balai et ayant trop de questions  à se poser sur son attitude pour rapprocher ses deux mains et applaudir. Là les gens qui on payé leur billet on dansé du début à la fin. Et ça fait plaisir de voir une salle onduler et chavirer pendant 1h45. Qui plus est à Grenoble.

Les Juanitos jouent une sorte de Best Of de toutes leur périodes : Boogaloo / Surf / Mambo / Ska / Garage / Funk / Soul / Eoxtica. Ça bouge et sa secoue des pieds à la tête ! Et ça donne la banane d’une force terrible…

Une libération.

Une exultation.

Voilà ils vont continuer à faire des concerts de ci de là. Franchement je vais être gentil avec vous et je vais vous en prescrire une bonne tranche !!!

http://www.juanitos.net  

et pour ceux qui veulent écouter pour découvrir ou se faire une idée de leur ‘dernière’ période : https://www.jamendo.com/artist/5261/juanitos


I HATE PEOPLE

n°5

Fanzine

64 pages format A4 ultra remplies avec passion, intelligence et un sommaire formidable :  le plus gros morceaux du zine c’est sur les Big Boys (groupe du Texas de la 1ère vague HC qui mélangeait Punk & Funk bien bien avant tout le monde, avec Tim Kerr à la guitare et Randy ‘Biscuit’ au chant, je ne les connaissais pas mais ça m’a donné très envie de découvrir).

Et aussi de longues et très intéressantes  interviews de l’écrivain anglais John King (dont on ne peut que regretter la fin des traductions en français des ses livres après les monstrueusement bons ; La Meute, Football Factory, Aux Couleurs de l’Angleterre, et Human Punk), le boss de Boss Tuneage revient sur les 20 ans du label qui sort des disques entre Hc brutal et Pop Punk (Exit Condition, Stupids, Big Drill Car, Midway Still, Hard-Ons…), et le directeur de 13eme Note éditions (Dan Fante, Tommy Trantino, Jerry Stahl…). En matière de Rock interview de : The Irradiates (Surf), Hellbats (partit du Psycho pour arrivé à un Rock lourd, sombre, et, très bon), plus les fantastiques  Dead Pop Club avec leur Power Pop modernisée.

http://alerte-humain.blogspot.com/

Il anime une émission sur Tropiques FM à Bourg en Bresse les samedis de 13 à 14h : interviews, agenda, report, chroniques : R’n’R, Power Pop, Punk, Noise, Hc, Soul, Country…

Podcast ici : http://www.tropiquesfm.org/36-i-hate-people

MARS RED SKY

S/T, LP, CD, Digital

CD, Emergence Records - Discograph

Monté comme un side project pour se faire plaisir, Mars Red Sky en donne aussi beaucoup. Surtout si vous aimez le Stoner avec la touche éthérée que certains groupes des 70’s pouvaient atteindre, mais sans le côté prétentieux ou planant chiant, ni solo à rallonge.

Et aussi, il y a cette voix irréelle qui surplombe l’ensemble, sans être mise outrageusement en avant, car la part belle est faites à de longues plages instrumentales. Comme je ne connais pas Calc (enfin si j’ai bien dû en entendre 3 titres), je ne peux pas vous dire si le chant change par rapport à son groupe ‘principale’. Je sais juste que ça donne une coloration unique à ces très bons riff (ben c’est du Stoner on n’y échappe pas). Cette rare tessiture presque évanescente se marie superbement au gras grain des guitares.

Ça peut sembler très classique, au sein d’un style lui-même assez balisé. Mais si vous vous penchez réellement dessus vous découvrirez chez Mars Red Sky ce truc qui les sort largement du lot.

Mars Red Sky le croisement idéal entre l’efficacité de Fu Manchu et le néo psyché puissant à la Black Angels/Warlocks, en prime ils ont une déjà une grosse personnalité. Et en plus ils tournent.

https://marsredsky.bandcamp.com/album/mars-red-sky-debut-album

http://www.emergence-music.com

OK

1er Ep, CD

Carton Records

Je ne suis pas versé dans les Ep que je trouve toujours frustrassieusement trop courts, mais peut-être que là c’est la distance idéale pour ce genre de formule, quelque part entre le minimalisme dû à la formation (2 batterie une guitare et des voix) et le côté un peu Indie bricolo. Sur la longueur la fraîcheur et l’excitation aurait possiblement disparue.

Car après écoutes j’ai envie de dire : whaooooo ! Tout de suite je suis tombé sous le charme de la voix dès la chanson inaugurale qui est une sorte de folk, ni anti, ni tradi.

Pop + Indie Rock qui doit plus aux 90’s (façon Chokebore /Girls againt Boys) qu’à se qui se pratique aujourd’hui, sans pour autant en ignorer les enseignements.

Les gars ont un lourd cv et donc savent y faire, mais c’est très frais. Avec des structures justes tarabiscotées comme il faut. Le chant fait beaucoup pour la qualité de l’ensemble. Apportant à la mélodie de la chanson. Ou pas.
Avec 2 batteries et une guitare la structuration rythmique est importante dans la musique de OK, mais jamais envahissante, et, grâce à des arrangements simples les chansons sont fascinantes.

http://www.cartoncartoncarton.com/enter.html

https://cartonrecords.bandcamp.com/album/ep-1-4

Jeudi 7 Juillet : Knalpot  (Rock Indescriptible, Pays Bas) + OK (Indie Rock Pop) + Bongo 808 (Electronique), au festival Experience(s), au Perriscope, à Lyon

http://www.periscope-lyon.com

periscope.lyon@gmail.com

http://www.myspace.com/knalpot

http://www.arnaudlapret.com/al/bongo808.html

SHOOT THE DOG

Join us!, LP (CD inclus)

Dead Dog Records

Superbe vinyle blanc avec insert couleur (+ le CD) pour ce power trio de Saint Etienne, formé d’ex Dikheads, Perfect Cousins, Hunchbacks… il y a un savoir faire qui s’entend ! Le bassiste tricote, et, est bien servit dans le mix (un énorme plusà mon avis) il fait la paire avec le batteur. La guitare est sobre mais idéale pour jouer ce style : un Street Punk entre tradition anglaise (Blitz, Cock Sparrer…) et modernité américaine (Rancid) ou suédoise. Un son clair et pêchu (un rien plus abrasif aurait été en meilleure adéquation avec mes attentes dans le genre) au service de titres forcément courts, mais qui ne bastonnent pas à tout va. Supra efficace, avec chœurs à chanter en concerts. En plus Shoot The Dog ne reste pas bloqué sur les ‘clichés’ du genre (même si ils jouent beaucoup avec), et sur un titre comme ‘Fuck you Tim Warren’ ils paient même leur tribut au 1er New Bomb Turks. Bref : du tout bon !

https://shootthedogs.bandcamp.com/album/join-us

WINO

Adrift, CD, LP 

Exile On Maintream Records / Volcom Entertainment

Sur  l’excellent album de 2009 (son 1er en solo après plus de 35 ans de carrière /au sein de : The Obsessed, St Vitus, Spirit Caravan, Second Hand, Place of Skulls, Shrinebuilder) où le gars Wino rappelait qu’en matière de Doom / Stoner il était encore et toujours un des meilleur. Un disque dont je m’étais repu avec délice. J’attendais donc la même chose de ‘Adrift’.
Sauf que là on se retrouve avec un vrai album solo : quasi acoustique et fait presque seul. Donc les premières écoutes j’étais désarçonné. Mais en même temps intéressé.

Moi normalement le folk et l’acoustique ce n’est pas ma tasse de thé (à part 2 artistes du genre que j’aime obsessionnellement). Mais les putains de chansons de cet album finissent par manger le cerveau. Et surtout ce disque entre deux chaises fascine par son inclassabilité.

Folk oui, mais avec quand même une touche Doom, mais pas Metal, malgré les solo parfois épiques, frappés, perdus, qui par moments font penser à ceux du  maître Mark Selton. Beaucoup de Rock aussi là dedans, avec une grosse économie de moyens ! C’est très pro et propre, mais le son respire comme enregistré sur le porche de sa maison, mais sans relents marécageux ou evil.

Et donc cet album est EXCELLENT : par sa capacité à ne pas se trouver où on l’attend (les instrumentaux sont spatiaux, la musique vaste et généreuse, comme sur le ‘III’ de Led Zep mais revu et tellement corrigé par un maître de notre temps). Et puis il y a : la voix, et, les chansons. Le talent c’est sûrement ça !

Belle pochette onirique, CD gatefold, et à l’intérieur un insert où Wino présente les chansons. On y trouve aussi les paroles. La version vinyle doit être superbe.

http://scottweinrich.com

http://www.volcoment.com

http://www.mainstreamrecords.de

[BT]


dimanche 15 mai 2011

Chroniques de la semaine du 16 Mai : Feeling Of Love + Love Me Nots + This Will Destroy You +

DAWNSHAPE
Sparse Prism
CD, Anti Heroes Collective
Ce qui m'a tout de suite sauté aux oreilles c'est le côté 80's de cette musique. Mais attention pas celles de carton pâte retro futuriste que les groupes Post Punk ressuscitent, ni le revival eurodance. Non, un truc plus indéfinissable, venant de l'ambition protéiforme de cette musique... Elle ne sonne pas 80, mais ça m'y fait penser, car oui il y a eut aussi des choses à sauver de cette décennie (très peu quand même). En vérité Dawnshape est plus proche de la scène hype/intello/dansante du Brooklyn actuel, mais en restant un poil moins prétentieux. Même si on n'échappe pas toujours à la doxa Avant Math Post Rock, heureusement c'est rarement gonflant. Avec une musique qui ne manque pas d'ambition et de recherche dans les rythmes, les riffs, les instrumentations, le groupe ne se perd pas dans la branlette et propose de très bons titres porté par une voix intéressante.  6 chansons seulement c'est frustrant mais ça fait désirer la suite.


The FEELING OF LOVE
Disolve me
LP ou CD, Born Bad Records - PIAS
Passé la surprise suscité par la première écoute de ce deuxième album, vu le changement d’orientation musicale, j’ai vite sentis que j’allais être longtemps sous le charme de ce disque. Sûrement ce qu’ils ont fait de plus aboutit, intéressant et personnel. On y retrouve mais sans que se soit envahissant des éléments de la scène Neo Kraut actuelle, le tout passé à la moulinette Garage Noisy Bricolo qui caractérisait les œuvres précédentes de Feeling Of Love. Et on se retrouve avec un album riche et sexy, et plus totalement réussit que ce qu’ils ont fait jusque là, intéressant et dense de bout en bout, avec une collection de petites perles parfaitement étonnantes et succulentes à l’oreille. A chaque fois que je me balance cet album je suis abasourdi par sa qualité, tous les titres sont intéressants. Même celui chanté en français (qui est la preuve qu'on n'est pas obligé de faire chiant quand on mélange le Rock actuel et la langue d'ici).  Et puis la production est très ciselée, mais pas du tout aseptisé.


LINNAKE
Ep
CD, Carton Records
Prenez un peu de Penny Ikinger pour le côté abrasif, de Sonic Youth pour le bruitisme contenu, de Shanon Wright pour l'Indie de qualité d'aujourd'hui, de PJ Harvey pour le sens de la mélodie, et de Siouxie  pour la très légère touche 80's, et des Slits pour la colère.
En 5 titres impeccables Linnake arrive à faire l'amalgame de tout ça sans tomber dans le gloubiboulga. Entre moments sensibles et guitares râpeuses le trio fait un écrin à la voix de sa chanteuse qui est mise à sa juste place.  Normalement ce genre de format ça me frustre, là, ça semble la bonne distance (et tout cas pour un groupe si jeune).



The LOVE ME NOTS
The demon and the devotee
LP ou CD, Bad Reputation Records - Socadisc
J'avais bien aimé celui d'avant, mais celui-là WHAOOO.
Avec une production radio freindly mais beaucoup plus abrasive : la guitare et l'orgue agressent juste ce qu'il faut sans verser dans le Garage lofi. L'album attaque bille en tête avec une chanson qui pourrait faire le bonheur des ondes Rock. Et se poursuit avec une pelleté de titres rythmé mais jamais joué à burne. Ni tomber dans les travers de la scène Indie Garage 'à la mode' même si sur un morceau ils ajoutent un peu d'electronica.  Surtout Te Love Me Nots à truffé l'album de bombes dont les déflagrations sont plus ou moins intense selon le désir des créateurs. Car c'est très maîtrisé, même si la colère point toujours. Et en plus là dessus il y a un VRAI TUBE, une de ces chansons pour laquelle à été inventée la touche reapeat et qu'on écoute en mimant les paroles arborant un sourire béat. La chanteuse donne son plein rendement avec un registre plus étendu. Sûrement que le groupe se balade avec une étiquette qui fait qu'on croit connaitre ce disque sans se donner la peine de l'écouter. Ce que je refais encore et encore. De la feel good music ? Sûrement, et alors ?


THIS WILL DESTROY YOU
Tunnel blanket
LP ou CD, Monotreme Records
On pourrait rattacher ce deuxième album à la vague Nu Gaze à condition qu’elle embrase un large panel de son et d’émotions. Car This Will Destroy You n’est pas une pale resucée de My Bloody Valentine, mais le croisement entre Jesu / Burzum (période drone) et de l’électro minimale planante à la Ulrich Schnauss. Entre dureté & bruitiste d’une part, et l’évanescence de l’autre (avec un jolie côté Cocteau Twins / Slowdive). L’ensemble est assaisonné de digressions de guitares à la E.A.R. Totalement instrumentale, cette œuvre joue sur la collision des univers et les émotions créées par ces chocs.  On se laisse porter par la vague de sons que créent savamment les guitares avec ses moments de reflux. Et on se cramponne quand le temps est à la tempête ! Excellente gestion des montées et descentes, avec des passages (rares) quasi Pop.
Pas de chant. D’ailleurs pourquoi faire ?
Une musique ultra ambitieuse où d’autres se sont perdus corps et âmes. Mais This Will Destroy You est à la hauteur de son patronyme et s’oriente vers une direction passionnante. Vivement la suite, et notamment en live !