mardi 24 juillet 2012

Chroniques:ANARCHITEX+HAIGHT ASHBURY+The PSYCHED

ANARCHITEX
Digital dark age
(CD, C.I.A Records)
Étrange pochette, étrange titre, étrange nom… résultat ce disque est resté dans ma liste d’écoute en retard pendant un paquet de mois, et j’ai failli passer à côté d’un album très réussi, et pas loin d’être celui que j’ai le plus écouté ces 12 derniers mois. Fondé en 1983 à Houston (avec des futurs : Party Owls, Doomsday Massacre, Pain Teens…), Anarchitex enregistre sont 1er album en 2011. Composé de ‘vieux’ titres et de chansons récentes ce disque est un bonheur pour ceux qui ont aimé une certaine scène Us early 80’s (Circle Jerks, Germs… de ce niveau là). Le tout mâtiné de Wire / Buzzcocks. D’un peu de Post Punk. Et de choses de qualités qui se sont faites depuis : No Wave, Noise… Le tout selon un dosage très personnel à Anarchitex ! Plutôt des mid tempo rampants et minimaux. Des phrases musicales simples mais qui se combinent ensemble (notamment parce que le bassiste sans en avoir l’air est très présent). Enregistré avec un son qui rappelle le bon temps, mais sait à qu’elle période on vit.
[BT]

HAIGHT ASHBURY
The Ashbury
CD, Lime Rds
Indie Pop à grosses fragrances 60's psyché pop folk peace & love, mais avec un côté Noisy Pop 90's. Un poil moins surprenant que leur 1er album que j’avais déjà énormément écouté, celui-ci n’est pas moins bon. C’est même une grosse grosse baffe. Une confirmation. Et une joie. Belles mélodies, super chansons, gros travail harmonique sur les voix... genre évanescentes héritées de la Pop/Folk période flower power, mélangées à une Pop (rock) Indie qui n’est pas étrangère à une certaine idée du Nu Gaze. Avec un formidable soucis d’efficacité qui rappelle la Blonde Pop. Par rapport au premier,  la musique est un poil plus menaçante, mais toujours dans la retenue, comme ces nuages noirs qui semblent préfigurer un orage estival mais qui ne crèvent jamais. Ce sentiment est présent sur une majorité de l’album même sur les titres tirant le plus vers la Folk. Peut-être est-ce dû à l’irréelle beauté des voix qui sont presque douloureuses a écouter  tellement nos oreilles sont peu habituées à tant de douceur.
[BT]

The PSYCHED
Self titled
(CD, Slovenly Rds)
Attention le nom de ce groupe vous induit en erreur. Sauf si vous vous attendez à du psyché en pleine descente d’acid façon bad trip. En revanche le nom du label vous donne des indications plus fiables. Trash Garage Punk minimal et plutôt abrasif, sorte de chaînon manquant entre les Subsonics et Thee Mighty Caesars. Version revu & corrigé ‘colère 2012’. Parfois un peu d’orgue rajoutez du bordel dans tout ça. 9 titres et 20 mn 30, mais ils ne jouent pas vite. Des compos répétitives pour bien vous marteler le riff ou le refrain afin de marquer vos terminaisons nerveuses. De ces petits disques qui donnent de grands plaisirs immédiats. Et qu’on peut réécouter 5 ans plus tard sans avoir honte d’avoir pris son pied.
[BT]

mercredi 18 juillet 2012

Chroniq:1=0 +CAFE FLESH+LONAH+MADE+SMALL TIES

1 = 0
Forteresse
(CD, Quixote R.P.M)
Quatuor (après avoir démarré en duo) 1=0 me fait un peu penser à Expérience, mais avec un chant en français qui évoque lui, plutôt la scène fusion française des 90’s… sans, heureusement, le côté cliché / lourdingue du genre, mais, avec des prétentions poétiques. Et aussi une orientation « revendicative / constat social » qui peut se rapprocher de certains projets de ‘Hip Hop conscients’ qui doivent beaucoup à la scène Rock. Je ne sais pas si c’est clair comme description !?! Bref 1=0 n’est pas le groupe qu’on peut aisément cataloguer. Sur la pochette de ce EP 4 titres ils indiquent que le morceau « Tue-le » est librement inspiré par ‘Prayer to god’ de Shellac, histoire de cerner leurs univers d’inspirations… Si ça n’est pas du tout ma ‘came’ je suis surpris de trouver ce disque aussi intéressant, réussit, et, appréciable.  Voilà qui mérite réellement que vous y posiez les deux oreilles.
[BT]


CAFE FLESH
Lions will no longer be kings
(CD, LP, Head Rds / Furne Rds / Smalltones Rds – Season Of Mist)
De prime abord cet album ressemble à un bloc monolithique de Noise à l’ancienne avec chanteur screamo. Mais au fur et à mesure, comme on enlève les peaux d’un oignon, la carapace bruitiste se fissure pour laisser apparaître la personnalité de chaque titre… Un thème de piano par ici, du sax là, et encore là… D’ailleurs j’aime, et je trouve particulièrement intéressante l’utilisation du saxo sur plusieurs morceaux : à la fois comme source supplémentaire de vibrations drone, et, également comme éléments mélodique, mais, sans le mettre en avant (ce qui tombe bien, la plupart du temps je trouve le saxo dans les disques Rock insupportable). 3ème album pour Café Flesh, mais le premier que j’écoute. Jusque là j’avais de la méfiance à cause de leur nom… Quel con je fais. Cet album est bien plus que convainquant dans son intégralité, ce qui fait que je vais aller découvrir ce qu’ils faisaient précédemment ! Vite.
[BT]


LONAH
17
(CD, La Tengo Editions)
En écoutant le 1er titre je me suis dis : tiens on dirait le croisement des mélodies de Gainsbourg & des Sisters of Mercy, avec un chant entre Hip Hop et Dominique A. Une impression qui perdure sur le reste de l’album : une collision de styles qui en fabrique un nouveau. Ce disque sert de, comment dire : illustration sonore, bande originale, bande annonce, accompagnement musicale, complément au roman ‘Le dix-septième’ un polar signé Eric Debeir (La Tengo Editions, tiens, tiens), un des membres du groupe Lonah. Ça être pompeux et chiant comme projet, c’est sérieux mais, intéressant ! Sorte d’Indie Hip Hop, avec touches de chansons françaises actuelle à texte, une rencontre qui produit du beau. Vu le projet on aurait aussi pût craindre devoir subir un disque bavard, mais, au contraire l’on a une très grande musicalité dans chaque pièce.
[BT]


MADE
Is it different?
(CD, Area Pirata Rds)
Groupe italien en plein fantasme anglophile, Made produit une Pop qui mélange plein de courants. Le groupe semble à la recherche du ‘Pure Style’, comme le prouve déjà la pochette qui réutilise des codes et une esthétique façon lettrisme revu 2012, avec touche 60’s. Made jongle entre ces deux bornes temporelles et stylistiques en y posant aussi des touches 80’s & 90’s. Pratiquant une sorte de Power Pop un peu old school qui, dans le son et dans la production ‘sage’ et policée fait très années 80 (une sorte d’âge d’or de ce genre). Made n’est pourtant pas un groupe revivaliste de plus, le quintet utilise pas mal l’orgue ce qui les éloigne des clichés. Et puis, ils ont manifestement aimez aussi la Brit Pop. La Pop 60’s. Voir le psychédélisme quand il sait rester mélodieux. Et peut être aussi un peu la scène Indie actuelle. L’album est plutôt posé et demande un peu plus de temps pour se révéler que le tout venant des disques ultra clinquants actuels, on l’écoutera plus longtemps.
[BT]

SMALL TIES
S / T
(CD, Autoproduction)
3ème Ep depuis 2008 pour ces lyonnais sous influences British des 60’s (une des chansons s’appel ‘Beatles’), des 70’s (une autre s’appelle ‘1974’, ce qui dit la partie de la décennie qu’ils préfèrent), Mods for ever (un nom de groupe pareil…), et des années 00’s pour le petit côté post Arctic Monkeys de leur musique. Après une pause pour permettre à leur chanteur / guitariste d’enregistrer son 1er album sous le nom de Mr Flopper, les Small Ties reviennent en 2012 avec un 2ème guitariste pour muscler leur jeux. Ils en profitent pour réenregistrer une paire de chansons de leurs précédents Eps pour montrer leur maturation, et ambitionnent de partir en tournée à travers l’Europe cet automne. Vu qu’ils ne manquent pas d’avantages, on se dit même qu’ils pourraient s’attaquer vite à un Long Play !
[BT]

vendredi 6 juillet 2012

kro:AMI 6+BUFFALO TOM+DIABLO SWING ORCHESTRA+The HIVES+FLIPSONG+LAWEN STARK

AMI 6
Bien fait pour toi !
(CD, Infect Eyes Rds)
Sortit sur le label des Little Searchers (un groupe trop mésestimé : une pure merveille de Pop Sixties finement psyché), avec un de leurs ex membres au sein d'Ami 6, qui pourrait être une continuation, mais avec bien d'autres moyens. Si ils (elles) n'étaient pas si bons on pourrait les rattacher à la scène Néo Yéyé. Le double chant féminin apporte énormément de peps aux chansons. Certes comme le suggère le nom du groupe Ami 6 sont bien marqué par l'esthétique  française des sixties. Avec une jolie connexion Dutronc / Lanzeman, et des adaptations (Nancy Wilson, Stella, Cat & les Solitaires) fort réussies. Mais ce qui fait la différence entre eux et le reste de cette scène rétro se sont bien les chansons. Un album avec 12 perles : savoureuses, fines, gracieuses, dansantes, gaies, smart... Et finalement plus intemporelles que rétrogrades. Et pour que j'aime un album chanté en français faut faire fort !
[BT]

BUFFALO TOM
Skins
(CD, Scrawny Rds / Naïve)
Reprise d'une franchise un peu oubliée pour une réactivation inattendue mais savoureuse. Avec une musique assez éloignée de celle pour laquelle ils furent connu à leurs débuts (en tout cas loin de ce que je garde dans mes souvenirs). Là ? Imaginez Springsteen débarrassé de la lourdeur de sa machinerie et de son pathos. Sur cet album Buffalo Tom propose des CHANSONS. Entre Indie et Rock éternel américain. Old school, mais grand style. Avec une petite touche de Pop Power. Plein de mélodies, un chant féminin en contre point (Tanya Donnelly passe parfois filer un coup de main), un orgue (d'église ?)... ça sent le retour au terroir, mais sans les fragrances de fumier. Ça sent surtout l'album réussit ! Discret mais classieux !
[BT]

DIABLO SWING ORCHESTRA
Pandora's pinata
(CD, Candlelight Rds)
Parfois les envois promo font découvrir des disques que vous n'auriez jamais écoutés sans cela. C'est ce qui m'est arrivé avec le précédent album du Diablo Swing Orchestra. Pour décrire leur musique je dirai : imaginez qu'en 1954 un Big Band swing ait viré Heavy Metal. Diablo Swing Orchestra c'est ambitieux, grandiloquent, parfois ridicule, mais surtout, souvent génial ! Étant tombé amoureux du disque précédent j'ai attendu (3 ans quand même) impatiemment, et ça valait le coup. Dans ce gloubibulga s'interpénètrent des musiques folkloriques de plein d'endroits de la planète, du jazz (sans le côté pompeux), de l'opéra (sans le côté pénible et lourd), des thèmes de musiques populaires revisités par les frères Bernstein. Le tout propulsé en 2012. Et l'ensemble n'est pas écœurant, bien que copieux. Oubliez tous vos à priori, ouvrez vos oreilles, et faites vous un cadeau : écoutez cet album. Si vous n'êtes pas réfractaire à une certaine luxuriance des arrangements, vous allez vous régaler. En tout cas vous reconnaîtrez que cette musique ne s'écoute nulle part ailleurs.
[BT]

FLIPSONG
Life in the Arctic
(CD, Autoproduction)
La découverte de leur 1er album avait été un des ravissements de la fin 2010 (et de tout 2011), les revoici avec 4 nouveaux titres pour faire patienter les, déjà, accros. La chanson inaugurale m'a fait un choc, le groupe à sortit pour l'occasion une production très très radio friendly. Presque trop. Un son sur gonflé, qui me donne une impression ‘aux forceps’, mais ça marche. Avec ses paroles pleines de fantasmes englishness et ses mélodies entre Blur période grand tain, et hommage discret & intelligent aux Beatles, Flipsong pourraient décrocher des passages radios importants (même si la France et ses décideurs médiatiques semblent très réticents à ces choses là). Ensuite on revient à ce que j’avais aimé sur leur 1er album : une Pop fine, discrète, concoctée par des orfèvres dans leurs chambres, avec une orchestration qui loin d’être minimale, sait rester modeste. Un axe anglais, mais avec cette capacité de réappropriation qu’on a parfois sût faire ici. Un must ?
[BT]

The HIVES
Lex Hives
(CD, Jive Rds)
Quoi de neuf chez les Hives ? Rien ! Juste un formidable nouvel album. A mon goût. Ils n'ont pas changé de formule comme l'indique assez bien le titre de ce nouveau disque. Ils ont toujours la même envie d'écrire des tubes catchy à fort potentiel commercial, et qui soit aussi de petites bombes de Rock. Et sur ce 5ème album il y en à 13 a la douzaine, on se croirait revenu à leur grande époque. Mais en mieux à mon avis. Perso jusque là j'ai toujours trouvé les Hives surestimés et très vite lassant. Mais ici il y a un je ne sais quoi... Et je trouve que pour la première fois il y aussi de grandes chansons sur ce disque.12 morceaux toujours aussi courts et percutants. Dans les idées à la con il y a deux chansons bonus disponibles sur la version de luxe digital (c'est quoi ça ?) produits par Josh Homme... Bon là on a un album complet, vivifiant, sautillant, sexy, frais, joyeux et excitant. Je ne sais pas ce que vous entendrez dire sur ce disque avant de l'écouter mais donnez lui une chance. Il est vraiment bien, bien, bien !!!
[BT]

LAWEN STARK and the Slide Boppers
On the run
(LP, CD, Drunkabilly Rds)
On à beau dire on est quand même pas mal conditionné, car malgré la pochette qui aurait dû me mettre sur la voie... mais vu que cet album est sortit chez Drunkabilly Rds bêtement je m'attendais à du Psychobilly... Mais que nenni puisque Lawen Stark et ses gars font du R'n'R fifties. Et du bon ! Un album assez calme et posé malgré ses 12 titres en 29 mn. Je ne suis pas assez connaisseur pour rentrer dans les descriptions de sous chapelles, type : Neo Rockab', retro jive... je suis incapable d'être plus précis. Tout ce que je sais c'est que cet album regorge de qualités : un bon chanteur qui sait rester sobre, une contre basse bien smooth, deux guitares qui la joue tranquilles & complémentaires... Classieux, précis, efficace ! Du bel ouvrage qui mérite vos deux oreilles.
[BT]

mercredi 27 juin 2012

chroniques:DELANEY DAVIDSON+Gay Anniversary+HORNY WACKERS+Movie Star Junkies+The RIPPERS

DELANEY DAVIDSON
Ghost songs
(LP, Casbah Rds)
Quand on découvre un artiste sur scène et qu’on est retourné, pas toujours évident, ensuite pour les disques d’être à la hauteur du choc initial. Mais, pour moi, avec le Néo Zélandais Delaney Davidson l’impact live et en studio est équivalent. Différent. Mais intense, similairement. Artiste solo bien plus que one man band. Avec son look funéraire ou un titre d’album comme Ghost songs on n’est pas dans la franche gaîté, mais plutôt dans un héritage marqué par les orchestres d’enterrement de la New Orleans, la Death Country et le Folk Funéraire. A travers sa voix profonde, ses arrangements vastes et importants (pour un disque d’homme seul) on est avalé par les chansons, mais c’est bien ! Guitare acoustique, banjo, violoncelle, chœurs, slide, scie musicale… servent à magnifier les mélodies. Cet album me donne envie de revoir Delaney Davidson live, mais aussi de le réécouter, à travers cet enregistrement, mais aussi à travers tous les autres !
2ème sortie pour le label Casbah Rds, l’émanation de l’excellente émission Rock à La Casbah. A écouter & podcaster ici : http://www.casbah-records.com
[BT]


GAY ANNIVERSARY
New in class
(CD, Slovenly Rds)
Nom de groupe très provoquant. Pochette à l’impact immédiat (imaginez une photo de classe de Bill Gates, avant qu’il ne devienne beau à millions, recolorisée). Le tout pour vous préparer au Punk Rock abrasif, minimal, répétitif, un peu ‘synthétique’ (on dirait une boite à rythme dans le fond), où la guitare en mode ratatinant écrase votre cortex avec ses riffs simples et martelés. Les effets sur la voix, son judicieu placement dans le mix donnent le ‘ce qu’il faut de mélodies’ nécessaire à l’intérêt des morceaux (surtout quand il y a le soutien de chœurs féminins). 8 titres en 19mn ça se termine bien avant de lasser (ce qui est normalement le gros souci de ce punk bricolé avec peu de moyens), d’autant qu’au final ces 8 chansons sont facilement distinguables les unes des autres… Ce groupe grecque très énervé (on se demande pourquoi) à écouté Big Black et en fait quelque chose d’encore signifiant en 2012 !
[BT]


The HORNY WACKERS
They are savage
(LP, Dead Beat Rds)
Découvert par hasard par un ami lors d’une fête d’anniversaire, je reçois l’info et l’album en pleine gueule ! 12 titres en 29 mn de sauvagerie vraie ! Et pas pasteurisée par la production. Une rareté ces dernières années. Entre Garage Punk & Trash Rockabilly les Horny Wackers ne tombent pas dans le piège du lo-fi à tout prix. Ils ont écrit de super chansons (souvent à base de thèmes connus pour faciliter l’appréhension par l’auditeur) et ils les ont enregistrés en se rappelant que tout ça c’est du Rock’n’Roll et que ça doit rester sauvage !!! La pochette très réussit vous pose d’entrée dans leur univers et on n’a pas envie d’en sortir. Imaginez des Meteors encore dangereux mêlés à Pussy Galore, avec une touche des Magnetix du début. Au moment où les scènes revival semblent se dire qu’en polissant leur son elles pourraient avoir un plus gros succès, ça fait un bien énorme de tomber sur un groupe qui ne trahit pas l’esprit du Rock’n’Roll !!!
[BT]


MOVIE STAR JUNKIES
Son of the dust
(LP & CD, Outside Inside Rds / Wild Honey Rds)
Pour ceux qui découvrent le quintet italien avec ce 3ème album (veinards, vous en avez deux de plus à déguster impérativement), les Movie Star Junkies pourraient sembler, à la 1ère écoute, cloner Nick Cave & sa bande (ce qui met la barre très haut). C’est vrai que la voix du chanteur est dans le même registre, que, musicalement les deux groupes sont marqués par l’héritage Blues Swampy épais, sale… avec moment d’ensoleillement pour les italiens. Les Movie Star Junkies ont de très nombreux arguments en leur faveur. Comme le prouve cet album, qui est plus posé que les 2 précédents, donc il faut plus de temps pour laisser maturer les choses dans vos oreilles… mais quand c’est fait… Les deux dernières fois que je les avais vu sur scène ils jouaient déjà certaines de ses chansons, qui putain, s’impriment fortement dans le cerveau & dans le cœur ! Bref bien heureux d’avoir cet album entre les mains, et, curieux d’écouter la suite.
[BT]


The RIPPERS
Stiff
(CD, Gigors Electric Rds)
Quand une des meilleure salle de concert du pays se lance dans la production de disque il faut écouter ça avec attention ! The Rippers ont été vite étiquetés Horror-O-Billy… et ce 1er album prouve que leur musique est beaucoup plus imaginative, vaste, riche, moderne, que ça. Si le côté sombre est présent, ainsi qu’un gros amour pour un Rock dense, l’adjonction de sons qu’on croirait tirés d’orchestrations de bandes originales de film de SF des débuts (là on dirait un théremine qui ne sonnerait pas comme un cliché, ici le vent, ou une porte qui s’ouvre…), un peu d’élément synthétique, un peu d’orgue aussi, donnent un gros supplément d’intérêt à leur musique. Qui ne rentre pas dans une seule case, et ça c’est bien. Qui n’évolue pas non plus dans le tout venant d’une production hexagonale souvent ‘classique’ et rebattue. Grâce à sa chanteuse anglaise (apportant de salutaires références extérieures), qui à une voix pas démonstrative, mais judicieuse pour cette musique, et, aussi grâce aux chansons, qui sont terribles dans le genre rampant (mais pas uniquement), on finit par se manger l’album en pleine poire ! Car si son impact n’est pas immédiat (peut-être à cause d’une production un poil sage), à la réécoute ça marque ! Un disque qui nous sort des habitudes, et putain, c’est bien !!!
[BT]


mercredi 23 mai 2012

KRO:ROTTEN EGGS SMELL TERRIBLE n°27+DIFERENT PEOPLE!+FEEDTIME+PINK ELEPHANTS

ROTTEN EGGS SMELL TERRIBLE n°27
Il chôme pas le Thierry sur l’coup, à peine le temps pour moi de chroniquer le n°26 (à lire dans les archives, ici, quelque part) et voici le nouveau. Ce qui me ravie, comme à chaque fois !
Un numéro spécial labels avec de longues & très intéressantes interviews de Pascal de Mon cul c’est du Tofu ?, Eric de Hanky Panky Rds, Olivier de Crapoulet Records, Steph de Deviance Rds, William de I Feel Good Rds, et David de WeeWee Rds.
Des gars qui ont un long vécu dans la scène Punk / Hard Core / Rock / Trash, et donc une myriade de choses vraiment intéressantes à raconter ! Des interviews qui donnent super envie d’écouter leurs disques !
Mais dans ce numéro on ne retrouve pas que des labels, il y a aussi en interview : Jojolicoeur du blog Pay No More Than. Et aussi The Decline (ex-Nevrotic Explosion, entre autre, un groupe de Punk Rock / Celtic Punk de bretagne qui a sortit un super solide 1er album).
Et une belle cargaison de chroniques disques et fanzines. Bref de quoi passer de savoureux moments de lecture !!! Comme à chaque fois. Un plaisir renouvelé.
48 pages A4 photocopiées bien (très bien remplie) en cut & past, avec un cahier centrale et un CD offert par Crapoulet Records ! 5 euros port compris à :
Thierry Alcouffe Mundodrama, BP 17, 12450 Luc La Primaube
[BT]

Moi j’ai reçu le zine accompagné par
DIFERENT PEOPLE!
Fuck your promises!
(CD, Crapoulet Rds)
Groupe de Hard Core / Punk-Surf de Buenos Aires qui tarte terrible ! 14 titres (dont une reprise de JFA pour vous situer) en 27mn. On ne chôme pas non plus chez les Diferent People qui font pas mal penser à certains groupes Hard Core Us de la côte ouest, mais qui grâce à un apport d’influences Surf (survitaminée) et de Punk Rock abrasif à la Teengenerate par exemple, propose au final un très bon album ! Solide, et, varié, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seconde, et qu’on est heureux de le rejouer !
[BT]

FEEDTIME
The Aberrant Years Sampler
(LP, CD, Sub Pop Records)
Groupe australien ayant sévit entre 79 et 89 que Sub Pop qui édite cette compilation définit comme 'avant-garde Pub Rock'. Feedtime pratique une sorte de Rock minimaliste sombre un peu bruitiste, avec plus ou moins de mélodies (quelques fois malgré le côté très sâle on croirait entendre des Pop song sous la couche de bruit).
Il faut du temps pour rentrer dans leur musique mais la persévérance est récompensée !
Un disque hétéroclite car regroupant des titres des 4 albums du groupe et on sent une certaine évolution dans leur musique (par exemple avec l’arrivée d’un sax, utilisé un peu comme les Stooges sur Funhouse pour rajouter une couche de bruit dans la musique du trio)
Super bon !
Les titres de cette compil ont été sélectionnés par Mark Arm tant ce groupe a marqué les débuts de Mudhoney.
Sub Pop à aussi édité un box set (4 LP, ou 4 CD) que je me suis empressé de commander.
[BT]

PINK ELEPHANTS
Long road
(CD, Mosaic Music)
Je les avais fais jouer il y a deux ans et demi sur événement de snowboard en suivant les recommandations de gens de leur coin et après une rapide écoute sur le net. Ils avaient donné un concert très chaud dans des conditions pas faciles : entrée gratuite, donc des gens pas forcément là pour la musique.
C’est pourquoi quand cet album est arrivé j’avais des attentes. Et les Pink Elephants ne les ont pas déçus. Pour goûter leur musique vous avez intérêt à être client des Black Crowes / Lynyrd Skynyrd et des early Aerosmith. Si en plus vous n’êtes pas réfractaire à un peu de Pop dans tout ça, et assez friand de Psyché, alors cet album va vous régaler !
Du Rock juteux, bluesy, épais, avec de l’âme. Eternel. Et dans un style qui ne permet aucun à peu près, les Pink Elephants emportent le morceau très haut la main ! Evidement, ne composer que des bonnes chansons, ça aide. Les interpréter judicieusement forcément aussi.
Si la production est claire, permettant une mise en valeur de tous les instruments et arrangements (qui sont ET judicieux), à titre personnel j’aurai apprécié qu’elle soit un peu plus couillue.
Un album qui donne la banane, file la pèche, et fait remuer tout ce qui doit shaker & rouler !
[BT]

mardi 15 mai 2012

chroniques : PISSINBOY + FRANTIC FLINSTONES en concerts + bouquins

PISSINBOY
Emily
LP, Larsen Recordz
Forcément un nouvel album publié par Larsen Rdz ça suscite l’intérêt, donc je l’ai acheté dès sa parution, et je ne le regrette pas ! Une vraie découverte que ce groupe italo-anglo-français, vivant / travaillant à Londres.
Un disque qui devrait régaler les fans des Country Teasers / Television Personnalities (qui sont des gens de goûts, et, qui plus est, très exigeants). On pourrait penser à un Daniel Johnston qui se serait débarrassé des côtés chiantifiants de sa musique !
Ajoutez-y une dose de Pop Sixties, une touche d’exotica, et un peu de Garage Rock. Vous secouez, et voici le cocktail idéal pour un album qui se déguste bien de bout en bout !
[BT]

Vendredi 11 Mai : FRANTIC FLINTSTONES au Brin de Zinc, à Chambéry
Les Frantic Flinstones pourraient être comme beaucoup de ces groupes : juste le décorum pour permettre au trimard enchaîné 40 heures à sa machine d’exsuder sa bière (et ça, Elvis sait, qu’ils le font incroyablement bien).
Mais, seulement se focaliser là-dessus, serait ne voir qu’une facette des Frantic Flinstones. Chez eux il y a (et sur scène aussi) : des chansons smooth, des chansons posées, des chansons rapides, et, des chansons très rapides ! Mais surtout il y a des chansons ! Que vous vous coltimez à n’importe quel moment de votre vie, que vous chantonnerez avec délice, ramenant un rayon de soleil instantanément.
Psychobilly, et Neo-Rockabilly, et 50’s R’n’R… Ouai, mais le gars est là depuis le début, il a toujours un incroyable abattage sur scène, une voix toujours aussi forte. Et son backing band est vraiment BON ! Je me suis régalé !
[BT]


HUNTER S. THOMPSON
Rhum Express
(Robert Laffont / en poche chez Folio)
Attention, là vous ne devez pas vous attendre à du gonzo journalisme ; tant mieux pour moi. Je n’avais jamais été convaincu par ce ‘truc’. Et en plus je soupçonner les éditeurs français de Hunter S.Thompson d’en avoir rajouté dans le style au moment de faire les traductions (celles-ci ayant été majoritairement réalisées au moment où il était plus considéré comme un phénomène de foire que comme un écrivain).
Là on a une ‘œuvre de jeunesse’. Cependant quand il rédige ça le gars a déjà vu des kilomètres de comptoirs… Le bouquin est écrit avec pas mal d’élan et d’entrain. Sur un bon sujet. Pas trop rebattu depuis. Et avec assez d’excitation pour vous embarquer jusqu’à la fin !
Cette histoire de journaliste qui débarque dans un quotidien anglophone en plein Porto Rico à la fin des années 50 pourrait juste empiler les clichés sur l’alcoolisme et la fin du colonialisme, mais pas uniquement !
Je suis allé vers se livre à reculons (et je n’ai pas vu le film), mais je me suis régalé. Avec et sans rhum.
[BT]

CHRIS WELCH
The man who Led Zeppelin : L'incroyable odyssée de Peter Grant, le 5è homme
(Rivages Rouges, 287 pages, 20 euros)
Le problème de se livre c’est que ses 2 points forts sont : son titre !
Et, sa préface signée Nick Kent. Le plus souvent ces avant propos sont des papiers de complaisances, commandés (c'est-à-dire achetés) à des auteurs connus afin de profiter de manière éhontée de leur notoriété / ‘aura’ pour faire le promo du bouquin. Sauf que là Nick Kent s’est donné un peu de mal pour écrire un bon texte introductif. Et qu’en revanche Chris Welch pâtit de la comparaison !
Bon, la bio du manager de Led Zep’ est évidement vendu comme « Sexe, Drugs, R’n’R & scandales ». Et au final ? Un peu de R’n’R, de la drogue, un peu de sexe, et tout juste une paire de baffe en guise de scandales. Raconté avec une écriture plate et sans vie. Loin de la démesure du Zeppelin de la grande époque. En plus les allés retours chronologiques, ajoutés aux coquilles ratées par le secrétariat de rédaction (si tant est qu’il y en ait eu un) ne facilitent pas la lecture. Ça pinaille beaucoup sur les très rares ‘affaires sulfureuses’ qui sont narrées. Au final l’auteur aurait pu raconter ça en 80 pages. Sauf qu’on ne me l’aurait pas vendu le même prix !
Le bon truc de cette lecture c’est que j’en ai profité pour remettre sur la platine les albums de Led Zeppelin qui chez moi n’avaient pas vu le jour depuis au moins 10 ans. Et là ! LA PUTAIN DE BAFFE !!!
Je comprends même que certains soient totalement obsédés par ce groupe.
Ça écrase quand même une grosse partie de la concurrence, et, de ce qui est sortit depuis !
Et surtout ce son ENORME !!!
Quand je pense aux millions qui ont été dépensé depuis, tout autour de la planète, en achat de matériel d’enregistrement et que j’écoute de quoi ça accouche… je pleure !
[BT]

PAOLO HEWITT
MODS, une anthologie. Speed, Vespa & Rhythm’n’Blues
(Rivages Rouges, 310 pages, 20 euros)
LE défaut de toute anthologies est la redondance. Et ce livre est une anthologie !
Un recueil hétéroclite d’articles plus ou moins (ici, souvent moins) intéressants sur le sujet évoqué dans le titre. Comme toute compilation on y trouve à boire et à manger. Et chacun pourra se dégoter une perle personnelle.  Mais moi, je n’aime pas les compil. Et celle-ci ne me réconciliera pas avec le genre.
Sauf si vous faites l’option ‘Mod grand débutant’ vous ne serez sans doute pas non plus hyper emballé. Encore un de ses bouquins sur l’univers Rock vite bouclé / bâclé. Qui semble juste bon à remplir le tiroir caisse. Marre d’être pris pour une carte bleu à pattes. Je retourne à la littérature. Ou aux études historiques !
[BT]

mercredi 2 mai 2012

KRO:The JUMPIN’ QUAILS+SICK ROSE+BRAT FARRAR + WHAT THE FUCK+PETER and the STARPHONICS+RICHARD PRICE+ABUS DANGEREUX

The JUMPIN’ QUAILS
Bishops in a tea shop
CD, LP, SOUNDAY Rds
Leur 1er album était le convainquant effort d’un jeune groupe de Garage Rock sixties assez générique. Avec ce 2ème LP les Jumpin’ Quails passent à plusieurs niveaux au dessus, en changeant pas mal d’orientation. Si on retrouve encore quelques touches 60’s, ils vont plutôt vers des choses plus aventureuses que le Garage Punk stricto sensu. Le groupe devient par ailleurs plus de son temps en se rapprochant des meilleurs de la scène Indie Garage actuelle. Surtout les Jumpin’ Quails ont fait de gros progrès dans l’utilisation des voix. Et ils ont trouvé un son d’orgue moins lambda qui donne à leur musique une vraie personnalité. Par moment on peut même penser au early 80’s (l’orgue tirant doucement vers les débuts de la new wave et la production un peu étriquée, et parfaitement maîtrisée elle aussi, nous ramène vers le tournant 79/80). Au final : plein de chansons et d’idées (les Jumpin’ Quails s’arrêtent juste avant de faire le pas de trop) pour un vrai album qui va bien plus loin qu’un disque de plus.
[BT]
En concert : jeudi 3 mai : The JUMPIN’ QUAILS (Post Garage Punk, Italie), au Brin de  Zinc, à Chambéry


Samedi  21 Avril : The SICK ROSE au Brin de Zinc, à Chambéry
Whaoooo !!!! Je dirais même plus WHAOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!!!! Putain ! Grosse baffe. Plus de 25 ans de carrière et toujours une pèche communicative ! The Sick Rose sur scène jouent des titres de toute leur carrière, et ils font ça avec une de ces maestria ! La section rythmique fait tourner le moteur à plein régime (même sur les quelques mid tempo du set) pour permettre aux guitares de décoller avec le chant. Les Sick Rose remplissent parfaitement le cahier des charges de la Power Pop : l’énergie du Rock avec les mélodies de la Pop. Enthousiaste, excitant, le groupe est capable d’assurer à fond sur les covers de chansons aussi génialement éternelles que ‘Good times’ des Easybeats ou ‘Frantic Romantic’ des Scientists et de les encadrer avec des compos qui sont à la même hauteur !!! Du bonheur. Et enfin des aigus dans un concert (les guitares, les cymbales réentendues comme elles doivent être). Leur dernier album qui est FAN-TAS-TIQUE (et que j’ai réécouté au réveil tellement j’étais encore dans ce concert) est produit par Dom Mariani (Stems, Someloves, DM3) mais ils sont aussi excellents sur scène !!! Ils devraient refaire quelques dates en 2013 en tant que backing band de Jeff Connely… On en salive déjà. Ces 2 dates en France après 20 ans d’absence leur ont ouvert l’appétit, si vous êtes intéressés n’hésitez pas à les contacter (en plus ils sont charmants). Mon 1er concert au Brin de Zinc à Chambéry/Barberaz, petit club tenu par des vrais fans de Rock, perdu dans une zone artisanale, où le son est bon, et le choix de bières vaste et exigeant. Bref un endroit où l’on n’en a pas seulement après votre argent !!!
A propos d’argent j’ai dépensé tout le mien à compléter ma collection de disques des Sick Rose après le concert.
[BT]

Mardi 17 Avril : BRAT FARRAR + WHAT THE FUCK, au Comptoir de la Folie Ordinaire, à Annecy
A propos de lieu tenu par un passionné, qui se démène, et propose un bon choix de bières : dernier concert au Comptoir de la Folie Ordinaire, LE bar Rock à Annecy. Pas besoin de vous faire un dessin sur la situation des bars qui font passer des musiciens en France, tout le monde, j’espère, vois de quoi je parle ! Ça aurait dû être une soirée très triste… Mais se fut un enterrement de première !!! Toute la ‘famille’ des fans de Rock de cette belle ville ultra bourgeoise étant venue en rang serré pour communier ensemble une dernière fois ! On attaque dans le vif du sujet avec WHAT THE FUCK le trio Punk Rock d’Annecy, au batteur chanteur. Quelque soit le lieu, les circonstances ou les conditions,  ils assurent toujours !!! Un son épais et qui bave juste quand et comme il faut ! De bonnes compos qui donnent un coup de pied au cul salutaire. BRAT FARRAR (le nouveau groupe de Sam Agostino, guitar héro australien que vous avez pu voir et entendre dans Digger & The Pussycats et Kamikaze Trio), alors là moi j’étais venu pour soutenir les copains de Shit In Can Rds / A Chier Point Com qui organisaient le concert, sans réellement rien savoir sur le groupe. Mais Brat Farrar m’a (nous a tous) assommé. Un concert court, percutant, intense ! Très intense ! Très Très intense ! Imaginez que les Buzzcocks démarrent leur carrière en 2012. Avec une touche post punk un peu à la Wire (mais réduite la touche, impressionniste), et un coup d’œil vers le early Hard Core Us (là aussi pas trop appuyé). Plus un poil de bricolo lo-fi qui est très présente sur leur album, mais qui est beaucoup moins notable en live. Et surtout de ces putains de putain de bonnes chansons, mélodieuses, énergiques, accrocheuses et enthousiasmantes !!!!
Là aussi j’ai dévalisé le stand merchandising en prenant tous les disques dispo.
[BT]

PETER and the STARPHONICS
s/t
(CD, Crazy Times Rds / Electrophonics Recordings)
Sobre, simple dépouillée et belle comme la pochette de ce CD la musique de PETER and the Starphonics est un vrai régal. 50’s R’n’R calme et posé. 3 reprises sur 16 titres au total : Roy Orbison, Guitar Jr et Charlie Feathers comme des balises pour se repérer dans la musique du monsieur. Et de son groupe. Ses compos sont meilleurs que ces reprises ! Et on les sent plus à l’aise dessus, moins respectueux. La guitare acoustique et très prégnante. La contrebasse joue onctueux. Le batteur soutient calmement. Et la vois est à la hauteur de ses références. Une formidable découverte qui ramène de la beauté dans le Pure R’n’R !
[BT]

RICHARD PRICE
Souvenez-vous de moi
(535p, Presse de la Cité)
Peut-être que la différence entre un polar et un roman noir c’est que le roman noir ne se contente pas de raconter une histoire, il dit le monde tel qu’il est. Dans ‘Souvenez-vous de moi’ on découvre ce à quoi la politique du chiffre en matière policière : on cesse de s’occuper réellement des vrais cas pour privilégier ceux qui ‘font bien’, qui sont faciles à traiter. Une sorte de métaphore de la réalité de notre monde post moderne : l’apparence plutôt que le fond. Avec aussi dans ces pages on bonne monstration de la routine du métier de flic de terrain, la répétitivité des tâches et des journées, la lourdeur d’un système ou la plus grosse part du travail de chacun consiste à couvrir son cul. Un roman dont il m’est difficile d’expliquer le charme mais qui tout au long des 535 pages m’a donné envie finir ma journée de boulot le plus vite possible pour rentrer me plonger dedans. Alors merci aux amis qui me l’ont offert !
[BT]

ABUS DANGEREUX n°122
Je ne suis pas hyper convaincu par la couverture, mais on s’en branle ce qui compte c’est le contenu et là on se régal avec au sommaire: Papier Tigre, Premonition 13, OK Pilot, Dirty Fonzy, The Helltone, The Decline, City And Colour, Paramount Style, Dustaphonics, Hanni El Khatib, Ghost, Ulan Bator, Cowbones, JC Satan, Red Fang, Ewert & The Two Dragons, Olivier Depardon....
Une palanqué de groupes à découvrir ou redécouvrir !
Et en plus pour certains il y a du son sur le CD inclus :
Papier Tigre, Ewert & The Two Dragons, Olivier Depardon, JC Satan, Cowbones, OK Pilot, Chaos Physique, Ulan Bator, The Decline, Les Kitschenette's, Paramount Style
5 euros + le port c’est pas assez cher à mon avis vu la qualité !!!
[BT]