mardi 4 avril 2017

chronique : SLOW SLUSHY BOYS + H-BURNS + The VERGE + LAURA COX BAND


The SLOW SLUSHY BOYS
Whelk time, 12 garage shots of rhythm and soul! Vol.6 – 1994/1997, LP
Larsen Rds
Ça fait Plaisir cette compilation ! En dépit du fait que j’ai presque (à l’exception de deux d’entre eux) tous les titres ici présent puisque je suis un très gros fan des Slow Slushy Boys. Cependant en plus du très vif plaisir que j’ai toujours à écouter leur musique, cette compil est là pour faire découvrir aux nouvelles générations à quel point ce groupe a été primordial dans l’Histoire du Garage européen dans les années 90 et 2000 (et continu à l’être par d’autres voies encore aujourd’hui), il n’y a qu’à voir le nombre de labels sur lesquels ils ont sortis des morceaux, sous différents formats… ainsi que les collaborations qu’ils ont fait…
Mais bon tout ça on peut s’en foutre et se concentrer sur ces 12 chansons (8 compos et 4 covers : Real Kids, Outsiders, Shindiggers, The Seven) parce que la musique se suffit tellement à elle-même ! Intemporel leur Rock Garage puise chez les meilleurs et impose une personnalité reconnaissable entre mille. Et ça c’est tellement rare qu’il faut le chérir !!!
Pas d’inédits ici mais que des chansons parues sur des supports qui sont tous épuisés depuis belle lurette !
100% pure Slow Slushy Boys style !!! Le pied total !
[BT]

Album du mois d’Avril de VOIX DE GARAGE
H-BURNS
Kid we own the summer, LP, CD, Digital
Vietnam / Because
Voici le nouvel album du monsieur, cette fois-ci très orienté Indie Pop ultra contemporaine et luxuriante. Sa richesse mélodique est digne des meilleurs compositeurs de bandes originales. Le song writing est arrivé à un niveau de maturité ahurissant.
Très déstabilisant à la première écoute car beaucoup plus posé, apaisé que par le passé cette musique est faite pour transporter l’auditeur dans un univers de sensations et de beautés. Un disque fait pour durer tant il est riche, vibrant et ambitieux. Sur ce ‘Kid we own the summer’ Renaud Brustlein (l’homme derrière le groupe) compose une œuvre ayant une unité de ton qui rend le disque homogène comme jamais ! Comme si toutes ces chansons étaient nées d’un seul jet.
Magnifique (et je pèse mes mots) !
[BT]
En concert : Jeudi 6 Avril : H-BURNS & Bertrand Belin (Indie Pop, release party) +  MOONRITE (Dark Pop Psyché duo), à La Belle Electrique à Grenoble

The VERGE
So close, so far, CD, Digital
Autoproduction
Voilà un groupe qui aurait pu utilement bénéficier des conseils d’un directeur artistique aux temps où les labels avaient encore les moyens d’en avoir un.
Car entre leur nom et cette pochette je ne m’attendais pas du tout à la musique qui est sortie de mes enceintes !
Si le médium est le message le packaging peut et doit orienter l’acheteur potentiel.
Bon alors et la musique dans tout ça ?
Indie Pop entre C86 / Blonde Pop (canal Voice of the Beehive / Darling Dubs) et Pop actuelle légèrement électro + une petite touche Psyché, bref quelque chose qui finalement sonne très 2017.
Ce sextet avec 2 voix (femme/homme) produit un bien bel album complètement emballant où le travail sur le chant (en alternance ou doublé) et les chœurs sert des mélodies qui s’assument parfaitement et se donnent la place pour se développer.
Jamais mièvre ni trop chargé la musique de The Verge picore des choses des 60’s, 70’s, 80’s, 90’s et post 2000 pour donner de l’épaisseur et une certaine unicité à leur propose.
Formidable surprise que voici !

[BT]
LAURA COX BAND
Hard Blues Shot, CD, LP, Digital
Veryccords
Le titre de l’album dit tout et ne ment pas !
Dans un genre qui nous a trop souvent fait subir des grateux qui se répandent Laura Cox et son gang joue serré et balance bien !
Avec un art du riff que ne renierait pas le Angus Young des jeunes années. En plus la voix de la dame accroche bien l’oreille tout autant sur les titres très Rock que sur les passages les plus ‘émotionnels’.
Ce 1er album est parfaitement construit alternant des titres posés ayant un mood bien Southern Blues Rock et des trucs bien plus musclé tirant vers le Hard Blues bien raide comme il convient. En plus les chansons vont direct au but et sans perdre leur temps en bavardage inutiles…
Encore un 1er album  d’un groupe d’ici qui est totalement convainquant et emballant !!!

[BT]


samedi 1 avril 2017

Chronique : SCLAVINE + ABUS DANGEREUX 141 + NOUVELLE REVUE INSTRUCTIVE n°2



SCLAVINE
S/t, 10’’ + CD édition limitée à 100 ex
Rev’Up Rds
Pour sa 2ème sortie Rev’Up Rds poursuit dans l’excellence ! Le titre inaugural avec son gimmick à la Tarzan Girl est tellement accrocheur qu’il peut dans un 1er temps sembler écraser les 4 autres chansons ici présentent. Mais les écoutes suivantes montrent bien qu’on a ici un mini album très homogène et cohérent. Qui prouve que le duo mixte maitrise parfaitement sa musique et en fait ce qu’il en veut, c’est-à-dire : ne pas être réduit à un style, une étiquette, être rangé dans une case.
Cependant pour vous décrire un peu leur musique je dirai imaginé un croisement entre Wire et la Blonde Pop. Wire pour le son abrasif de la guitare et le côté répétitif et bizarre. La Blonde Pop pour la prééminence de la voix féminine et le côté toujours Pop. En dépit de son minimalisme instrumental (guitare voix boite à rythme et basse à pédale) l’ensemble est très riche parce que les mélodies sont là et les moods varié. Piquant un peu au Girl group au New York minimaliste au post Punk et à l’Indie 90. Mais amalgame à la sauce Sclavine !
[BT]


ABUS DANGEREUX n°141
40 pages couleurs + CD sampler 13 titres
5 euros. Abonnement 5 numéros = 20 euros
Ce que j’aime avec Abus Dangereux (en plus de la vanité d’écrire dedans) c’est qu’à chaque fois je vais y découvrir des perles tant l’équipe est constituée de passionnés qui ont les oreilles bien ouvertes ! Cette fois-ci je suis tombé sous le charme de Robert Rotifer et Keegan qui n’en sont pourtant pas à leurs débuts !
Et en plus ça ne s’arrête pas là puisqu’on a droit à un entretient avec Andy Partridge d’XTC la class en personne, et aussi avec Stéphane Guichard des toujours excellents Les Soucoupes Violentes. Sans oublier Gilles Bertin de Camera Silens qui revient un peu sur sa ‘cavale’, Danger Rds, Mesparrow, Watoo Watoo, Romain Humeau, Sun Dial, Megawatts, Lescop, Dan San, Ralegh Long, Summer Brackets, Noyades, The Host, Cheap Star, Ujjaya, Thee Verduns, et 3 pages avec Shannon Wright qui revient sur son brillant nouvel album.
Plus chroniques livres, fanzines, et disques. Si vous aimez le Rock et ses dérivés alors Abus Dangereux vous régalera à chaque sortie !
Les artistes dont le nom est en gras sont présents sur le CD sampler qui accompagne ce n°141 + Mary Bells.
[BT]
Comme à chaque fois à Grenoble vous pouvez retrouver ce numéro chez Disc Orama, 12 rue Gérin


LA NOUVELLE REVUE INSTRUCTIVE Numéro 2 (Février 2017)
52 pages imprimées 5 euros
A chaque nouvelle sortie cette revue fait un bond en avant, que de changements depuis leur n°0. Là le sommaire & la présentation du contenu ont énormément progressés !
Un vrai kif de lecteur, jugez plutôt :
On attaque avec l’affichiste Rock Chuck Sperry, une courte et pertinente histoire de la Surf Music + un papier sur le matos Fender qui à rendu ce style possible. On enchaîne alors judicieusement avec l’interview des Cavaliers tout juste reformés pour fêter les 10 ans de la sortie de leur 1er 45 tours. Les suivants à passer à la question ce sont les Gry Gry’s. On poursuit avec le très instructif dossier (6 pages, 3 interviews) à propos de ‘l’empire’ Soundflat (Records, mail order et bar Rock). On poursuit en paroles et en photos pour une interview strip tease du Reverend Beat Man. Puis 6 pages sont consacrées à Mamie Van Doren (excellent choix). On finit en trombe avec un long compte rendu de la Release Party de Last Night. Un entretien avec le dessinateur Rocker Brutuss 64. Et cerise sur le gâteau mister El’Blaszczyk himself qui parle de sa 1ère incarnation et de son retour.
Chapeau !!!
[BT]


mercredi 29 mars 2017

Chronique : THE STROLLERS + LE MUFFE



The STROLLERS
Falling Right Down!, LP + bonus
Dangerhouse Skylab Rds
Ça fait un moment que Monsieur Bruno le boss du label / magasin de disque Lyonnais parle de cette réédition. En l’écoutant à fond et en heavy rotation depuis quelques semaines je comprends pourquoi il était impatient de l’avoir entre les mains !
Pour dire le vrai j’avais un souvenir très vague de ce groupe.
Donc sa ressortie tombe à pic d’autant que cet album est splendide. Il était originellement sortit en 1999 et c’est la parfaite suite des chefs d’œuvres de la scène Revival Garage Scandinave comme une sorte de suite au mythique « Enjoy the Creeps ». Oui, rien de moins que ça ! Et sur les 20 dernières années ils ne sont pas nombreux à pouvoir prétendre avoir atteint un tel graal ! 
60’s Garage Punk avec orgue, et la puissance du son des groupes High Energy de l’époque, mais sans que ça dénature en rien l’influence principale !
Faut dire que la scène scandinave des années 80 c’est un fantasme dans le genre : Lust-O-Rama, Wylde Mamoths, Stomach Mouths, Crimson Shadows et bien sûr les Nomads… eh bien les Strollers ont repris leur flambeau et maintenu le niveau d’excellence au top en enregistrant un album aux moods variés qui vous captivent sans cesse !
Et comme indiqué sur la pochette dedans ce trouve un lien de téléchargement qui vous permet de récupérer les 11 chansons de cet album + 17 titres enregistrés live. Et là c’est : va chercher bonheur !!!
[BT]


LE MUFFE
Fuoco e fiamme, CD, Digital
Area Pirata
Argh oui ! Un nouvel album tout aussi percutant que le 1er. L’effet de surprise en moins, le plaisir de la confirmation en plus !!!
Garage Punk. Oui vraiment Garage dans l’esprit sans effet de production, et bien Punk dans l’esprit sans fioriture.
Cependant Le Muffe jouent toujours avec des brins de mélodies pour composer leurs chansons. Chantent en italien à la limite du parler (mais avec cette fois le soutien de ‘chœurs’). Et toujours cet orgue très aigrelet à la limite du crispant. Mais c’est tellement bon un groupe qui ne vous caresse pas dans le sens du poil.
Sur ce nouvel album la différence se fait sur la variété des rythmes joués. 12 titres qui passent tout seul en laissant des traces dans votre cerveau et font des dommages à vos conduits auditifs. C’est tellement bon et rare !!!
[BT]


lundi 20 mars 2017

Chronique : SERPENT + MADJIVE + PSYCHOTIC YOUTH



SERPENT
By crossing the plain, LP, CD, Digital
Super Apes Label
J’avais déjà été enthousiasmé par leur précédent et premier album (et je le prouve voyez ici : http://voixdegaragegrenoble.blogspot.fr/2015/09/chroniquejohan-ashertons.html), donc j’attendais / redoutais celui-ci. Qui comme je l’espérais est très très réussit ! Plus que ça même !
Le charme insidieux de ses mélodies torturées agit gravement sur le cortex. Chaque fois un peu plus prenant !
Le groupe joue le changement dans la continuité ! Car on est globalement toujours dans un croisement entre Indie Rock 90 / Post Punk / Rock Garage et Math Rock (voir Math Pop car Serpent ne rechigne jamais à se / nous faire plaisir avec des vraies mélodies), cependant il y a ici des choses qu’on n’entendait pas sur leur 1er album et  notamment un petit orgue aigrelet sur certains titres qui reste très accroché à vos oreilles.
Sur ce ‘By crossing the plain’ Serpent réussit à pondre un mini hit avec le seul titre instrumental du disque : pas mal !
Imaginez un croisement entre Wire les Buzzcocks période excitante et un Pavement qui aurait cessé d’être chiant le tout sonnant totalement 2017. Décidément cette année révèle déjà un paquet d’excellents albums…
Indéniablement celui de Serpent fait partit du lot. Confirmant que bien qu’ils soient relativement discrets c’est un groupe qui compte pour ceux qui sont encore capable d’aimer la musique.
[BT]


MADJIVE
Business first
Autoproduction
Une fois encore ils réussissent le parfait amalgame entre High Energy R’n’R, Garage Punk, Power Pop, Punk 77.
Les guitares rugissent et riffs tellement bien qu’on se croirait en Scandinavie à la grande époque (early 80 et / ou late 90), voire parfois chez les Supersuckers. Mais Madjive ne copie personne et se forge un style personnel modernisant leurs héritages pour créer une Rock à guitare qui sonne résolument 2017 !
Ça balance et ça swing à plein temps pour supporter des guitares incroyablement ciselées et parfaitement mélodieuse. Là-dessus vous poser une voix qui colle idéalement à l’esprit Rock de l’ensemble et vous voici avec une des réussite du genre !
[BT]
  

PSYCHOTIC YOUTH
The voice of summer, LP, CD, Digital
Screaming Apple / Waterslide Rds
Quand j’ai demandé à mon dealer habituel (Monsieur Bruno, Dangerhouse Lyon) : « il est comment le nouveau Psychotic Youth ? » il m’a répondu : « Si tu as aimé les autres tu ne seras pas déçu par celui-là ! ».
Et il avait raison !
Maintenant je me demande même si ça n’est pas celui que je préfère ?
18 ans après les suédois reviennent ! Voici un album qui est une sorte de fantasme, un idéal. Le mix parfait entre Power Pop et innocence Garage. De l’entrain et de l’envie… Celui de vous trimballer dans une décapotable avec une belle pépé pour aller jusqu’à la plage et surfer !!!
Oui tout ça : Power Pop / Garage / Surf et du High Octane R’n’R et même une petite touche Punk 77 (dans le camp des Damned et des Boys). Le tout avec un son très moderne, totalement actuel : acéré mais aéré !
Le top !!!
[BT]

mardi 14 mars 2017

Chronique : PARLOR SNAKES + THE DEVILS + FANSCENE



PARLOR SNAKES
S/t, LP, CD, Digital
Hold On Music / Wagram
La vache il est drôlement balaise ce disque. Et comme sa pochette le laisse penser : incandescent !!!
Rock avec quelques accents bluesy, mais résolument moderne, jamais revivaliste ou passéiste, bien que totalement conscient de l’Histoire qu’il perpétue. Des accents Pop, parfois même Indie, et aussi un petit côté Garage plus des fulgurances ‘noisy’ jamais grossières, et surtout 11 excellentes chansons, où les mood et les tempos sont variés et permettent une installation profonde dans la musique de Parlor Snakes si remplie d’intensité !
Ce 2ème album les parisiens sont allé l’enregistré chez Matt Verta Ray qui leur a sculpté l’écrin idéal pour leur musique : soyeux mais Rock quoiqu’il arrive !!!
Si le groupe n’hésite pas à composer des ballades c’est surtout la voix et la guitare qui se taillent  forcément la part du lion. Et ceci grâce à une rythmique qui tisse la sous couche idoine pour cette musique : inspiré, diverses, précise et chaude. Parfois la présence discrète de l’orgue vient encore renforcer l’impact des chansons qui vous explosent toujours en bouche en un bouquet de saveurs revigorant !
[BT]
En concert : Jeudi 16 Mars : PARLOR SNAKES (Garage R’n’R), au Brin de Zinc, à Chambéry – Barberaz
Et :
Vendredi 17 Mars : PARLOR SNAKES (Garage R’n’R), au Bouffon de La Taverne, à Genève


The DEVILS
Sin, you sinners!, LP, CD, Digital
Voodoo Rhythm Rds
Si on additionne un et un on arrive (au nombre de membres de The Devils) vite à comprendre pourquoi ils sont sur Voodoo Rhythm Rds : la même utilisation outrageante des uniformes religieux (voyez la pochette de cet album et comparez là avec la celle du Tribute album consacré aux Monsters), le même son Pur Trash, le côté frustre et cru de leur musique… tout concours à les avoir fait remarquer par Beat Man !
Titres courts et percutants avec un son épais mais jamais inécoutable. La voix féminine, tour à tour agressive ou mélodieuse est prépondérante mais parfois celle du gars vient se mêler à la fête Blues Trash Garage de The Devils.
Ouai, pas de doute ils sont parfaitement à leur place chez Voodoo Rhythm Rds !!!
[BT]
En concert : Mercredi 26 Avril : The MONSTERS (Légendes du Garage Trash, Voodoo Rhythm Rds, Bern) + The DEVILS (Duo Blues Trash, Voodoo Rhythm Rds, Naples) + The SLIT PLASTERS (Garage Punk), à La Belle Electrique, à Grenoble


FANSCENE
French Poetry Revisited, CD
Paisley Archive / Detour Rds
Je ne connaissais pas ce groupe suédois qui en 1997 avait sortit le EP ‘French poetry’ qui a été très vite épuisé, malheureusement rien d’autres n’avait été publié ensuite. Paisley Archive / Detour réédite le single, ainsi que ce CD compil avec 16 titres et putain ça calme !
De la Power Pop à son meilleur !
Egalement dignes héritiers des groupes scandinaves de Garage Punk revival des 80’s et sorte de pré Hives. Avec leur style insouciant et trépidant Fanscene fascine ! De quoi charmer les fans de Kurt Baker, avec un style bien diversifié. Orgue Garage 60’s sur certains titres, mélodies évoquant la scène Power Pop américaine des années 80, Mod Power… Parfois à la limite du Pop Punk et avec des éléments qui n’auraient pas dépareillé chez certains groupes Cool Britania…Dans la lignée des Barracudas de ‘Drop Out’ !
LA CLASS !!!
[BT]


mardi 7 mars 2017

Chronique : HOLD STATION + CYANIDE PILLS + The BITERS + The ROUTES



HOLD STATION
Jockoid Tales, CD
Autoproduction
Un de ses groupes qui lorgne vers les early 70’s Mais pas que !!!
Une touche Bluesy Psyché, elle-même tempérée de Soul, un côté late 60’s, un soupçon de Rock 80 (entendez les Only Ones, ce genre d’école), un poil de Boogie venant du Sud, complexifient et décuplent l’intérêt des 5 titres de ce 1er mini album.
Tout comme le son simple, franc et dépouillé. Et la voix avec son débit mi chanté mi parlé, capable de se moduler : du cri à l’incantation, se pose comme une rose sur la musique de Hold Station.
Comme le dernier morceau construit autour d’une trompette nous fait naviguer vers un Rock planant, mâtiné de Jazz, ça ouvre de bonnes perspectives pour la suite !
[BT]
En concert : Jeudi 9 Mars : HOLD STATION (Heavy Psyché Blues), au Trankilou, 45 Bd Joseph Vallier, à Grenoble


CYANIDE PILLS
Sliced & diced, LP, CD, Digital
Damaged Goods Rds
Putain 18 chansons sur un LP c’est gonflé, mais le pari de ne jamais lasser est réussi haut la main !
Les Cyanide Pills sont de fins mélodistes qui balancent leur Power Pop musclé avec morgue et une énorme élégance. Il la croise avec du Punk 77 finement ouvragé.
On pourrait les poser à équidistance de The Briefs et Kurt Baker. Avec pas mal de fragrances Glam R’n’R.
Plein de titres sautillants qui font dodeliner de la tête en chantant les refrains ultra accrocheurs. Le quintet de Leeds varie bien les rythmes & mood, les mélodies sont présentes en permanence et leur chanteur module sa voix, changeant même de registre en fonction de ce que la chanson nécessite ! Yeah Rock It Baby !
[BT]
En concert : Vendredi 10 Mars : CYANIDE PILLS (Power Pop excellente, Uk) + BAD CHICKEN (Punk Rock), au Trokson, à Lyon. Entrée libre


The BITERS
Electric blood, LP, CD, Digital
Earache Rds
Finalement je dirais que ça n’est pas une si grosse surprise de voir ce quatuor américain signé sur ce label très étiqueté ‘Metal’. Car les Biters ont toujours additionné leur Power Pop d’une bonne dose de riffs à la AC/DC. Mais avec une grande finesse mélodique et un son pas trop gras qui les a immédiatement distingués. Et ça continue sur ce nouvel album bien savoureux. Si parmi leurs influences les 4 d’Atlanta citent régulièrement Cheap Trick ils parlent aussi des Boys, ce qui les situe pas mal musicalement.
Au finale c’est du bon vieux Rock’n’Roll mélodique et énergique qui doit autant au Heavy Rock qu’à une certaine idée de l’efficacité du Punk 77 et de la Pop avec des burnes.
Aussi étonnant que cela puisse paraitre pour un groupe existant depuis si longtemps et dont le nom circule autant ce ‘Electric Blood’ est leur 1er véritable album (ah les problèmes de management et de line-up…) après une poignée de mini Lp très savoureux !
10 chansons qui régalent bien par un groupe de gars plus fins et malins qui y parait, gouailleurs comme le Rock devrait toujours être, et qui pondent des morceaux immédiatement évidents.
[BT]
En concert : Jeudi 9 Mars : The BITERS (Glam Garage R’n’R, Usa), au Thunderbird Lounge, à Saint Etienne


The ROUTES
In this perfect hell, LP, CD, Digital
Groovie Rds / Dirty Water Rds
Le fantasme ultime de tout groupe garage Punk s’est de réaliser un album qui soit aussi emballant qu’un volume de Back From The Grave. Eh bien voilà ce qu’ont réalisés ces japonais sur leur 5ème album !
Qui plus est en restant loin des clichés et du Garage standardisé. Car sur ce nouvel album Chris Jack et sa ‘bande’ ne nous balance pas un disque ‘à la manière de’ comme ils l’avaient fait jusque-là mais ils mélangent tout ce qu’ils aiment pour se trouver une vraie personnalité !
60’s Garage / Surf / Psych Punk / Proto Post Punk / Indie 90 / The Hives / R&Beat / Fuzz Rock… mettez tout ça dans un shaker et secouez bien fort. Ce nouveau cocktail japonais vous nettoiera les conduit avec un fort goût de reviens-y à base de mélodies attachantes et de titres imparable !
[BT]


mercredi 1 mars 2017

Chronique : CAMELSPIDERS + BATMOBILE + The MASONICS



CAMELSPIDERS
One second, CD, Digital
Autoproduction
Voilà un groupe qui défend une certaine idée du Rock. Un truc chaud, sale et humide… Et ferraillant à coup de guitares…
Et pour bien rendre ce côté chaud sur leur 1er album ils ont décidé de l’enregistrer dans leur studio de répèt’ (basic track en live, puis en rajoutant des éléments ici et là), et de donner aussi à entendre des titres directement captés sur scène. Le tout montrant bien un groupe qui excelle sur scène, et également sait composer des chansons qui sont du Rock éternel dans ce qu’il a de meilleur c’est-à-dire avec une bonne dose de mélodies, de peps, de puissant et de finesse.
Résultat nous voici avec un disque du fait de ce choix de production au son incandescent et compact : celui d’un vrai gang qui joue du ROCK.
Lignée australienne mais par son versant mélodieux (Hoodoo Gurus et les Stems font partis des covers dont ils aiment régaler le public), avec un œil à la fois sur une certaine scène Garage, et l’autre vers le Glam (NY Dolls pour un amour commun du R’n’R originel). Pas impossible que les Dogs et toute cette scène Rock with class à la française les ai bien fait triper aussi (ainsi on pourrait voir une connexion grenobloise : Batmen / Chameleon’s Day). De même pour les éléments du Punk 77 qui savaient torcher des chansons.
Car c’est avant tout ça les Camelspiders : un gros sens du riff, une rythmique solide et qui joue droit, un chanteur capable de moduler sa voix pour coller sur les mélodies afin de pondre de vraies bonnes chansons de Rock.
Avec tout ce qu’il faut dedans pour qu’on s’en souvienne longtemps.
Et ils nous en desservent 18 sur ce 1er album (en 54 mn) qu’ils arrivent à rendre parfaitement digeste grâce à ce petit quelque chose en plus qui fait la différence entre les bons groupes et ceux qu’on aime !
[BT]
En concert : Jeudi 2 Mars : CAMELSPIDERS (High Octane Rock’n’Roll) + PYTT (Folk Rock) + LES OLIBRIUS (Rock Alternatif), à L’Engrenage, 27 rue Jean Prevost, à Grenoble. Prix libre.


BATMOBILE
Brand new blisters, LP, CD
Butler Rds / Music On Vinyl
J’ai conscience que je vais encore choquer (comme quand je dis que je ne suis ni fan des Cramps, ni des Sonics, ni des Stooges… je comprends parfaitement l’importance historique de ces groupes cependant ils ne reviennent jamais sur ma platine et dépit du fait que je possède la majorité de leurs albums) mais je n’ai jamais écouté les Batmobile avant cet album.
1er constat il y a là des chansons qui fonctionnent dès la 1ère écoute et qu’on chantonne dès la 2ème !
Donc en dépit de la longue pause (20 ans quand même) les Batmobile reviennent avec un album où ils prouvent qu’ils excellent toujours. Amalgamant tous les éléments indispensables à ce style : titres enlevés avec contrebasse qui se régale… Riffs & staccato Surf… mid tempos imprégnés de 50’s R’n’R… petits moments façon crooner…
Bref l’héritage Punk installé dans la musique des héros oubliés du Rock’n’Roll originel, avec toujours de la class et du swing !
[BT]


The MASONICS
Oberman rides again, LP, Digital
Dirty Water Rds
Ben oui les Masonics sont de retour ! Ce dont je me serais probablement bien branlé si je n’avais pas reçu cet album en promo. Car si je possède une paire de singles/EPs des Masonics je n’ai jamais été très fan, d’autant moins que la Medway Scene ne m’a jamais fait vibrer outre mesure.
Cependant de nombreuses écoutes de ce nouvel album montrent un groupe au sommet de son art ! Les compositions et la production ne sont pas abordées par-dessus la jambe (ce qui était trop fréquent dans cette scène à mon avis). Les Masonics ne révolutionnent pas le genre mais en extraient ce qu’il peut proposer de mieux !
Toujours entre R&Beat sauvage à l’anglaise et Trash 50’s R’n’R joué sans trop de fioritures mais avec ce qu’il faut de tension et de talent pour que je m’éclate de bout en bout et que je réécoute régulièrement cet album !
[BT]