vendredi 12 avril 2019

Chronique : BRAD MARINO + PARSNIP/SHIFTERS + DATURA 4 + CAVEMEN


BRAD MARINO
Extra credit, LP, CD, Digital
Rum Bar Rds / Beluga Rds
Immédiatement on plonge dans le bain ! Dès les premières notes de guitares on est piégé !
Avec ses chansons aux confins de la Power Pop et du Rock éternel Brad Marino nous attrape par le cœur et va pas vous lâcher !
Le son est précis, et il tranche (comme le meilleur traiteur italien le fait avec la mortadelle). La production est brillante, et le son clinquant mais au meilleur sens du terme : scintillant !!!
Déjà dans The Connection Brad Marino nous avait régalé d’excellentes chansons, mais là avec ce son elles vous rentre immédiatement en tête et distillent une telle dose de Fun.
Les chansons sont tellement efficace qu’on se croirait revenu aux années Bubblegum (mais après le passage de la tornade Punk).
Ce 1er album solo créé au long cours montre tout ce que le monsieur aime (ça tombe bien on a les même goût) : mélodies, guitares, voix, chœurs… la quintessence des Pop song, un gros crush pour des guitares Rock’n’Roll, et du Fun Fun Fun !L’album s’achève sur un Bye Bye Johnny (de Monsieur Chuck) qui se place au niveau de ce qu’en faisait Status Quo au milieu des 70’s quand ils étaient le meilleur groupe de Rock du monde !
Putain que ça fait du bien ce genre d’album : ça ensoleille ma vie !
[BT]
PARSNIP / The SHIFTERS
Hip blister, 12’’, Digital
Future Folklore Rds
Pour accompagner leur venu en Europe Future Folklore à proposé aux Shifters de sortir quelque chose de frais, et eux ont décidé de partager ce disque avec leurs amies de Parsnip. Donc nous voici avec un split avec 3 titres par face, une pour chacun de ces 2 groupes de la jeune scène de Melbourne.
Comme on connaît déjà un peu les Shifters dont on a aimé plus que de raison l’album chez Future Folklore tout comme celui chez Trouble in Mind Rds, et qu’on est galant, on démarre avec Parsnip !
Elles aussi ne veulent pas se laisser enfermer dans une case ou résumer à une étiquette. Pop Indie bricolée dans un esprit Punk lo-fi, mais sans jamais être quelque part de précis tout en étant parfaitement excitante la musique de Parsnip rappel l’excellence des TV P’s. L’esprit pas la lettre. Et quelle découverte ! 3 titres courts mais hyper marquants !!! Dont un vrai tube Indie underground. Je vais me pencher urgemment sur leurs autres ritournelles addictives !
Jusqu’ici rien de ce que j’ai entendu de ces Shifters ne m’a déçu et leur concert à Grenoble fut tout bonnement brillant. Et ça n’est pas ce split qui va me faire changer d’idée sur ces australiens ! Le but du disque était d’accompagner la tournée européenne et il remplit parfaitement son rôle… je l’ai acheté à l’issue du concert et j’ai laissé passer quelques semaines pour pas que l’enregistrement soit bouffé par l’excitation suscité par le live.
Pour les Shifters aussi je citerait les Television Personalities (ce qui explique la présence de ces 2 groupes sur ce split, la proximité géographique n’étant pas la seule raison), ainsi que le Adam Ant du début… Mais foin de références (qui peuvent allée jusqu’aux groupes de K Records) les Shifters s’amusent avec leurs envies et font une musique qui se déguste avec délectation !
[BT]
DATURA 4
Blessed is the boogie, LP, CD
Alive Rds
Cet album impeccable contient 3 chansons qui devraient figurer au Best Of de Dom Mariani qui commence à être fort copieux (Some Loves, Stems, DM3, Domnicks, Summer Suns, Majestic Kleps...), c’est dire son intérêt. En même temps rien d’étonnant au vu des qualités de compositeur du Monsieur, et encore moins si vous avez déjà mis les oreilles sur les albums précédents des Datura 4.
Notez que le CD contient 2 titres supplémentaires. Et que pas un titre sur ce disque (quel qu’en soit le format) ne fait baisser l’intérêt pour la musique qu’il contient !
Ce nouvel album démarre par un titre qui me fait penser au Blue Öyster Cult des grandes années (un groupe qu’il serait temps de réévaluer dans ce pays d’incultes). Pour sa complexité et sa brillance guitaristique, sa fulgurance mélodique et son élégance musicale. L’esprit pas la lettre.
Et puis toute personne qui prête allégeance au Boogie aura toujours ma bénédiction…
Bon une fois encore voici un splendide album qui doit autant au Heavy (mais sans le gras) Psyché 70’s très mâtiné de mélodies Pop (sixties meets nineties… enfin intemporelles quoi) ces mélanges donnent à la musique de Datura 4 une qualité énorme et une forte personnalité.
Plutôt situé dans les mid tempo les chansons ne s’étirent pas en longueur (contrairement à ce que font trop souvent les concurrents) mais vous donnent l’impression d’être bien installées en leur sein et elles respirent la vie !
[BT]
The CAVEMEN
Nuke Earth, LP, CD, Digital
Slovenly Rds
Retour des néo-zélandais avec un 3ème album gorgés de putains de killers tracks de Punk Garage Punk ! C’est assez inexplicable leur capacité à balancer que des chansons qui font mouche.
D’autant plus inexplicable que moi ce genre de décharges courtes et brutes ça n’est pas vraiment ma came !
En fait ça vient sûrement du fait que les Cavemen sont capable de dissimuler sous une couche de crasse de vraies mélodies qui flirtent avec une Power Pop sur vitaminée, du Punk 77 voir du Pop Punk. Évidement ils y rejouent le vernis Lo-Fi Garage Punk limite Budget Rock mais en fait les Cavemen sont bien dans la tradition Rock’n’Roll ou l’énergie est primordiale, mais les mélodies et les chansons tout autant !
Mais c’est sûr ce disque commence par vous mettre une bonne baffe ! Et ensuite pendant que vous vous frottez la joue et que vous vous grattez le crâne ses 13 chansons vont forer bien au fond de celui-ci !
[BT]
En concert :Jeudi 18 Avril : The CAVEMEN (Garage Punk furieux, New Zealand) + PERVITIN (Fuzz Rock dépressif), au Trokson, à Lyon
Et :
Dimanche 21 Avril : Easter Garage Festival, avec : The CAVEMEN (Garage Punk, New Zealand) + THEE GUNLOCKS (Garage Punk) + TORNADO TWIST (One Primate Band Fever) + The Great DJ Battle Royal After Party, au C.B.G.C, à Gigors Et Lozeron (26). De 20h00 à 6h00 du matin

mardi 9 avril 2019

Chronique : YOOHOOS + ROCK'N'ROLL KAMIKAZES + CROCODILES + The MARSHALS


The YOOHOOS
Up goes the rocket, LP, Digital
Monster Zero Rds
Ce trio balance là sont 1er album qui m’éclate bien d’entré. Une bonne dose de Pop Punk comme on s’y attend venant de ce label, et surtout beaucoup de mélodies Bubblegum envoyé avec énergie ! Les allemand utilisent judicieusement les possibilités données par des voix masculines et féminines !
The Yoohoos s’est formé en 2005 mais c’est seulement leur 1er album donc ils/elle ont bien sélectionnés les titres ici présent pour être sûr de leur impact ! Leur mini album de 2007 avait été bien remarqué par les aficionados du genre tout comme leur EP de 2013. Rien de surprenant donc à ce qu’on les trouve signé sur le label de référence en Europe pour ce style de musique.
Je trouve cet album rafraîchissant parce que les Yoohoos sont loin des clichés du Pop Punk : des chansons courtes, rapides avec un batteur jouant uniquement du tchac poum tchac poum…
Chez ces allemand on sent une grosse connexion Rock’n’Roll éternel, et presque même des relants de Glam école New York Dolls. Ce qui nourrie leurs chansons et leurs donne des petits côtés classiques de la Power Pop ! Ou du Punk Rock 77. Certaines chansons se rapprochent de l’Indie Pop (musclée mais sans excès) voir du college Rock sans sombrer dans le revival 90 actuel !
Les chansons sont certes courtes mais plutôt constituées de mid-tempo, et gorgées de mélodies, de licks de guitares, de choeurs et de plans bien variés !
Les Yoohoos méritent tellement plus que de rester avec une étiquette Pop Punk collée sur leur dos !
Jetez-vous sur cet album !!! Tellement délectable !!!
[BT]
The ROCK’N’ROLL KAMIKAZES
Campari & toothpaste,
Area Pirata
Sous cette magnifique pochette se trouve un formidable album bénéficiant d’un son clinquant, précis, clair, puissant et parfois même destructeur !
Comme le nom de ce groupe le suggère on navigue dans une ambiance très 50’s R’n’R tirant vers le Rockabilly, le Surf, le Hillbilly tout en ayant le swing de la musique de cocktail !
Parfois on n’est pas loin de l’esprit de ce que fait le Brian Setzer Orchestra, et sur les moments les plus durs ça peut ramener vers l’Angleterre des 80’s/early 90’s avec des côté plus musclés.
Les italiens ont le sens du détails qui tuent (regardez bien la pochette, et ce titre d’album… ils avaient déjà mis la barre très haute avec ce nom de groupe) et ça se ressent dans leur musique qui avec peu de moyens et d’instruments donne un grand sentiment de diversité et de liberté (ce qui est extrêmement rare dans une scène si friand de craquants).
Sur ce 4ème album ils se jouent des convenances et semblent se balader en toutes liberté dans leurs influences pour créer du pur Rock’n’Roll Kamikazes !
[BT]
CROCODILES
Love is here (end is near), LP, CD, Digital
Deaf Rock Rds / Bigwax Distribution
Je dois dire que j’avais craqué sur leur album de 2010 découvert un peu par hasard. Mais que depuis j’avais laissé passer les suivants loin de mes oreilles…
Crocodiles revient avec un nouvel album qui prouvent qu’ils caressent toujours avec bonheur la pierre philosophale qui permet de composer de formidables chansons de Pop Indie nervurées de Rock !
Une nouvelle fois cet album contient une belle ribambelle de super chansons qui paraissent confondantes de simplicités, d’évidences et d’efficacité !
Fuzz Pop Indie Rock, mais sans jamais sombrer dans le bête revival 90 actuel.
Crocodiles ne dénigre pas non plus d’assaisonner sa musique de piments Psyché mais sans sombrer dans la pâle copie 60’s, plutôt en amenant cet univers musical vers le leur propre !
Si certaines de ces chansons se mettaient à apparaître dans les rotations de grosses radios (par exemple le très obsédant ‘Heart Like a Gun’, mais ça n’est pas le seul) je n’en serai pas plus étonné que ça. Pourtant jamais Crocodiles ne sonne commercial. Se serait un bon signe concernant le niveau de qualité de ce qui passe en radio, mais faut pas rêver ma bonne dame !
Heureusement pour les gens de goût qui ont encore leur cerveau connecté aux oreilles il reste cet album ! Celui-ci ne contient que des chansons attachantes à un titre ou un autre et franchement c’est une pure délectation de l’écouter !
[BT]
En concert : Jeudi 30 Mai : HOT SNAKES (Indie Rock 90 légéndes, Sub Pop, Usa) + The HORSEBITES (Power Pop) + CROCODILES (Indie Rock, Californie) + DTSQ (Punk Psychédelic, Corée du Sud) + DJ TOUS EN TONG, au Ninkasi Gerland, à Lyon
The MARSHALS
Les bruyères session, LP, CD, K7, Digital
Freemount Rds / Differ-Ant
Si vous fêtes l'addition du nom de ce groupe et du titre de ce 5ème album vous aurez une équation qui penche d'un côté vers le Blues américain originel (rurale, mais déjà électrifié et fuyant vers les grands ensembles urbains) et des racines françaises (celle de la terre d'accueil des musiciens victimes de la ségrégation, et des exilés de tous bords).
Les des horribles zicos qui utilise l'idiome Blues pour se tirer sur la tige et sur le manche pour nous assommer de leur pseudo virtuosité vaine, The Marshals privilègient l'instinct, la chanson brute, l'authenticité du feeling et des émotions.
Si toute la musique qu'on aime elle vient de là, les Marshals la ramènent vers leur vision d'un Rock primitif et vrai.
Simple, direct du producteur à l'amateur de musique, sans édulcorant ni intermédiaires frelatés, un album dans lequel on s'immerge de bout en bout comme une traversée fantasmée du bayou !
[BT]

samedi 6 avril 2019

Chronique : HONEY POT + GENTLEMENS + SNAKERATTLERS + XAVIER CALVET + LUCILLE FURS


The HONEY POT
Bewildrered Jane, LP, CD, Digital
Mega Dodo
Voilà un groupe qui navigue en plein fantasme Sixties Psychedelia, l’assume parfaitement et assure carrément !
Les chansons (et l’intérêt de l’album) bénéficient de l’alternance entre le chant féminin et masculin et de la richesse des chœurs, harmonies vocales, mélodies…
Le groupe oscille entre Heavy Psyché avec une place importante donnée aux claviers (mini Moog…) Pop Sixties avec piano et flûte traversière et Psych Garage. La voix féminine est vraiment caractéristique et le traitement sonore de l’ensemble donne de l’ampleur aux chansons un côté planant aussi.
L’instrumentation riche tire parfois vers une Pop baroque du meilleur aloi.
Chaque chanson a, individuellement, une très forte personnalité. Ce qui ne nui aucunement à l’homogénéité de l’album. Au contraire, ça lui donne une très forte densité puisqu’il n’est constitué que de très bonnes compositions qui sont judicieusement agencées en un ensemble cohérent.
Un 4ème album (si on ne compte pas la compilation de titres rares et inédits) de ce quintet anglais qui fini par être bien obsédant ! Et ça n’arrive pas si souvent !!!
[BT]
The GENTLEMENS
Triage, LP
Hound Gawd Rds
Mes sens avaient déjà été bien échauffés par leur précédent album chez Area Pirata Rds, revoici le trio italien, avec un 3ème LP concoqueté au Outside – Inside Studio ! Donc le son est chaud & clair, puissant et précis comme il convient mais dont ne bénéficie pas si souvent ce genre de musique. Je vous dirais bien qu’on tient là l’album après lequel Jon Spencer coure depuis ‘Orange’ mais ce serait réducteur car The Gentlemens ne sont pas des copieurs… On baigne cependant en plein Garage Punk 90, avec un gros sens du groove torride et tendu.
Chaque membre du trio accomplit les même tâches : guitare, batterie, chant. Ce qui donne à la fois une certaine diversité et une très grande unité à leur musique ! Dans un état d’esprit assez voisin de Jim Jones les Gentlemens injectent une grosse dose de Blues et de Rock’n’Roll fifty dans leur tambouille Garage. Force est de constater que ça relève grandement la saveur de leur musique. Qui n’a pas peur non plus de parfois reluquer du côté du New York Noisy Blues cradingue des 80’s.
Un agglomérat extrêmement réussit qui tient chaud au moment où l’hiver retente une percé !
[BT]

SNAKERATLERS
All heads will roll, LP, CD, Digital
Dirty Water Rds
2ème album signé par ce couple (sont même marié, si si), le 1er pour Dirty Water Rds, qui une fois encore à mis la main sur une pépite !
Du Garage Punk version duo batterie / guitare mais avec de grosses réminiscences 50’s, et un petit penchant Link Wray qui fait très plaisir. Attention ici il ne s’agit pas de copie… Comme leur patronyme le laisse imaginer on baigne aussi pas mal dans l’ambiance Bayou / redneck (ce qui est plutôt rare pour un groupe anglais) avec aussi un bon côté Medway stylee des 80’s aux débuts des 90’s, bien cru et puissant.
Par rapport à la majorité des duo Garage Punk les SNAKRATTLERS ont un registre relativement étendu (mais sans déborder vers le n’importe quoi non plus) et composent de vrais morceaux intéressants, puissants et excitants !
C’est bien tout ce qu’on cherche avec ce genre de musique, et pour ça les Snakerattlers sont sur le sommet du panier !!!
[BT]
XAVIER CALVET
Crosswinds, LP, CD, Digital
Bcore Disc
Power Pop comme on la rêvait dans les 90’s (Posies / Teenage fan Club) mais en plus ample / j’oserai même dire héroïque si je ne craignais pas de vous faire partir en courant ! C’est sûrement dû à une certaine fascination pour les grands espaces façon Americana : pedal steele / scie musicale, banjo… mais aussi voix vocordisé (délicatement) ce qui nous éloigne des faux cow-boys poussiéreux.
C’est beau, profond, mais également mélancolique, sûrement le signe des temps… D’ailleurs par de nombreux aspects ce Crosswinds sonne furieusement 2019.
Voici donc le 1er album solo du leader de Bullitt (les espagnols https://bullitt.bandcamp.com) et le jeune homme nous fait naviguer ici dans des sphères musicales qui sont loin du Hc emo 90 de son groupe ce qui justifie pleinement la sortie d’un album solo.
Ici les chansons les plus Pop oriented radio bénéficient d’arrangements luxueux (claviers, choeurs féminins…) et alternent avec des titres plus musclés proche du versant 90 de la Power Pop. Une belle variation.
[BT]
LUCILLE FURS
Another Land, LP, CD, Digital
Requiem Pour Un Twister / Bertus / Believe
DIY Pop baroque bricolé à Chicago cet album est un hommage aux Sixties aventureuses qui ne sombre jamais dans le mièvre et pourrait même convaincre les fans de Rock Garage ! Donc si vous êtes à la recherche d’un album de Pop Sixties tirant joliment vers les psychédélisme délicat et qui ne cache pas son côté follement revivaliste. Voici le genre de disque fait pour vous.
Il contient une très belle collection de chansons qui fonctionnent parfaitement bien. L’interprétation et le son sont parfaitement réalisés pour les mettre en valeur. Pas un point faible, ni une tâche à l’horizon !
Du bien bel ouvrage ma fois, distillant la bonne dose de bonnes chansons comme on aime ! Et chaque nouvelle écoute en révèle plus, rendant ce disque de plus en plus attachant !
[BT]

lundi 1 avril 2019

Chronique : EX HEX + CLAW + ROYAL TRUX + The WHO biographie + ABUS DANGEREUX n°149 + MATERIAL GIRLS


EX HEX
It’s real,
Merge / Differ-Ant
Un Power trio féminin, venant de Washington DC, et signé sur Merge, dès le départ je me dis ya bon pour moi !
Et je suis très surpris par ce que j’entends, car Ex Hex sonne très Heavy 70’s… Enfin pas dans le sens classique du genre parce qu’indéniablement on sent que les filles ont aussi intégrées les diverses scènes Indie Rock et Pop qui ont marquées les différentes décennies qui mènent jusqu’à nous. Mais aucun doute n’est possible on est plus dans une filiation Runaways / Donnas, avec une forte dose de Power Pop et de New Wave (dans le sens Joe Jackson/Costello des tous débuts).
Et ça n’est pas moi qui vais m’en plaindre !!!
Au contraire, je ne vous cache pas que le revival 80, et même (dans un moindre mesure) celui des 90’s commence à me courir sur le haricot… Alors ce It’s Real (excellent titre) de Ex Hex arrive à point nommé et sonne très très frais à mes oreilles !
10 chansons simples, directes, efficaces, mémorables, variées (notamment au niveau des tempos), de belles voix… la vie quoi !
Oh, la belle vie !!!
[BT]
CLAW
All my friends they’ve grown out of style
Kiwi Rds
1er album pour cet auteur compositeur interprète frenchy qui mélange à son Folk post moderne beaucoup de Pop Indie. Musique d’appartement mais fleurant bon les grands espaces !
La très belle pochette vous aide bien à entrer dans l’univers intimiste de Claw, cependant sa musique ne sent pas le renfermé (notamment par l’ampleur des arrangements / instrumentations sur certaines chansons, mais aussi par son côté bien dans l’air du temps), au contraire elle est très en connexion avec le monde ultra moderne qui nous entoure !
Ce que je trouve frais avec cet album au titre bien vu, c’est qu’il ne tombe dans aucune case revivaliste, pas de références sonores et/ou temporelles, à part à l’époque actuelle.
Une musique délicate qui me donne souvent l’envie de cocoonner...
Ça se situerait un peu entre Arcade Fire (pour le côté Pop héroïque aux fragrances mondialisées) et Bon Iver. Sa musique dégage une vraie puissance émotionnelle très convaincante et touchante.
Pas daté, remplis de chansons complexes qui ne se réfèrent à personne, sinon à sa vie intérieur. Un disque (qui pour moi) sort de nulle part et qui remplit ma journée de joie, comme celle d’hier et je suis prêt à le parier, comme celle de demain !
[BT]
ROYAL TRUX
White stuff, LP, CD, Digital
Fat Possum Rds / Differ-Ant
J’avoue que j’étais un peu dubitatif sur le retour de ce mythique duo mixte des 90’s plus de 15 ans après son dernier album… cependant comme parmi leur discographie il y a des albums que je trouve vraiment très très bons (et certains faibles il faut aussi le dire) j’étais très curieux !
Et dès la 1ère écoute j’ai été emballé par ce White stuff ! Après plusieurs passages je l’ai laissé reposé plus de 3 semaines avant de me remettre dessus. Et il faut reconnaître que le disque supporte bien l’épreuve du temps…
La musique de Royal Trux est toujours cet improbable salmigondis (au meilleur sens du terme) d’influences et sonorités : Garage cracra, Noise qui gratte, Blues sale, Swamp Rock poisseux, proto electronica noire et foireuse, bricolo Hip Hop blanc… Art Rock ? Sûrement, mais alors un art très brut !
Manifestement le temps ne les a pas assagis, policé, ni soigné. TANT MIEUX !
Dans un monde ultra clinique un peu de crasse ne peu pas faire de mal !
[BT]
STEVE GRANTLEY & ALAN G. PARKER
The WHO by Numbers, l'Histoire des Who à travers leur musique
Rytrut éditions
Même pour moi, alors que les Who sont mon groupe préféré de tous les temps, ce projet racontant l’histoire du groupe chanson par chanson pouvait passer pour fastidieux, scolaire et stérile. Mais bien heureusement il n’en est rien.
Certes les deux auteurs sont également fans et souvent dytirambique (et c’est tellement nécessaire pour qualifier la musique du quatuor dans ses meilleurs moments), mais juste ! 
Cette très belle édition française (visez moi cette superbe couverture) donne furieusement envie de réécouter les albums ! Ce qui est le but évidement. Mais en plus j’ai appris pas mal de chose sur les WHO et pourtant j’ai déjà beaucoup lu sur eux. Car, en fait, ce livre ne se contente pas de répértorier et analyser chaque chanson…
Dans un pays qui n’a jamais pris les Who au sérieux (pour tout un tas de mauvaises raisons) et qui ne voit le Rock qu’entre la dischotomie Beattles/Stones (groupes pour lesquels je n’ai aucun intérêt musical) ce qui prouve bien la petitesse d’esprit des gens d’ici en matière de Rock, il est très salutaire que ce livre bénéficie d’un si beau travail d’édition !
300 pages 26 euros.
Disponible chez les bons libraires (par exemple à Grenoble aux Modernes, Rue Lakanal)
[BT]
ABUS DANGEREUX n°149
40 pages imprimées couleurs + CD sampler 17 titres
Quand même 149 numéros ça vous pose une revue ça ! Je n'ai jamais compté combien j'en ai chez moi, mais j'irai beaucoup plus vite en dénombrant ceux qui ne sont pas en ma possession et je parie que le total est inférieur à 20 !
ce numéro du 1er trimestre 2019 nous sort idéalement de l'hiver avec au sommaire ce qui se fait de mieux dans les scènes Indie qu'on aime tant.
La pièce maitresse de ce n°149 c'est le long entretien avec Low qu'on retrouve sur la couverture et sur le CD sampler qui accompagne le magazine. Comme leur nouvel album est une merveille dans lequel ils/elle se réinventent c'est un putain de bon choix !
Egalement à lire ici un long dossier sur le Rock en Chine, et comme vous et moi on n'y connait rien voilà la garantis d'un paquet de découvertes !
On retrouve des noms connus plus où moins perdus de vue : Mick Harvey, Babybird, Penny Ikinger (ce qui me fait personnellement plaisir puisque ça reste un des meilleurs souvenirs parmis les concerts que j'ai organisé).
Au moment où le nouveau single et le nouvel album de The GALILEO 7 vont arriver ils sont sur le CD sampler et en interview. Le label Maximum Pelt nous présente sa philosophie et ses choix musicaux. Cannibale sont là-aussi pour raconter leur travail.
Et il en est de même avec 39th & The Nortons, vraiment un excellent groupe !
On va faire un tour down under avec Cash Savage & The Last Drinks (santé !). Et puis j'aime beaucoup Music For Eleven Instruments et je suis heureux de découvrir leur histoire.
Comme à chaque fois je fais un gros paquet de découvertes : Dean Wareham, Nova Materia, Dirty Deep, Randall Dunn...
5 euros pour autant de bonnes lectures et un CD sampler avec 17 groupes ! 20 euros pour l'abonnement annuel !
A Grenoble en vente chez Disco'Rama, 11 rue Beyle Stendhal !
[BT]
MATERIAL GIRLS
Leather, LP, Digital
Exag’ Rds / Irrelevant Musicalement
Ce qui m’a d’abord sauté à la gueule avec ce 1er album du sextet d’Atlanta c’est son intensité ! Et je me suis dis que des groupes qui pouvaient concurrencer Siouxie & The Banshees (grande époque) sur ce terrain n’était pas nombreux.
Ce groupe se rêve dans le New York Arty des grandes années du Glam, du Punk et du Post Punk. Et il arrive à façonner son fantasme pour créer sa réalité de maintenant !!!
Musicalement on est dans un univers bien caractérisé par la pochette de ce Leather (bon choix de noms chez ces jeunes gens) !
Ça n’est pas souvent que je me fais scotcher par un 1er album autant que par celui-là ! Dès la première écoute, mais tout autant après un paquet de passages sur la platine !
[BT]
En concert : Dimanche 7 Avril : MATERIAL GIRLS (Goth Glam DIY Post Punk, Atlanta), à Grenoble, lieu secret. Réservations & renseignements : parquet.sonore@gmail.com 20H00 (repas végan au préaable, sur réservation). Prix libre.