dimanche 27 septembre 2026

Chronique : VELOCITY GIRL + The RETROSPECTS + IT IT ANITA + The RUBBERS

 
The RUBBERS 

Summer Is Gone, 7’’, Digital

Sunnyboy 66 Records

A la 1ère écoute j’ai retrouvé l’excitation que je ressentais il y a plusieurs décennies de cela quand je découvrais le Garage Punk et que je démarrais mon émission !

1er EP pour ce « jeune » groupe grecs formé en 2023 avec des membres qui ont été investit dans la scène locale depuis des années (The Frantic Five, The Jacks, The Overtones, Tenderfeet)…

Et après avoir auto-produit une cassette (en suivant une certaine tradition qui dit beaucoup de choses pour les fans) les voici qui sortent leur 1er EP !!!

The Rubbers pratiquent un Garage Punk Sixtisant délicat ET puissant,

mais pas que

on peut aussi entendre ici leur attrait pour le Paisley Underground !

Ce qui nous donne un EP 4 titres bien équilibré : un titre musclé par face, et,

une chanson plus posée et mélodieuse sur chaque side !

Une vraie régalade !!!

https://www.sunnyboy66records.com/product/the-rubbers-summer-is-gone-7-vinyl-e-p

https://sunnyboy66records.bandcamp.com/album/the-rubbers-summer-is-gone 

[BT]

VELOCITY GIRLS

1989 – 1992, LP, CD, Digital

Slumberland Rds

Je me souviens avoir lu le nom de ce groupe, back in the days, mais en revanche sa musique m’était inconnue ! Il faut dire que Velocity Girls a sorti 3 albums sur Sub Pop dans les 90’s quand ce label était au sommet de la hype et l’Indie Rock à son pic !

Cette compilation regroupe des chansons que le groupe avait enregistré avant son 1er album. Issu de la scène de Washington D.C. et déjà à l’époque elle/ils gravitaient autour d’un Slumberland Rds naissant !

Indie Pop / Art Rock

Une sorte de version très Indie / Noisy Pop de Transvision Vamps (et pour moi ça n’est pas un mince compliment) ! Avec une petite touche de beauté irréelle qui rappelle le My Bloody Valentine de la période Ecstasy & Wine

Dès ses débuts Velocity Girls faisait montre d’un grand talent de composition et d’interprétation, mais aussi d’un goût très sûr comme le prouve leur choix de reprises : Beat Happening, The Jam (ils/elle donnent une merveilleuse version de « That’s Entertainment » une de mes chanson favorite du 2ème meilleur groupe du monde)!

Le chant féminin flirtant avec l’innocence des guitares Noisy sur une rythmique tendue et un son cru mais toujours clair, simple et direct fait dés miracles et la candeur de ces POP songs est délicieusement imparable !

Bref Velocity Girl c’est le pied intégral, en tout cas dans ces années de jeunesse… Désormais je vais me pencher sur la suite de leur carrière parce que cette compilation en plus de régaler à chaque écoute donne furieusement envie d’en connaître plus !

https://velocitygirl.bandcamp.com/album/1989-1992 

[BT]

RETROSPECTS

S/t, LP, Digital

Alien Snatch Rds

Alien Snatch Rds réédite les 2 albums des canadiens de Retrospects originellement paru l’an passé sur Vintage Voltage Rds (et découvert par ici grâce au single sorti en 2025 par Fish & Cheap Rds). Retrospect mérite son patronyme et nous replonge à la grande époque de la New Wave avec ses accents de Synth Punk bien Poppy entraînant et léger !

A la 1ère écoute j’ai trouvé ça bizarre que ça soit sorti par Alien Snatch Rds

puis après plusieurs écoutes j’en suis venu à me dire qu’en fait on pouvait voir Retrospects comme étant un groupe qui fait de la Power Pop mais avec des synthés vintages…

ça ramènera les plus anciens d’entre-nous au temps des excitants débuts de la New Wave (avant que ça tourne à de la musique de garçons coiffeurs) !

En plus ce Re Revivalisme sonne franchement très Post Post Modern donc absolument dans l’air du temps.

Et j’avoue passer pas mal de temps à dodeliner de la tête et de chanter avec le groupe que ce soit leurs refrains bien accrocheurs ou les mélodies des parties de claviers, qui sont drôlement bien chiadées !!!

https://aliensnatch.bandcamp.com/album/retrospects-s-t-lp 

[BT]

IT IT ANITA

Hi Hi Ha Ha, LP, CD, Digital

Vicious Circle

Si le médium est le message cette pochette façon art brut devrait vous mettre sur la voix de ce que vous pouvez vous attendre à entendre sur ce nouvel album du power trio belge !

3 ans après le précédent qui nettoyait déjà bien l'émail des dents, It It Anita nous revient avec un 5ème album qui fait aussi très fort ! 

Depuis leur https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2024/03/chronique-gee-strings-it-it-anita-sex.html  précédent album je suis hyper attentif à ce qu'ils produisent et donc j'étais très excité par la perspective de ce nouvel album qui me chauffe très fort !

Abrasif et ratatinant, sombre et tendu comme le monde dans lequel on vit ! Quant au titre de ce disque chacun le lira en fonction de son analyse de la situation actuelle.

Du Noise Rock Indie comme il se faisait au meilleur des 90's sans sonner revivaliste, It It Anita est clairement parfaitement à sa place dans notre époque ! Avec une petite touche Grunge par-ci par-là !

Des voix qui dialoguent entre elles au sein de la même chanson, des cris aussi, du talk-over ou du parlé/chanté (pour ceux qui saisissent la nuance) à capela, et même une trompette sur la fin (remember Itch?).

ça claque fort le baigneur et c'est tellement bon !!!!

https://viciouscircle.bandcamp.com/album/hi-hi-ha-ha

[BT]

En concert :

Vendredi 2 Octobre : IT IT ANITA (Indie Noise) + KRASHKARMA (Heavy Rock, Los Angeles) + SEND ME LOVE LETTERS (Indie Pop), La Cordonnerie, à Romans Sur Isère

https://www.facebook.com/events/2170705140351690

https://krashkarma.bandcamp.com/album/falling-to-pieces

https://sendmeloveletters.fr

https://ititanita.bandcamp.com

ET :

Samedi 3 Octobre : IT IT ANITA (Indie Noise) + WAXHEAD (Indie Noise Garage, Uk), au Brise-Glace, à Annecy

https://www.facebook.com/events/967213325692124

https://waxhead1.bandcamp.com/album/gnat

https://ititanita.bandcamp.com


jeudi 24 septembre 2026

Chronique : RAILCARD + DAN SIMMONS + The ODD MODS

 
The ODD MODS

We Are The Odd Mods, 7’’, Digital

Sunnyboy 66 Records

Pour moi un groupe affublé de ce genre de patronyme démarre avec un a-priori très favorable !

Surtout avec une histoire comme la leur, qui ne dura qu’à peine plus d'un an entre 1992 et 1993 quand la scène Garage Punk Grecque a connu un 1er boom (remember The Sound Explosion ?) !

Sunny Boy 66 Rds a exhumé pour notre plus grand plaisir 4 titres bien secoués comme on aime !!!

On a ici tout ce qui nous rend gaga en matière de Garage Punk Sixties Revival : des chansons bien agitées comme il se doit, un instru furieux pour démarrer et vous mettre dans le bain, un Farfisa aigrelet, une prod’ crue et direct dans ta face, un chanteur bien habité et Soulful trash en diable !

Des gars dérangés avec un trop plein d’excitations qu’ils transfèrent dans leurs compositions, et nous on s’en délecte !!!!

Yeah, Baby !!!!

https://sunnyboy66records.bandcamp.com/album/the-odd-mods-we-are-the-odd-mods

[BT]

RAILCARD

Two Steps At A Time, LP, CD, Digital

Skep Wax / Slumberland

La 1ère chanson m’accroche immédiatement l’oreille et me ramène à la grande époque de la Blonde Pop (Voice Of The Beehive, Darling Buds…) et c’est tellement bon !

Mais revenons à Railcard, leur musique balancent aussi parfois du côté de l’innocence des harmonies vocales de Gloria et de la beauté élégiaque des mélodies !

Le tout dans un cadre musical très 2026 !

Faut dire que ce quartet formé en 2025 et qui sort ici son 1er album n’en est pas pour autant à son coup d’essais puisqu’il est formé de Rachel Love (Dolly Mixture), Ian Button er Peter Momtchiloff (Heavenly)  ainsi que de Allison Thomson (Trash Can Sinatras, The Love Band) : ça c’est un casting top niveau !

Qui démontre dès ce « Two Steps At A time »

Avec un petite touche Art Pop par ici, des arrangements délicats et complexes là, des couches et des couches de voix posées en nuages comme le plus délicates des chantilly…

Tout simplement des CHANSONS POP qui sont à la hauteur de celles qu’on déguste avec joie depuis plus de 50 ans et dont Railcard perpétue la tradition d’artisan d’artistes !!!

https://railcardband.bandcamp.com/album/two-steps-at-a-time

[BT]

DAN SIMMONS

Les forbans de Cuba,

Flammarion, 539 pages / J’ai Lu, 732 pages

Vu mon âge et mon background d’adolescent dévoreur de SF, j’aurai dû être la cible parfaite, au moment de leurs sorties, pour les grands romans de Dan Simmons (L'Échiquier du mal puis la saga de Hypérion) qui avaient la réputation de « renouveler le genre » mais à ce moment là ça m’avait paru bien prétentieux et apparemment verbeux en diable, donc j’avais passé mon tour… jusqu’à ce que je tombe sur ce livre à la bibliothèque.

Pas de SF donc, ce qui tombe bien puisque je n’en ai plus lus depuis au moins deux décennies, mais un roman historique qui utilise de véritables personnages : Ernest Hemingway, Ian Fleming, J. Edgar Hoover…) dans une fiction basée sur des éléments historiques étonnants, plutôt méconnus et qui laisse beaucoup de place à l’auteur pour forger une intrigue d’espionnage bien alambiquée et haletante.

Si comme moi vous n’avez jamais lu Hemingway ça n’est pas bien important puisqu’ici il est plutôt utilisé en tant que personnage iconique et que c’est sa ‘légende’ qui est convoqué bien plus que l’écrivain… et la réflexion sur l’écriture dont parlent certaines critiques par rapport à ce roman, apparaît bien léger quand on le lit.

En revanche, concernant le côté verbeux de Dan Simmons je ne m’étais pas trompé : oui clairement il aime écrire, et oui il aime se regarder écrire, et, il faut reconnaître qu’il fait ça avec une certaine maestria le bougre.

Donc il succombe au principal défaut des romans historiques : la recherche du détail qui fait VRAI dans une trop foisonnante documentation… donc ça tartine de longs paragraphes virtuoses mais vains comme le plus souvent les démonstrations de virtuosité, quel que soit le domaine.

Cependant il faut aussi reconnaître à Dan Simmons sait accrocher son lecteur et que je suis passé outre ses descriptions trop longues pour connaître le fin mot de ‘l’histoire’ et arriver à la fin où le personnage principal / narrateur démêle l’échevaux d’intrigues entremêlées et met toute cette aventure en perspective… et pour qui s’intéresse un tant soit à l’infra-monde des espions c’est assez brillamment construit et solidement documenté.

Concernant les déclarations polémiques de Dans Simmons ces dernières années, je dirais simplement que le livre date de 1999 et que ça ne devrait pas empêcher de le déguster !

https://www.babelio.com/livres/Simmons-Les-Forbans-de-Cuba/40221

[BT]


dimanche 20 septembre 2026

Chronique : BATES MOTEL + GODS OF GAMBLE + ANNIE TAYLOR + The MORNING LINE

 
The MORNING LINE

Stars, CD, Digital

Big Stir Rds

Reçu au début de l’été j’ai beaucoup beaucoup écouté ce double album à tel point que désormais ces chansons sonnent pour moi comme des classiques !!

S’il y a eu autant de passages entre mes oreilles, c’est bien sûr et avant tout pour mon plus grand plaisir. Mais aussi du fait de ma grande difficulté à qualifier la musique de Morning Line de façon satisfaisante (ce qui est bon signe, ça signifie que leur musique ne se limite pas à être enfermé dans une case) afin de vous faire vous jeter sur ce disque !

J’ai écouté les 21 compositions de ce « Stars » (qui n’usurpe aucunement ce patronyme) in extenso dans un sens ou dans l’autre par paquet, du début du milieu par tiers…

et le constat est toujours : QUEL PIED !

Et aussi : « mince cette diversité n’est pas simple à décrire) !

Il est sans doute bon de prendre un peu de temps pour ausculter sa pochette : belle et élégante elle emballe bien ce disque !

Comme c’est sûr Big Stir Rds on pense : Power Pop, et on n’a pas tord !

Mais le groupe de Los Angeles y adjoint des éléments de College Rock, d’Americana, d’Indie 90, de Pop 60’s…

Ils se situent dans une lignée qui les positionne au niveau des grands songwriters américains qu’on adore ici (Paul Westerberg, Steve Wynn…) et pourrait être adoré de ceux qui comme moi ne se sont jamais relevé d’un album comme le « Hollywood Town Hall » des Jayhawks...

Bref si vous aimez les albums de Rock qui ont de la profondeur, de l’ambition, mais qui ne font pas ça au détriment d l’efficacité des CHANSONS, alors

JETEZ VOUS sur cet album de The Morning Line !

Vite !

Très vite !

https://themorningline.bandcamp.com/album/stars

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BATES MOTEL

Live in LA 1980 (The No Vacancy Edition), CD, Digital

Think Like A Key Music

Une belle découverte que voici me concernant, dans la mesure où je ne me souviens pas avoir entendu parler de ce groupe avant… ce qui n’a rien de surprenant puisqu’ils n’avaient jamais sorti d’album avant ce live !

Voici 15 chansons inédites provenant des concerts donnés au Starwood et au Whisky-A-Go-Go en 1980, restauré depuis les bandes analogues originales et remasterisées, et accompagné d’un livret de 20 pages.

Voilà pour les éléments factuels…

maintenant : la musique !

Ce 4 californiens ont sévi au tournant des 70’s vers les early 80’s, ils pratiquaient une sorte de version musclé de la Power Pop avec des guitares généreuses et 3 (oui oui trois) chanteurs !!!!

Musicalement on peut aussi entendre ici des penchant Mod Revival dans une ambiance live bien chaude et Rock avec un son cru et direct qui vous fait sentir les murs humides autour de vous et la chaleur du groupe sur scène.

Un beau moment d’Histoire !!!

https://www.thinklikeakey.com/format/2022412-live-in-la-1980

https://thinklikeakey.bandcamp.com/album/live-in-la-1980

[BT]

GODS OF GAMBLE

Audios, LP, Digital

Take The City Rds

3ème album seulement pour ce quintet de Cagliari fondé en 1998, ce qui est plutôt peu comme discographie, cependant il faut aussi y ajouter un Split Lp partagé avec rien de moins que White Flag, excusé du peu…

Et pour faire bon poids sachez que pour ce « Audios » les Gods Of Gamble ont collaboré avec Tony Cadena le chanteur des Adolescents

Punk 77 avec des guitares qui rappellent parfois le High Energy R’n’R, une toute petite louche des précurseurs du Hardcore mélodique, un léger penchant pour la Power Pop musclée…

Et un grand savoir faire pour composer des chansons très accrocheuses ce que ce quintet de vétérans démontre tout au long de ces 12 titres (plus une intro qui vous met tranquillement dans le bain).

Pour ce genre de Rock à guitares velu et tirant fortement vers le Punk Rock il y a un orgue bien présent sur certaines compositions ce qui rajoute une belle tranche de Garage dans le cocktail histoire de le relever encore un peu si nécessaire !

Si vous êtes comme moi très attiré par des gangs type Adam West, Texas Terri, Simon Chainsaw, et autres velus de la guitare vous allez être pleinement régalé par Gods Of Gamble !

Un max !!!

https://takethecityrecords.bandcamp.com/album/pre-order-gods-of-gamble

[BT]

ANNIE TAYLOR

Out of scale, LP, CD, Digital

Cloud Hill

Il y a des disques qui dès les premières secondes vous font dire : « Oh, ben m… mince alors » !!!!

Immédiatement avec ce « Out Of Scale » j’ai eu la sensation d’avoir mis la main sur un truc de particulier !!

The Knack, en avoir ou pas ?

Et ça se confirme également à la deuxième écoute…

et tellement plus avec toutes les suivantes !

Pour faire vite je dirais : imaginez la rencontre entre L7 et Hole prime, saupoudré d’un peu de Courtney Barnett !

Hé bien oui on est à ce niveau là !

Avec des éléments de Power Pop, de College Rock, d’Indie Pop qui se rajoute et se mélange à tout ça et produit une incroyable collection de chansons imparables !

L’album parfait pour annoncer l’été : excitant, tendu, varié, et brillant de bout en bout !

Les chansons sont incroyablement bien composées et l’interprétation est parfaitement adaptée à chaque moods, car l’album est loin d’être monolithique… une vraie diversité mais qui ne se fait absolument pas au détriment de l’homogénéité de ce « Out Of Scale » !

La production maximise l’impact de chaque élément : la section rythmique n’est pas le parent pauvre, les guitares sont bien aiguisées comme il faut, et la voix de la chanteuse est totalement mise en valeur !

Indéniablement un des TOP ALBUM de cette année (au minimum) !

https://annietaylor.bandcamp.com/album/out-of-scale

[BT]

En concert :

Jeudi 24 Septembre : ANNIE TAYLOR (Indie Rock - Grunge, Suisse), au Trokson, à Lyon. Entrée libre réservée à sa clientèle.

https://www.facebook.com/events/1574870580800678

https://annietaylor.bandcamp.com/album/out-of-scale

ET :

Dimanche 27 Septembre : ANNIE TAYLOR (Indie Rock - Grunge, Suisse), au Brin de Zinc, à Chambéry - Barberaz. 19H30

https://www.facebook.com/events/1565088625214003

https://annietaylor.bandcamp.com/album/out-of-scale


mercredi 16 septembre 2026

Chronique : JOEL CUSUMANO + TWENTY ONE CHILDREN + The CRAMPS

 

The CRAMPS

Gravest Gravy, LP, CD, Digital

Vengeance Rds

Oui j’ai craqué pour ce disque en suivant le ‘battage médiatique’ autour de sa sortie

et j’ai bien fait

d’autant qu’il est disponible en CD (et je pisse à la raie des puristes du vinyle) car je n’ai pas envie de vendre un rein pour acheter un LP.

En plus il est vrai que c’est un album parfait à écouter en voiture pour tailler la route !

Et je suis bien aise que Vengeance Rds (LE label créé par les Cramps eux même, et dont les recettes vont dans la poche d’Ivy) se soit rappelé que le Rock n’est pas une musique de hipsters (qui vont quand même être tondus comme il se doit avec des éditions limitées et colorées à la con) mais aussi une passion de Blue Collars qui sue sang et eau pour chaque dollars qu’ils gagnent. Donc un CD (trois fois moins cher ou peu s’en faut qu’un LP) ça me va bien !

D’autant que l’audiophilie je m’en carre le cul… après des années à bosser en usine mes oreilles sont devenues… moins performantes.

Personnellement j’ai découvert les Cramps sur une compilation de chez Epic au début des 80’s que j’avais acheté en Musicassette au supermarché Genty Record à Annemasse parce que je voulais découvrir Judas Priest qui était dessus, mais le « Drug Train » de Ivy & Lux m’a traumatisé à vie !

Cependant je ne suis pas un fan de la musique des Cramps dont je possède tous les albums parce que quand tu fais une émission qui s’appelle Voix De Garage il faut les avoir, mais je ne les écoute jamais !

En fait je suis plus intéressé par les côtés iconique, et le rôle qu’il/elle ont eu sur les scènes revivaliste, et par les personnalités explosives !

En tout cas, cette impactante pochette a été judicieusement réalisée et le son est mordant comme jamais !!!

Mais sur ce «Gravest Gravy » on trouve une de mes chansons préférée de leur répertoire : « The natives are restless » et les 11 autres sont vraiment top aussi avec un son et une production puissante et venimeuse comme il sied à leur sombre musique !

Je laisserai les sodomisateurs de diptères comparer seconde par seconde les versions qui sont présentent sur ce «Gravest Gravy » par rapport à celles qui paraîtront plus tard dans la carrière du groupe sur leurs ‘albums officiels’. 

En tout cas je me régal bien avec ce disque

donc aucun regret et il est même probable que cela reste celui que j’écouterai le plus régulièrement et souvent de tout ce qu’ils/elle ont produit !!!

https://thecramps.bandcamp.com/album/gravest-gravy

[BT]

JOEL CUSUMANO

Appendix, 7’’, Digital

Dandy Boy Records

Votre capacité d’attention s’étant effondrée (rien d’étonnant à force de scroller comme des crétins) au point de ne plus vouloir écouter d’album a amener une grande quantité de groupes à se contenter à ne publier que des formats courts « and the public gets what the public wants »…

ça me désole car quand c’est bon je préfère que ce soit long !

Mais il serait dommage de ne pas traiter ici de quelques-uns de ces EPs et autres mini-albums quand ils sont d’aussi haute qualité que ce « Appendix » !

Un an après la sortie de « Waxworld » son 1er album Joel Cusumano poursuit avec 4 nouvelles chansons élaborées en même temps que celles de son effort inaugural !

Plus sombre que sur son 1er album (que j’avais diffusé dans l’émission à sa sortie) et plus nerveux, sans doute parce que cette fois-ci enregistré avec le groupe qui désormais l’accompagne en live !

Joel Cusumano et son gang pratiquent un mélange de Power Pop et d’Indie 90 avec des inflexions New Wave tout à fait délectables !!!

Les 4 chansons ici présentées sont d’une telle limpidité qu’elles semblent vous habiter depuis longtemps tout en démontrant la très forte personnalité de Joel Cusumano !!!

https://dandyboyrecords.bandcamp.com/album/appendix

Il sera en tournée en Europe cet automne !

https://joelcusumano.neocities.org/

[BT]

TWENTY ONE CHILDREN

After the Storm, LP, Digital

Slovenly Rds

1er album pour ce trio Punk de Soweto qui a une grande accointance avec le bruit !

Rappelant pas mal la 1ère vague Hardcore américaine avec un son très cru, et des compositions répétitives et minimalistes qui rentrent dans la tête comme la mèche d’une perceuse à percussion !!!

Rapide ou ratatinant au sein de la même composition, qui alternent des durées qui vont de 1’14 à 3’57 avec des trucs qui sont des sortes de spoken words (ou de field recordings) ou des discussions enregistrée… c’est vous qui voyez qui alternent avec les « chansons » !

Ce qui contribue à rendre le disque encore plus étrange !

J’écris chansons entre guillemets à dessin tant il semble bien que les 3 gars de Twenty One Children ne sont pas là pour produire quelque chose d’agréable à l’oreille ou d’harmonieux…

C’est du brutal comme disait l’autre, bien en rapport avec leur contexte de vie, et l’état de délabrement du monde.

Un disque qui fait mal !

https://twentyonechildren.bandcamp.com/album/after-the-storm

[BT]


lundi 14 septembre 2026

Chronique : STUPIDITY + The LAISSEZ FAIRS + BRIAN JOHNSON + WILDERSPOOL

 
WILDERSPOOL

As all the stars begin to fade…, LP, CD, Digital

Think Like A Key Music

1er album pour ce trio qui délivre un cocktail musical surprenant à base de Sixties Pop, de Power Pop ‘groovy’ avec même d’étonnantes touches Funky, avec quelques envolées bien 70’s… agrémenté de fragrances psychédéliques du plus bel effet !

Avec ce petit truc en plus indéfinissable qui rend un disque hyper attachant !

C’est très bien composé et exécuté

ça sort vos oreilles des cases musicales où elle trainent trop souvent

tout en restant entre des balisages qu’on maîtrise bien !!!

Constitué de Trip Ryan (issu des cendres d'Astrud), ainsi que son frère Dez et Wiff Smith (du groupe Frog), tous des vétérans de la scène du nord-ouest de l'Angleterre des années 90 ce Wilderspool démontre donc, dès ses débuts qu’ils ont trouvé un style et un son qui les distingue de la concurrence !

La composition de ces 9 chansons est de très haut vol, la production ciselée et scintillante, avec des arrangements fins, parfois généreux et extrêmement bien vus !

Les fragrances Psychédélico-sixtisantes sont celles qui enfument le plus cet album dans le versant premières partie de la décennie, soit avant que ça ne devienne pesant.

Un album et un groupe qui d’emblée fait montre de beaucoup beaucoup d’atouts !!!

https://www.thinklikeakey.com/release/606196-wilderspool-as-all-the-stars-begin-to-fade

https://wilderspool.bandcamp.com/album/as-all-the-stars-begin-to-fade

[BT]

STUPIDITY

Beyond Stupidity, LP, CD, Digital

Wicked Cool Rds

Le gang de Stockholm nous revient avec un nouvel album constitué uniquement de covers piochée dans leur grande collection, et ils/elle sont allé dégoter de l’excellent, jugez-en plutôt :

Spread It Around - The Bags / Carolina - Jesse Hector and the Gatecrashers / Midnight Man - Flash and the Pan / Heart of the City - Nick Lowe / World Shut Your Mouth - Julian Cope / Innocents - John Cooper Clark / BBC - Ming Tea / Get Outta My Pagoda - Chris Spedding / Cold Cold Shoes - The Fleshtones / There's A Ghost In My House - R Dean Taylor / Stupidity - Solomon Burke !

Il y a du sérieux et du pointu dans cette sélection !

Il faut savoir que depuis de nombreuses années Stupidity met en boîte une ou deux covers à chacune de leurs sessions d’enregistrements, des titres qu’elle/ils jouent sur scène ou pas d’ailleurs !

Bref ce « Beyond Stupidity » qui les voit signer sur Wicked Cool Rds tant ils font partie des chouchous du radio show du boss du label depuis longtemps, n’est pas un projet qui vient de nul part !

Je les avais découvert grâce à leurs singles sur Red On Red Records (le label drivé par la regrettée Justine Covault) que j’avais beaucoup diffusé dans l’émission avant de craquer sur leur album (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2021/12/chronique-spygenius-stupidity-featuring.html) réalisé en collaboration avec Keith Streng !

Si vous êtes un peu attentif et intuitif vous avez compris que les suédois de Stupidity ont une belle connexion avec les Fleshtones ce qui se ressent également dans leur façon de jouer !

Ce quartet mixte qui sévit depuis 2 décennies (https://stupidity.bandcamp.com/music) pratique un Garage Rock grand teint, super fun et sexy, dansable, entraînant et euphorisant, du Big Rock fait pour mettre de l’ambiance dans des Party !

Et cet album de reprises est pour eux/elle l’occasion de démontrer encore une fois que Stupidy c’est la joie

de vivre

sa passion pour le Rock'n'Roll sans entrave !!!!

https://orcd.co/beyondstupidity

[BT]


The LAISSEZ FAIRS

5 Believers, Digital

Rum Bar Rds

5 nouvelles chansons par un groupe que j’adore ça ne se manque pas !

Et eux non plus ne manquent pas leur affaire !

Depuis (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2019/07/chronique-laissez-fairs-moral-panic.html) que j’ai découvert ce groupe de Las Vegas ils font partit de mes chouchous étant très régulièrement diffusés dans l’émission et chroniqués sur ce blog tant leurs albums sont (https://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2025/04/chronique-tv-sundaze-segments-flathead.html) succulents !!!

Autant dire que j’étais bien chaud pour découvrir cette nouvelle sortie

en dépit que ce ne soit « qu’un » mini album de 5 titres

alors oui quand c’est bon moi j’aime que ce soit long !

Mais comme ce «  Belivers » est très très très bon je m’en délecte sans modération !

The Laissez Fairs c’est toujours ce cocktail de Pop Sixties mélangé au Psych Garage Revival avec une touche d’élégance Power Pop !

5 chansons délicates, mélodieuses, accrocheuses en diable et délicieusement addictives !

Le top du top dans le genre !

Comme toujours !

https://rumbarrecords.bandcamp.com/album/5-believers

[BT]

BRIAN JOHNSON

Les vies de Brian, Mémoires, 362 pages, 21,90 euros

Talent Editions

Merde, je m’suis fait piéger.

Comme par AC/DC… à chaque fois je me dis : ouai, ok, j’connais » et je fini par tomber dans le panneau et repartir avec le disque (quoique les gars avoir piqué notre fric et nous avoir donné « Flick of the switch » en échange c’était pas cool) !

Je ne savais pas qu’il avait publié son autobiographie, mais comme je l’ai trouvé en occasion pas cher chez Gibert à Lyon, que j’adore le titre de ce livre, et que c’est mon chanteur préféré d’AC/DC (et je vous pisse à la raie si vous n’êtes pas d’accord avec ça), je l’ai acheté sur l’impulsion du moment…

Actuellement je suis immergé dans un gros pavé, et je suis seul à la maison donc j’emmène de la lecture au toilette, j’ai pris ces « Vies de Brian » avec moi pour me faire une petite idée de son contenu avant de finir l’autre puis enchaîner avec celui-ci si il valait le coup… et je me suis fais avalé par sa prose !

Et son histoire !

Ah oui et sa couvrante aussi m’a bien attiré l'œil !

Ma 1ère vraie rencontre avec AC/DC remonté à l’achat de « For Those About To Rock… We Salute You » à sa sortie. C’était le 2ème LP que j’achetai dans ma vie (après le fantastique album « Mistaken Identity  » de Kim Carnes, impeccable de bout en bout) autant vous dire que je les ai écoutés des milliers de fois !

J’ai été tout aussi vite happé par la prose de Brian Johnson que je l’avais été par sa voix ! Le style est clair et direct comme il faut.

Il raconte sa vie, né e 1947 dans la banlieue de Newcastle d’un père originaire du coin et d’une mère italienne (ils se sont rencontré pendant que son père libérait l’Italie fasciste avec l’armée anglaise) le petit Brian (vraiment petit de taille) subit les quolibets de ses camarades et de certains membres de sa famille paternelle qui le traite comme un étranger puisque sa mère vient d’un autre pays, tout ça dans un contexte économique très dur puisque le rationnement de la viande et de certaines denrées alimentaires dura en Angleterre jusqu’en 1954, que les logements étaient en nombre insuffisants suite aux années de bombardements… cependant dans ses Mémoires Brian Johnson ne sombre jamais dans le misérabilisme et raconte ses diverses passions d’enfants et d’adolescents qui semblent avoir rendu sa jeunesse assez heureuse.

Puis il y eu le ROCK !

A partir de là il conte son histoire à travers le prisme musical (mais pas seulement) avec les joies et galères d’un groupe local qui essaie de jouer partout et à percer…

Avec toutes les chausse-trappes que le show business glisse sous les pas des petits gars de la working class qui se font piéger par les paillettes de ce monde là et ne lisent pas attentivement les petites lignes de leurs contrats…

A travers l’histoire de son groupe Geordie (un puis deux) on découvre les petites turpitudes de cet infra-monde, mais sous la plume de Brian Johnson il en ressort surtout beaucoup de joie de vivre et d’opportunités à saisir.

Ensuite bien sûr il y a son intégration dans AC/DC et l’enregistrement de « Black In Black » (rien de moins que le 2ème disque le plus vendu au monde derrière « Thriller » pas mal pour ce qu’on peut voir comme un concept album autour de la Biiiiiip).

J’ai donc dévoré les 350 et quelques pages avec délice (en dépit des quelques coquilles et approximations de traduction) et j’attends maintenant avec impatience que Monsieur Johnson lui donne la suite qu’il promet à la fin !

Vite !

https://www.talenteditions.fr/actualite/le-point-la-chronique-des-vies-de-brian-de-brian-johnson/

[BT]