lundi 23 mai 2011

Chroniques : Juanitos live + zine + Mars eds Sky + Shoot The Dog + Wino + OK

The JUANITOS, vendredi 20 mai, La Bobine, Grenoble

Il y a toujours une question que je me pose quand un groupe comme celui-là remonte sur scène après une période assez longue d’inactivité : pourquoi ?

Et la réponse est : pour donner le meilleur concert des 6 derniers mois !

Et pourtant les Love Boats, Bellrays et Movie Star Junkies (et dans un genre totalement différent Johan Asherton) avaient mis la barre très très très très haute...

Vous vous rappelez du concert où vous avez le plus dansé ? Et bien portez ça au carré !!!

Je suis rentré trempé comme jamais, et avec un sourire béat sur le visage. Un concert qui va me porter pendant un long moment.

De la même façon que les Batmen pour leur retour, les Juanitos ont l’air de prendre un grand plaisir à être là, et le public prend un pied terrible !

Le public justement, est plutôt composé d’adultes, qui venu pour faire la fête, des vrais gens qui on vrai boulot et une vie normale. Ce qui me change agréablement du public Indie assis sur son balai et ayant trop de questions  à se poser sur son attitude pour rapprocher ses deux mains et applaudir. Là les gens qui on payé leur billet on dansé du début à la fin. Et ça fait plaisir de voir une salle onduler et chavirer pendant 1h45. Qui plus est à Grenoble.

Les Juanitos jouent une sorte de Best Of de toutes leur périodes : Boogaloo / Surf / Mambo / Ska / Garage / Funk / Soul / Eoxtica. Ça bouge et sa secoue des pieds à la tête ! Et ça donne la banane d’une force terrible…

Une libération.

Une exultation.

Voilà ils vont continuer à faire des concerts de ci de là. Franchement je vais être gentil avec vous et je vais vous en prescrire une bonne tranche !!!

http://www.juanitos.net  

et pour ceux qui veulent écouter pour découvrir ou se faire une idée de leur ‘dernière’ période : https://www.jamendo.com/artist/5261/juanitos


I HATE PEOPLE

n°5

Fanzine

64 pages format A4 ultra remplies avec passion, intelligence et un sommaire formidable :  le plus gros morceaux du zine c’est sur les Big Boys (groupe du Texas de la 1ère vague HC qui mélangeait Punk & Funk bien bien avant tout le monde, avec Tim Kerr à la guitare et Randy ‘Biscuit’ au chant, je ne les connaissais pas mais ça m’a donné très envie de découvrir).

Et aussi de longues et très intéressantes  interviews de l’écrivain anglais John King (dont on ne peut que regretter la fin des traductions en français des ses livres après les monstrueusement bons ; La Meute, Football Factory, Aux Couleurs de l’Angleterre, et Human Punk), le boss de Boss Tuneage revient sur les 20 ans du label qui sort des disques entre Hc brutal et Pop Punk (Exit Condition, Stupids, Big Drill Car, Midway Still, Hard-Ons…), et le directeur de 13eme Note éditions (Dan Fante, Tommy Trantino, Jerry Stahl…). En matière de Rock interview de : The Irradiates (Surf), Hellbats (partit du Psycho pour arrivé à un Rock lourd, sombre, et, très bon), plus les fantastiques  Dead Pop Club avec leur Power Pop modernisée.

http://alerte-humain.blogspot.com/

Il anime une émission sur Tropiques FM à Bourg en Bresse les samedis de 13 à 14h : interviews, agenda, report, chroniques : R’n’R, Power Pop, Punk, Noise, Hc, Soul, Country…

Podcast ici : http://www.tropiquesfm.org/36-i-hate-people

MARS RED SKY

S/T, LP, CD, Digital

CD, Emergence Records - Discograph

Monté comme un side project pour se faire plaisir, Mars Red Sky en donne aussi beaucoup. Surtout si vous aimez le Stoner avec la touche éthérée que certains groupes des 70’s pouvaient atteindre, mais sans le côté prétentieux ou planant chiant, ni solo à rallonge.

Et aussi, il y a cette voix irréelle qui surplombe l’ensemble, sans être mise outrageusement en avant, car la part belle est faites à de longues plages instrumentales. Comme je ne connais pas Calc (enfin si j’ai bien dû en entendre 3 titres), je ne peux pas vous dire si le chant change par rapport à son groupe ‘principale’. Je sais juste que ça donne une coloration unique à ces très bons riff (ben c’est du Stoner on n’y échappe pas). Cette rare tessiture presque évanescente se marie superbement au gras grain des guitares.

Ça peut sembler très classique, au sein d’un style lui-même assez balisé. Mais si vous vous penchez réellement dessus vous découvrirez chez Mars Red Sky ce truc qui les sort largement du lot.

Mars Red Sky le croisement idéal entre l’efficacité de Fu Manchu et le néo psyché puissant à la Black Angels/Warlocks, en prime ils ont une déjà une grosse personnalité. Et en plus ils tournent.

https://marsredsky.bandcamp.com/album/mars-red-sky-debut-album

http://www.emergence-music.com

OK

1er Ep, CD

Carton Records

Je ne suis pas versé dans les Ep que je trouve toujours frustrassieusement trop courts, mais peut-être que là c’est la distance idéale pour ce genre de formule, quelque part entre le minimalisme dû à la formation (2 batterie une guitare et des voix) et le côté un peu Indie bricolo. Sur la longueur la fraîcheur et l’excitation aurait possiblement disparue.

Car après écoutes j’ai envie de dire : whaooooo ! Tout de suite je suis tombé sous le charme de la voix dès la chanson inaugurale qui est une sorte de folk, ni anti, ni tradi.

Pop + Indie Rock qui doit plus aux 90’s (façon Chokebore /Girls againt Boys) qu’à se qui se pratique aujourd’hui, sans pour autant en ignorer les enseignements.

Les gars ont un lourd cv et donc savent y faire, mais c’est très frais. Avec des structures justes tarabiscotées comme il faut. Le chant fait beaucoup pour la qualité de l’ensemble. Apportant à la mélodie de la chanson. Ou pas.
Avec 2 batteries et une guitare la structuration rythmique est importante dans la musique de OK, mais jamais envahissante, et, grâce à des arrangements simples les chansons sont fascinantes.

http://www.cartoncartoncarton.com/enter.html

https://cartonrecords.bandcamp.com/album/ep-1-4

Jeudi 7 Juillet : Knalpot  (Rock Indescriptible, Pays Bas) + OK (Indie Rock Pop) + Bongo 808 (Electronique), au festival Experience(s), au Perriscope, à Lyon

http://www.periscope-lyon.com

periscope.lyon@gmail.com

http://www.myspace.com/knalpot

http://www.arnaudlapret.com/al/bongo808.html

SHOOT THE DOG

Join us!, LP (CD inclus)

Dead Dog Records

Superbe vinyle blanc avec insert couleur (+ le CD) pour ce power trio de Saint Etienne, formé d’ex Dikheads, Perfect Cousins, Hunchbacks… il y a un savoir faire qui s’entend ! Le bassiste tricote, et, est bien servit dans le mix (un énorme plusà mon avis) il fait la paire avec le batteur. La guitare est sobre mais idéale pour jouer ce style : un Street Punk entre tradition anglaise (Blitz, Cock Sparrer…) et modernité américaine (Rancid) ou suédoise. Un son clair et pêchu (un rien plus abrasif aurait été en meilleure adéquation avec mes attentes dans le genre) au service de titres forcément courts, mais qui ne bastonnent pas à tout va. Supra efficace, avec chœurs à chanter en concerts. En plus Shoot The Dog ne reste pas bloqué sur les ‘clichés’ du genre (même si ils jouent beaucoup avec), et sur un titre comme ‘Fuck you Tim Warren’ ils paient même leur tribut au 1er New Bomb Turks. Bref : du tout bon !

https://shootthedogs.bandcamp.com/album/join-us

WINO

Adrift, CD, LP 

Exile On Maintream Records / Volcom Entertainment

Sur  l’excellent album de 2009 (son 1er en solo après plus de 35 ans de carrière /au sein de : The Obsessed, St Vitus, Spirit Caravan, Second Hand, Place of Skulls, Shrinebuilder) où le gars Wino rappelait qu’en matière de Doom / Stoner il était encore et toujours un des meilleur. Un disque dont je m’étais repu avec délice. J’attendais donc la même chose de ‘Adrift’.
Sauf que là on se retrouve avec un vrai album solo : quasi acoustique et fait presque seul. Donc les premières écoutes j’étais désarçonné. Mais en même temps intéressé.

Moi normalement le folk et l’acoustique ce n’est pas ma tasse de thé (à part 2 artistes du genre que j’aime obsessionnellement). Mais les putains de chansons de cet album finissent par manger le cerveau. Et surtout ce disque entre deux chaises fascine par son inclassabilité.

Folk oui, mais avec quand même une touche Doom, mais pas Metal, malgré les solo parfois épiques, frappés, perdus, qui par moments font penser à ceux du  maître Mark Selton. Beaucoup de Rock aussi là dedans, avec une grosse économie de moyens ! C’est très pro et propre, mais le son respire comme enregistré sur le porche de sa maison, mais sans relents marécageux ou evil.

Et donc cet album est EXCELLENT : par sa capacité à ne pas se trouver où on l’attend (les instrumentaux sont spatiaux, la musique vaste et généreuse, comme sur le ‘III’ de Led Zep mais revu et tellement corrigé par un maître de notre temps). Et puis il y a : la voix, et, les chansons. Le talent c’est sûrement ça !

Belle pochette onirique, CD gatefold, et à l’intérieur un insert où Wino présente les chansons. On y trouve aussi les paroles. La version vinyle doit être superbe.

http://scottweinrich.com

http://www.volcoment.com

http://www.mainstreamrecords.de

[BT]


dimanche 15 mai 2011

Chroniques de la semaine du 16 Mai : Feeling Of Love + Love Me Nots + This Will Destroy You +

DAWNSHAPE
Sparse Prism
CD, Anti Heroes Collective
Ce qui m'a tout de suite sauté aux oreilles c'est le côté 80's de cette musique. Mais attention pas celles de carton pâte retro futuriste que les groupes Post Punk ressuscitent, ni le revival eurodance. Non, un truc plus indéfinissable, venant de l'ambition protéiforme de cette musique... Elle ne sonne pas 80, mais ça m'y fait penser, car oui il y a eut aussi des choses à sauver de cette décennie (très peu quand même). En vérité Dawnshape est plus proche de la scène hype/intello/dansante du Brooklyn actuel, mais en restant un poil moins prétentieux. Même si on n'échappe pas toujours à la doxa Avant Math Post Rock, heureusement c'est rarement gonflant. Avec une musique qui ne manque pas d'ambition et de recherche dans les rythmes, les riffs, les instrumentations, le groupe ne se perd pas dans la branlette et propose de très bons titres porté par une voix intéressante.  6 chansons seulement c'est frustrant mais ça fait désirer la suite.


The FEELING OF LOVE
Disolve me
LP ou CD, Born Bad Records - PIAS
Passé la surprise suscité par la première écoute de ce deuxième album, vu le changement d’orientation musicale, j’ai vite sentis que j’allais être longtemps sous le charme de ce disque. Sûrement ce qu’ils ont fait de plus aboutit, intéressant et personnel. On y retrouve mais sans que se soit envahissant des éléments de la scène Neo Kraut actuelle, le tout passé à la moulinette Garage Noisy Bricolo qui caractérisait les œuvres précédentes de Feeling Of Love. Et on se retrouve avec un album riche et sexy, et plus totalement réussit que ce qu’ils ont fait jusque là, intéressant et dense de bout en bout, avec une collection de petites perles parfaitement étonnantes et succulentes à l’oreille. A chaque fois que je me balance cet album je suis abasourdi par sa qualité, tous les titres sont intéressants. Même celui chanté en français (qui est la preuve qu'on n'est pas obligé de faire chiant quand on mélange le Rock actuel et la langue d'ici).  Et puis la production est très ciselée, mais pas du tout aseptisé.


LINNAKE
Ep
CD, Carton Records
Prenez un peu de Penny Ikinger pour le côté abrasif, de Sonic Youth pour le bruitisme contenu, de Shanon Wright pour l'Indie de qualité d'aujourd'hui, de PJ Harvey pour le sens de la mélodie, et de Siouxie  pour la très légère touche 80's, et des Slits pour la colère.
En 5 titres impeccables Linnake arrive à faire l'amalgame de tout ça sans tomber dans le gloubiboulga. Entre moments sensibles et guitares râpeuses le trio fait un écrin à la voix de sa chanteuse qui est mise à sa juste place.  Normalement ce genre de format ça me frustre, là, ça semble la bonne distance (et tout cas pour un groupe si jeune).



The LOVE ME NOTS
The demon and the devotee
LP ou CD, Bad Reputation Records - Socadisc
J'avais bien aimé celui d'avant, mais celui-là WHAOOO.
Avec une production radio freindly mais beaucoup plus abrasive : la guitare et l'orgue agressent juste ce qu'il faut sans verser dans le Garage lofi. L'album attaque bille en tête avec une chanson qui pourrait faire le bonheur des ondes Rock. Et se poursuit avec une pelleté de titres rythmé mais jamais joué à burne. Ni tomber dans les travers de la scène Indie Garage 'à la mode' même si sur un morceau ils ajoutent un peu d'electronica.  Surtout Te Love Me Nots à truffé l'album de bombes dont les déflagrations sont plus ou moins intense selon le désir des créateurs. Car c'est très maîtrisé, même si la colère point toujours. Et en plus là dessus il y a un VRAI TUBE, une de ces chansons pour laquelle à été inventée la touche reapeat et qu'on écoute en mimant les paroles arborant un sourire béat. La chanteuse donne son plein rendement avec un registre plus étendu. Sûrement que le groupe se balade avec une étiquette qui fait qu'on croit connaitre ce disque sans se donner la peine de l'écouter. Ce que je refais encore et encore. De la feel good music ? Sûrement, et alors ?


THIS WILL DESTROY YOU
Tunnel blanket
LP ou CD, Monotreme Records
On pourrait rattacher ce deuxième album à la vague Nu Gaze à condition qu’elle embrase un large panel de son et d’émotions. Car This Will Destroy You n’est pas une pale resucée de My Bloody Valentine, mais le croisement entre Jesu / Burzum (période drone) et de l’électro minimale planante à la Ulrich Schnauss. Entre dureté & bruitiste d’une part, et l’évanescence de l’autre (avec un jolie côté Cocteau Twins / Slowdive). L’ensemble est assaisonné de digressions de guitares à la E.A.R. Totalement instrumentale, cette œuvre joue sur la collision des univers et les émotions créées par ces chocs.  On se laisse porter par la vague de sons que créent savamment les guitares avec ses moments de reflux. Et on se cramponne quand le temps est à la tempête ! Excellente gestion des montées et descentes, avec des passages (rares) quasi Pop.
Pas de chant. D’ailleurs pourquoi faire ?
Une musique ultra ambitieuse où d’autres se sont perdus corps et âmes. Mais This Will Destroy You est à la hauteur de son patronyme et s’oriente vers une direction passionnante. Vivement la suite, et notamment en live !


mardi 12 avril 2011

Chroniques de la semaine du 11 Avril : Buttshakers + Primevals + Sonic Angels

The BUTTSHAKERS
Headaches and Heartaches
CD, Back To Mono Rds – Discograph
On pourrait penser que cet album est celui d’enfants de Sharon Jones. Mais se serait une erreur. Les Buttshakers sont plutôt à la croisé de Stax et d’une école ‘graveleux & soul full’. Mais aussi des enfants du Rock. Car si la basse est ronde et élastique, si les cuivres sont chauds et soul, si la chanteuse feule et rugie, la guitare elle n’est pas seulement la fille de Steve Cropper, parfois elle envoie aussi le bousin. La production de cet album le cale juste où il doit être entre groove et tension. Avec ces 10 compositions les Buttshakers sont au dessus de ce qu’on attendait d’eux. Car leur parcours juste que là était parfait : 3 Eps magnifique, des concerts torrides… mais on n’était pas sûr qu’ils seraient cohérent sur tout un album. La réponse est tombée et c’est OUI ! Riche ou dépouillé selon les chansons, rythmé ou posé, les Buttshakers montre qu’ils ont un répertoire qui fait un VRAI  album, où on ne s’ennuie jamais et qui remue l’âme. Un disque vif, cohérent, sexy. Idéal pour la libération de votre corps et de votre âme. A écouter sur une piste de danse ou à la maison. Bref l’album que nos rêves nous faisaient attendre d’eux !

VOIX DE GARAGE reçoit The BUTTSHAKERS (l’excellent groupe Soul / Garage lyonnais pour la sortie de son 1er album)
Diffusion Samedi 9 Avril à 18h et mercredi 13 Avril de 20h30 à 21h30 sur RADIO CAMPUS GRENOBLE 90.8 et en direct sur www.campusgrenoble.org  
PODCAST (gratuit) ici : http://dl.free.fr/nBZ5uRRU1


PRIMEVALS
Disinhibitor
CD, Triple Wide Rds
Pour célébrer leur retour ensembles les Primevals avaient publiés en 2007 un FORMIDABLE album. Ils récidivent en plaçant la barre encore plus haute. Dans un registre somme toute un peu différent, moins Garage Rock un peu plus australien (lignée Died Pretty / Saints). 18 chansons comme un délice sucré, mais avec une couche acide piquant la langue afin qu’on n’oublie jamais que c’est du Rock ici ! Interprétées avec passion, entrain et enthousiasme. L’enchaînement des quatre premiers titres plie la gaule. Avant une pose salvatrice sous forme d’une balade pour grands espaces, exercice où les Primevals excellents aussi, et ensuite… on ré accélère mais on reste toujours au sommet ! Le son est puissant et précis et il rend palpable le plaisir du groupe d’être encore vivant. Et j’ai tellement de plaisir à les écouter. 18 chansons, et rein à jeter.
 Jeudi 14 Avril : The Primevals (Garage Sixties, excellent, Ecosse), au Deep Inside Klub, à Dijon


SONIC ANGELS
Don’t mess with the Angels
LP, Speed Rds
J’avais adoré (littéralement) l’album ’Times are changing’ j’avais été plus sur la réserve avec ’Learn love care & celebrate’ pourtant un double album ambitieux et BON, mais qui m’avait moins touché que son prédécesseur.
Avec ce 3ème album les Sonic Angels reviennent à un son super chaud et plus épais qui leur sciait tellement. Et ils reviennent surtout avec un paquet de compos qui sont comme des baffes.
Et la main est lourde dans la baffe.
Chargé d’un soupçon de Stoner et d’un poil moins de Punk Rock direct. Ça reste quand même le groupe qu’on aime avec des guitares qui giclent bien dans le cadre de chansons qui additionnent les qualités du Garage de la Power Pop du Psyché et du Detroit Sound.

Ça fait du bien de retrouver les Sonic Angels en grande forme malgré les galères. Ils sont pleins de projets de tournées comme toujours, maintenant il est temps de retourner les voir live pour savoir s’ils sont toujours des assassins élégants.


vendredi 8 avril 2011

Voix de Garage reçoit The BUTTSHAKERS

VOIX DE GARAGE reçoit The BUTTSHAKERS (l’excellent groupe Soul / Garage lyonnais pour la sortie de son 1er album)
Diffusion Samedi 9 Avril à 18h et mercredi 13 Avril de 20h30 à 21h30 sur RADIO CAMPUS GRENOBLE 90.8 et en direct sur www.campusgrenoble.org  

PODCAST (gratuit) ici : http://dl.free.fr/nBZ5uRRU1

Play List VOIX DE GARAGE n°165
Saturday 9th of April at 18h
Wednesday 13th of April 2011
20H30 - 21H30
PODCAST :


Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France

Guests : The BUTTSHAKERS


The BUTTSHAKERS             'I've been abused'        (CD, Headaches and heartaches, BACK TO MONO Rds)

The BUTTSHAKERS             'Gimme a little sign'        (7'', POP THE BALLOON Rds)

The BUTTSHAKERS             'Feel good'       (7'', COPASE DISQUES)

The BUTTSHAKERS             'Ramblin' gamblin' man'            (7'', COPASE DISQUES)

The BUTTSHAKERS             'Hey hey'          (CD, Headaches and heartaches, BACK TO MONO Rds)

The BUTTSHAKERS             'Take it slow'     (CD, Headaches and heartaches, BACK TO MONO Rds)

The BUTTSHAKERS             'You got me movin''      (CD, Headaches and heartaches, BACK TO MONO Rds)


Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France

mardi 5 avril 2011

chroniques de la semaine 14

The GALILEO 7
Are we having fun yet?
CD, Teen Sound Rds
Nouveau groupe d’Allan Crockford. Bien sûr de prime abord on reconnaît la filiation avec les Prisoners, mais avec un poil plus de titres up tempo. Qu’on l’écoute attentivement, ou en fond sonore ce disque de Galileo 7 est bourré de qualités. Et quelques passages au casque vous feront découvrir que certaines chansons sont comme des sortes de mini symphonies avec plein d’arrangements, de couches d’instruments et d’effets. La production garde ça clair et cohérent.  On alterne entre des titres posés et ouvragés qui plairont aux fans de TSOOL, et des chansons Pop idiotes qui font secouer la tête en rythme dans l’esprit Beach Boys. Avec bien sûr cet inimitable patte ’Pop Garage’ qui caractérise le travail d’Allan dans ses groupes précédents. Mais on entend aussi ici quelques explosions Freakbeat de bon aloi. Après plus de deux mois avec cet album je me dis que c’est toujours aussi brillant ! Et il sera sûrement une belle bande son pour l’été qui s’approche.


The BARBARELLATONES
Confessions of a teenage prostitute
CD-Sex With Lurch
Pour vous situer ce nouvel album des Glam Surfers Goth Garagiste d’Hollywood : entre le Velvet & le Rocky Horror Picture Show. Plus produit vers un son actuel et radio friendly (son seul défaut à mon goût), avec plus de mid tempo c’est album met plus de temps à s’apprécier que ces excellents devanciers. Mais comme à chaque fois je fini envahi par la musique des Barbarellatones. Le titre de cet album exprime bien son contenu en matière de textes. Cet album concept pourrait servir de trame à un film (on est à Hollywood). Ilbénéficie d’ un apport abondant et intéressant de voix de femme qui servent à la narration. Les arrangements sont vastes et ambitieux, et sous un verni très clean transparaît le malsain et le trash (allez vous régaler des vidéos du groupe et de son look). Cet album est tellement évident qu’il peut décontenancer les vieux fans comme moi. Mais après une paire de passages je me suis rendu compte que les Barbarellatones venaient une nouvelle fois de sortir un excellent album.



The WOLFMEN
Married to the Eiffel tower
CD, Howl Rds
Groupe idéal pour Rock critique vu le name dropping qu’il permet. Formé de Marco Pirroni l’alter égo d’Adam Ant au sein des Ants, et qui à joué aussi dans Siouxie the Banshees, et de Chris Constantinou (ex JackieOnAssid). Même le batteur à un CV énorme. Ce 2ème album des Wolfmen à été enregistré par Courtney Taylor-Taylor des Dandy Warhols, et contient un duo avec Sinéad O’ Connor (une amie de la famille) qui sonne très Blonde Pop. Justement et la musique dans tout ça ? Une collection de chansons très radio friendly au meilleur sens du terme, dans une veine psyché light très confortable. Et contenant une paire de véritables tubes. Ces gars là on déjà eu du succès (le vrai, celui qui se compte en million d’exemplaires vendus) et ils savent comment y faire. Certes. Mais surtout ils savent composer. Et tant que ça donnera des perles comme ‘Wam Bam JFK’ alors j’y trouverai mon bonheur. Un album court et amusant avec ce qu’il faut où il faut. Pas indispensable : réjouissant.

 ON THE ROCKS n°2
72 p format 45 tours, en quadri. La class !
Excellent nom, non ?
Avec plein de photos et d’illustrations.  Plus beau plus gros et plus intéressant que le n°1.
Le thème : ‘le mystique ou la Cour des Miracles du Rock’n’Roll’ et un sommaire plus ou moins liés au sujet, un court papier sur Screamin’ Jay Hawkins, compte rendu concert : The Almighty Defenders, Chick Corea. Interview Monotonix, Jim Jones Revue, Culture Wock (un site poly culturel regroupant des chroniques cinéma, livres, Rock, arts… qui à l’air bien intéressant, car non marchand), Legendary Tiger Man. Article sur Syd Barrett et sur les crises mystiques de certains rockers… Et des chroniques disques, ciné, livres… Un bien beau travail qui vaut largement les 6.50 euros à envoyer là : Aude lise Bemer, 30, Cours de la Marne 33800 Bordeaux.

mardi 29 mars 2011

Chroniques semaine 28 mars 2011

SLIME zine n°3
Comme il a prit plein d’hormones depuis sa dernière sortie, on à maintenant entre les mains 56p A4 sous couverture toujours verte. Slime c’est le rêve pour les fans de sous culture R’n’Rollienne !
Au sommaire : interview du rédacteur du zine  australien Long Gone Loser, chroniques disques (50’s R’n’R, Surf, Garage, Punk, Hc, Trash R&B, Glam… par des gens de goût, c’est grâce à eux que j’ai découvert The Barbarellatones, qu’ils en soient chaudement remerciés, ici), interview de Bloodshot Bill, Chroniques concerts. Tour report Scott Deluxe Drake. Interview Brian D. Horrowitz du site Trash Palace spécialisé dans les films d’horreur et le cinéma d’exploitation, et batteur des Ubangis. Chroniques cinéma bis. Interviews spéciales labels : Offside Rds (HxC), Productions Impossible Rds (Surf, Garage Punk et +), Hog Man Rds( 50’s R’n’R au sens très large). Chroniques livres.
Excellent esprit, excellent boulot de VRAIS fans.
Avec en + un EP 4 titres de Scott Deluxe Drake qui est vraiment énorme. L’ex Humpers à donné à Slime 4 titres puissants et mélodiques, bien griffus dans les guitares. Toujours formidable dans son créneau entre High Energy, Garage et Punk Rock. 4 brulots pour annoncer sa tournée européenne.
Le zine + le EP 6 euros port compris : http://slime.fr/

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The DISCIPLINES
Virgins of mencace
CD, Rock My Ass Rds-Keyzit Distribution
Ça fait quelques semaines que je suis bloqué au niveau des chroniques de disques et j’en suis venu à me demander si je n’avais pas perdu mon mojo… et puis brusquement ont débarqué une grosse poignée de disques super excitants, avec en tête ce deuxième album des Disciplines. Ayant adoré le précédent j’avais des attentes et l’appréhension d’être déçu. Mais d’entrée de jeu j’ai été collé au plafond et après un mois et demi ça ne se dément pas !
Typiquement le genre d’album qui me donne la gigue, me fait secouer la tête et le bassin et braillé ce que je crois comprendre des refrains !
Si sur ‘Blood/candy’ l’album de l’année dernière les Posies se la jouaient Beach Boys & harmonies vocales, Ken Stringfellow à conservé toutes ses chansons teigneuses pour son autre groupe : The Disiplines. Quatre morveux qui salopent la Power Pop 90’s à la… Posies à coup de Rock roide à la Hives (si ceux-ci avaient été capables de jouer sur plusieurs rythmes) revus et corrigés pour les années 10.
Un putain d’album gorgé de chansons dynamiques et nerveuses, remplies de mélodies et de refrains accrocheurs ultra frais, excitants, à chanté à un ou à plein !

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PETE ROSS
Midnight show
CD, Beast Rds
J’ai découvert Pete Ross en concert acoustique en solo dans un bar parisien. Et j’avais été subjugué par l’intensité du ténébreux australo-italien, et par la force de ses chansons.
A l’écoute de son 2ème album immédiatement je retrouve sa voix si reconnaissable : grave, profonde et chaude, de la même eau que Johnny Cash, Stuart Stapple mais avec un grain unique.
Je suis resté quelque temps bloqué comme à l’extérieur de ce disque. Jusqu’à ce que la porte s’ouvre. Et les arrangements qui m’avaient surpris au commencement m’apparaissent maintenant comme indispensables à son charme ! Nous voici avec un vrai album studio, et pas mal d’instruments (violoncelle, tambourin, orgue, contre basse, flûte, piano, harmonica) joué sur la retenu pour servir d’écrin à la voix et à la guitare acoustique qui se taillent la part du lion.
La production surprend au début, tellement elle sort de la standardisation actuelle. Un truc brut, mais pas brutal, dépouillé malgré les arrangements, avec un son qui respire. Beaucoup.
Bref une fois qu’on accepte ses partis prit cet album se révèle merveilleux.
Mais comme souvent avec une musique si profonde on n’est trompé par une écoute superficielle, qui vous laissera extérieure et frustré. Mais, c’est en s’immergeant qu’on pénètre cette musique, qui va durer longtemps en vous.
Maintenant si j’étai programmateur dans un festival je réunirai le même soir : Pete Ross, Eliott Brood, Michael J Sheehy, Jim Yamouridis et Johan Asherton en étant sûr qu’autant de beauté tuera tout le public.

Jeudi 31 Mars : Pete Ross (Folk Country, excellent, Australie/Italie), au O’ Brother’s Café, à Grenoble

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The GOOD DAMN
I can walk with my broken leg
Autoproduction
LP (avec CD dedans)
Fait chier ce disque, non pas parce qu’il serait mauvais, bien au contraire, mais parce que je n’arrive pas vraiment à définir la musique qu’il contient.
Un peu blues bruitiste un peu blues psyché un peu blues stoner, mais pas Blues. Avec un peu d’americana, un rien de Nick cave, et même parfois un côté proto math rock… Je suis même allé guigner les chroniques écrites par d’autres sur ce disque (ce que je ne fais pas souvent) et les noms qu’ils citent ne me satisfont pas pour coller à la musique de The Good Damn.
Et finalement c’est une bonne chose, il est assez rare qu’un album ne me rappel pas systématiquement des choses déjà entendues…
Cependant, n’allez pas croire que le groupe veuille faire à tout craint un truc de neuf. Si la musique est compliqué à définir, elle est somme toute simple et assez direct, même s’il y a parfois plusieurs idées par chansons, et que certaines approches des 8mn… C’est un album qui reste d’une écoute facile, et je vous conseil chaudement d’y mettre vos deux oreilles !

Vendredi 29 juillet : The Good Damn (Rock Psyché Blues), au Festival Textes en l'Air, à Saint Antoine l'Abbaye (38)
je sais ça parait loin, mais se sera mon 1er jour de vacances faut y penser !
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mercredi 2 mars 2011

programme et PODCAST émission du 2 mars

Play List VOIX DE GARAGE n°159
Wednesday 2nd  of marsh 2011
20H30 - 21H30
PODCAST :



Radio Campus Grenoble
(Voix de Garage show)
Bâtiment EVE
701 avenue centrale
Domaine universitaire
38402 Saint Martin d’Hères cedex
France


JOHAN ASHERTON           ‘A song for you’         (CD, High lonsomes, SEA HORSE Music)

The BUTTSHAKERS           ‘You talk too much’   (CD, Headaches and heartaches, BACK TO MONO Rds)

The SOULSHAKE EXPRESS         ‘Ghost of Jim Jones’  (CD, Join the Carnival, BAD REPUTATION)

FUCK ME BABY                 ‘suburbs tonight’        (From myspace)

The BARBARELLATONES                       ‘Mommy’s gone insane’         (CD, Confessions of a teenage prostitute, SEX WITH LURCH Rds)

TOILET BOYS                     ‘Another day in the life’        (CD, Livewire, CARGO Rds)

The BARBARELLATONES                       ‘Sperm whale’            (CD, Confessions of a teenage prostitute, SEX WITH LURCH Rds)

The ASHTONES       ‘Teenage hunting’      (10’’, Savage salvation split, TURBOROCK Rds)

The SWINGIN’ NECKBREAKERS                      ‘That’s the way my love is’    (LP, Shake break, TELSTAR Rds)

SOLEDAD BROTHERS      ‘Handle song’             (CD, Voice of treason, DIESEL MOTOR Rds)

BLACK DIAMOND HEAVIES     ‘Numbers 22’  (CD, A Touch Of Someone Else'S Class, ALIVE Rds)

LOADING DATA                ‘Do it on the beach’   (CR, Rodeo ghettoblaster, OUI OUI Rds)

The MULLENS                     ‘Don’t treat me cold’  (CD, It’s hard to imagine, GET HIP Rds)

VON ZIPPERS                     ‘Megavolt’      (CD, Blitzhacher, ESTRUS Rds)


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