jeudi 9 novembre 2017

Chronique : ODESSEY & ORACLE + BRIGHTON 64 + PROTO IDIOT + MARK 'PORKCHOP' HOLDER



ODESSEY & ORACLE
Speculatio,  
Bongo Joe Rds / L’Autre Distribution
Après leur premier album réussit de bout en bout (mélodieuses Pop songs sixties aux arrangements légers et beaux) revoici les lyonnais avec un 2ème LP, qui, comme le montre la pochette dans l’esprit de celle du précédent, poursuit le développement de leur univers musical.
Cependant il y a aussi un changement sur ce « Speculatio » et pas des moindre : le chant est désormais en français. Ce qui peut faire craindre le pire. Mais au contraire ça se marie parfaitement à la Pop baroque d’Odessey & Oracle.
Un vrai défi réussit, et un tour de force tant les voix sont importantes dans leur musique. Ce qui  nécessite d’écrire d’excellentes paroles pour être à la hauteur de leurs mélodies…
Ce qu’ils font brillement !
Quand on est un peu branché Pop 60’s un nom comme le leur fait que les attentes sont fortes, très fortes, et ils ne déçoivent pas.
La voix de la chanteuse (parfois rejointe par celle de son co équipier), les arrangements (flutes, mélotron, cordes, claviers…) concourent à donner de la moelle à leurs 11 chansons. Et leur musique s’enrichie encore avec de discrets emprunts aux 70’s et même aux années 80 (et toute cette mini vague de bricoleurs de Pop de cuisine qui mettaient leur compositions sur les compils K7 des tape traders de la planète entière), le côté bricolé en moins tant le son est cristallin et la mise en place helvétique (comme leur label).
Par moment on se croirait en plein dans une œuvre de musique du 17ème siècle français. Avec un côté troubadour. Et Weird Folk. Et bande son des séries de prestige de la télé française des années soixante et soixante-dix (quand les compositions étaient confiées à de vrai compositeurs ayant les moyens de leurs ambitions).
Un must du genre !
L’album du mois de Voix de Garage !
[BT]


BRIGHTON 64
El tren de la bruja, 2LP, CD, Digital
BCore Disc
Choix étonnant de la part de ce groupe de changer aussi radicalement entre leur précédent (et excellent) album et celui-ci.
Comme annoncé dans le titre les voilà qui chantent en espagnol (encore que comme ils sont de Barcelone… en ce moment je me méfie question langue).
Et comme le montre la pochette voici que débarquent les cuivres. Et l’orgue aussi.
Le tout sur un double LP qui regroupe 20 chansons. On ne se moque pas du client ici !
Bon alors musicalement on navigue entre Rhythm & Blues à l’anglaise, Beat 60’s, Garage, 60’s groove et Power Pop (et ben oui tu n’invites pas Kurt Baker, qui vit là-bas, impunément).
Au départ j’ai eu du mal à rentrer dans ce disque qui change quand même pas mal de ce qu’ils ont fait jusque-là. Sans que ce soit une totale révolution non plus.
On sent toujours chez ces vétérans des 80’s leurs racines Mod profondément ancrées, et si ce disque ne manque pas de références (révérences ?) aux années 60 il n’est pas totalement hors de notre époque. Et puis bon les étiquettes on s’en fout ! Quand tu réussis un disque aussi plein de titres qui font chanter sous la douche, secouer la tête et bouger les fesses des filles tu as droit à tout mon respect.
[BT]


PROTO IDIOT
Leisure opportunity, LP, CD, Digital
Slovenly Rds
En voilà un excellent nom !
Après il faut assumer. Et les Proto Idiot assument et assurent !
Encore un putain de bon disque sur Slovenly Rds. Une sorte de Proto Punk / New Wave (dans la 1ère acceptation du terme) / Power Pop grinçante / Art Rock / Garage Punk…
Un Rock qui gratte à l’oreille comme ils adorent chez Slovenly (et moi aussi). Avec plein de choses différentes amalgamées pour lutter contre la monotonie des albums monolithiques. Mais avec assez de personnalité pour produire un disque homogène avec ces 15 chansons rassasiantes et excitantes (et excitées).
[BT]


MARK ‘PORKCHOP’ HOLDER
Death and the Blues, LP, CD, Digital
Alive NaturalSound
Normalement je suis toujours attentif aux sorties de chez Alive, mais je n’avais pas mis une oreille sur le précèdent album du monsieur. Pas inspiré par la pochette ni le nom. A l’aune de ce ‘Death and the Blues’ manifestement j’aurai dû et je vais corriger cet état de fait en me le procurant fissa.
Nous voici avec du Boogie de cul terreux. Du Blues alcoolisé avec 12 cordes & bottle neck… bref rien de respectueux ni de trop passéiste/puriste. Un petit côté early Black Crowes (la class quoi) fait par des gars qui ne se prennent pas pour autre chose.
Membre originel des Black Diamond Heavies (Blues trash) le gars Mark a ensuite traversé un gros paquet de galères et ça nourrit bien sa musique ! Comme il se doit pour ce type de Blues un parcours de vie difficile et des excès sont nécessaire pour impulser la vibe qu’il faut.
Ça secoue et ça tangue sur ce disque et c’est comme ça que j’aime que ce soit !
[BT]


vendredi 3 novembre 2017

Chronique : JULIEN PRAS + ACID BABY JESUS + TRUPA TRUPA + The GUESTS



JULIEN PRAS
Wintershed, LP, CD, Digital
Yotanka / Pias
J’étais bien excité quand j’ai reçu ce nouvel album tant j’aime ce que fais ce Monsieur ! En solo et avec Mars Red Sky. Pour moi c’est un de ces très rares chanteurs dont la voix m’obsède. Et comme c’est un fin mélodiste et un arrangeur très juste, toujours j’aime ce qu’il fait !
Et ce Wintershed vient confirmer une fois encore son GRAND TALENT !
TRES GRAND TALENT !!!
Dès la 1ère écoute les chansons entrent en vous et ne vous lâchent plus jamais. A la 2ème c’est finit vous êtes envouté ! Car c’est bien de cela dont il est question ici : d’envoutement ! Cette voix, ces chansons, ces mélodies joliment ouvragées… tout concours à créer autour de vous un cocon enveloppant qui vous embarque pour un rêve éveillé.
Celui du meilleur album Pop de 2017.
[BT]


ACID BABY JESUS
Lilac days, LP
Fuzz Club Rds
Whaoo sur ce nouvel album ils plongent en plein trip sixties les grecs d’Acid Baby Jesus. Et en même temps ils réussissent l’exploit de ne pas sonner revivaliste.
Pourtant dans ce disque on peut entendre des éléments de Pop baroque à la Zombies, une mini touche de Freakbeat, du Folk Rock façon Californie envapée, et des trucs qui peuvent se situer entre le Proto Kraut et Electric Light Orchestra.
Le tout n’ayant pas pour résultat un salmigondis musical ni un gros pudding, mais au contraire quelque chose qui essaye de ramener vers notre temps actuel des chansons qui sont constituées d’éléments anciens (un peu comme tente de le faire Temples).
Sans complètement se réinventer Acid Baby Jesus pour sa signature sur son nouveau (et très actif) label a conséquemment réorienté sa musique. Sans chambouler tout de fond en comble ils ont refait leur déco intérieure. Une fois intégré ces modifications je dois dire que je suis très impressionné par le résultat et le ‘saut dans le temps’ vers notre époque !
[BT]


TRUPA TRUPA
Jolly New Songs, CD, 2LP, Digital
Ici d’Ailleurs / L’Autre Distribution / Believe Digital
Après avoir réédité un de leurs albums Ici D’Ailleurs poursuit sa route avec Trupa Trupa. Et ils se trompent pas (trompe pas). D’ailleurs c’est un label dont l’intégralité du catalogue est passionnante.
4ème album pour ce quatuor polonais qui mélange joliment passé et présent, quelque part entre le Post Math Rock, l'Indie 90, la Noise et le Post Punk avec un côté indolent très sympathique (Slacker Rock?). Et surtout de vraies Pop song dedans. Mais pas que.
Cet album est d’une grande densité et chaque chanson semble meilleure que la précédente ! Ne doutant de rien les polonais s’offrent le luxe de créer un titre autour du mantra ‘The Love Supreme’ ce qui est très gonflé, mais réussit !
Ambitieuse et parfois grandiloquente leur musique nous sort des sentiers battus et nous embarque posément pour un voyage mental mais pas seulement car ils savent aussi rester très organique !
[BT]


The GUESTS
Red scare, 12’’
Sabotage Rds
Ça c’est le genre de label sur lequel je garde toujours un œil, parce qu’ils ont de bonnes oreilles et dégotent souvent des petites perles qui font le ravissement des fans de musiques qui ne sont jamais rassasiés et cherchent toujours à extraire une nouveauté qui va leur procurer leur dose d’excitations…
J’avais déjà beaucoup aimé le EP précédent de ce quintet de Philadelphie.
Nous voici avec 8 chansons aux charmes résolument rétro. La voix du chanteur rappel un peu celle de Morrissey, la musique oscille entre Pop Indie et New Wave. Synth Punk mais très mélodieux (il y a un véritable tube sur cet album) et Jangle Pop… Voir même un peu de Touching Pop…
Ça pourrait être une réédition, mais ça ne l’est pas.
Ça n’a rien d’indispensable, c’est simplement un disque formidablement réalisé, maitrisé et qui procure beaucoup de plaisir. Qu’est-ce qu’on peut demander de plus ?
[BT]



mardi 31 octobre 2017

Chronique : DREAM SYNDICATE live + CONNY OCHS + DIRTY FENCES

Mardi 24 Octobre : The DREAM SYNDICATE + JON AUER au Centre FGO-Barbara, à Paris
Ben dis donc quel pied !!! Un pur régal. Un grand moment de Rock’n’Roll ! Oui messieurs dames le genre de soirée dont on se souviendra longtemps. 
Cette année j’aurai finalement vu beaucoup moins de concerts que d’habitude, mais au niveau qualitatif la barre a été mise extrêmement haute ! Cependant, peut-être bien que la meilleure soirée fut celle du 24 octobre.
Concert complet, à Paris, dans un très beau lieu parfaitement fait pour un concert de Pur Rock ! Devant un public venu uniquement pour partager des bonnes vibrations (no poseurs no hipsters).
Ça commence tellement bien avec Jon Auer. Seul en scène avec sa guitare.
Mais l’homme a toujours cette voix impeccable, de grandes chansons à jouer. Du charisme et un humour parfait pour une soirée comme celle-là. Normalement mon point de vu c’est que la seule chose que tu es autorisé à dire sur scène entre deux chansons c’est OneTwoThreeFour. Dans le cas de Monsieur Auer on est dans un autre registre, quasiment celui d’un conteur Rock. Et avec tellement de distinction et d’humour.
Son jeu de guitare est tour à tour léger, élégant ou torride !
Bref ce fut déjà un GRAND MOMENT !
Et comme en plus il nous a annoncé la sortie de rééditions de 3 albums majeurs des Posies avec des bonus et, un concert parisien du groupe en 2018 avec le line-up de « Frosting on the beater » je sais déjà que je vais le revoir bientôt !
DREAM SYNDICATE: A Rock’n’Roll Resurrection!
J’ai déjà écrit à quel point leur nouvel album est une merveille ! D’ailleurs ils le joueront en intégralité ce soir.
Mais de là à attendre un concert aussi parfaitement ROCK !
Il y a des signes qui ne trompent jamais : si dans un concert plus le temps passe moins vous avez d’espace disponible dans les premiers rangs alors vous êtes sûr que là devant vous il se passe quelque chose de spécial. De même si le public fini avec la danse de Saint Guy. Et si après tout le monde arbore un grand sourire niais il n’y a plus de doute à avoir.
Oui l’époque a rattrapée le Dream Syndicate, celle (du désir) de jeunesse éternelle, et du bruit psychédélique permanent.
Mais eux n’en ont cure ils sont là pour partager un moment de magie avec leurs fans. Et ils vont s’y appliquer de bout en bout.
On savait les 2 guitaristes avec un jeu super fin capables de tisser des licks qui s’interpénètrent comme 2 araignées vénéneuses tissent leurs toiles l’une dans l’autre. Et qu’est-ce qu’on aime qu’ils nous piquent !
Ce qui m’a le plus impressionné c’est la puissance, la cohérence, de cette section rythmique tendue, élastique, métronomique, tellurique ou Free mais toujours impeccable à soutenir les chansons.
En plein dérapages contrôlés les Dream Syndicate bénéficient en plus d’un renfort de luxe avec rien de moins que Monsieur Chris Cacavas à l’orgue et aux chœurs (normal il a coproduit le dernier album avec le groupe). Ce concert m’a rendu la foi (dans le Rock’n’Roll, c’est déjà ça).
Bon à la fin du 1er titre je me suis dit pas sûr qu’ils tiennent ce rythmes là tout le concert ces papys. Et à la fin du show torride force de constater que si !
Et qu’en plus c’était le concert de l’année !
Je m’en suis mis jusque-là espérant capter chacune de ses secondes pour les graver pour l’éternité.
Très longue et passionnante interview à lire dans le nouveau numéro d’ABUS DENGEREUX (le 144) disponible contre 5 euros ici : http://abusdangereux.net/
Ou au Disc’Orama Records Shop, 11 rue Beyle Stendhal à Grenoble
[BT] 
(Photo prise par Cathi Mini au FGO Barbara à Paris)
CONNY OCHS
Future fables, LP, CD, Digital
Exile On Maintream Rds
Je ne suis pas un grand connaisseur de Folk et j’en écoute peu. Mais à chaque fois que je tombe sur un disque de ce Monsieur (en solo, ou en collaboration avec Wino) je me fais embarquer par la beauté et la profondeur de sa musique.
Alors comment décrire cette musique ? Dark Folk + Death Country + Folk à l’ancienne (façon Phil Ochs, et c’est sans doute pas un hasard). Un peu de tout ça !
Une petite touche (Gothic) Folk Rock aussi parce que jamais on se perd sur des sentiers qui partent trop loin dans les méandres d’un cerveau dépressif.
Conny Ochs ne confond pas profondeur et ennui. Ce qui rend sa musique tellement prenante. Elle vous emballe pleinement dans les 2 sens du terme.
Avec ces chansons simples mais qui touchent toujours leurs cibles (votre cœur, vos oreilles, votre cerveau et votre âme) il arrive à nous embarquer dans un univers très organique, presque ‘terrien’ mais qui ne se la joue pas faux bouseux pour autant
Un de ces disques qui passe la barrière du temps (il est sorti depuis plus d’un an et hante toujours ma platine) !
[BT]
En concert : Lundi 13 Novembre : CONNY OCHS (Dark Folk magnifique, Allemagne), au Théâtre le Petit 38, Rue Saint Laurent, à Grenoble. 20h précises
DIRTY FENCES
Goodbye Love, LP, CD, K7, Digital
Greenway Rds
Virage Power Pop très marqué pour ce 3ème album. Et je ne vais pas m’en plaindre car je trouve que ce disque est hyper euphorisant avec ces chansons sautillantes, excitantes, accrocheuses et addictives.
Beaucoup de chant doublé et de chœurs, et la présence en guest de Christina Halladay (Sheer Mag).
Entre ‘clacissisme’ façon fin 70 (Dictators / Johnny Thunder) et ‘modernisme’ 90 (Redd Kross) les Dirty Fences en approfondissant leur travail personnel s’amusent et nous éclatent avec une collection de 12 chansons qui sonnent toutes comme des classiques issue d’un album oublié des grandes heures de l’Histoire du Rock’n’Roll !!!
Comme ces chansons qu’on connait depuis toujours, mais sur un album qu’on découvre. Voyez le genre ?
[BT]

samedi 28 octobre 2017

Chronique : LEFT LANE CRUISER + DIG IT n°70 + DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS + FUTURO TERROR



LEFT LANE CRUISER
Claw machine wizard, LP, CD, Digital
Alive Natural Sound Rds
Dès la pochette on comprend qu’ils sont de retour à leur formule duo. Et on pourrait croire à un album très ‘Back to roots’.
Or ça n’est pas totalement le cas notamment grâce à la présence extrêmement forte de l’orgue dans ce disque !
Car apparemment la volonté de Freddy J Evans IV (guitare / chant et seul survivant des débuts) était d’enregistrer un album dans un esprit Soul. Ben faut reconnaitre que c’est quand même souvent passé à la moulinette Blues Punk typique de Left Lane Cruiser, mais que ça transparait sans qu’on ait besoin de lire la bio ou les interviews pour cela.
Bien évidemment les Left Lane Cruiser ne se sont pas compromis en virant néo Soul. Ils ont ajouté un supplément d’âme à leur musique pour créer un nouvel album qui montre qu’ils sont toujours aussi excellent, créatif, au-dessus du lot et capable de pondre un disque qui à la fois s’inscrit dans leur histoire musicale et renouvelle l’intérêt pour eux !
[BT]
En concert : Dimanche 29 Octobre : LEFT LANE CRUISER (Duo Blues trash excellent, Usa), au C.B.G.C, à Gigors Et Lozeron (26)


DIG IT n°70
56 pages A4 noir & blanc, 5 euros
Ils annoncent déjà une sortie prochaine du n°71 (tant mieux) mais il serait très dommageable de rater ce n° 70 qui est un excellent cru. Dig It c’est toujours une lecture passionnante mais ce numéro m’a encore plus emballé !!!
Je ne me le procure que tardivement parce que comme un con j’ai oublié de me réabonner (20 euros seulement les 4 numéros).
Alors au sommaire comme toujours des groupes dont j’ai jamais entendu parler (que ce soit dans la partie chroniques ou dans les papiers / interviews) d’ailleurs à chaque fois mon exemplaire est couvert de stabilo avec des disques que je vais ensuite aller écouter. J’avoue je suis un peu jaloux, et pourtant des disques (enfin des liens de download désormais) j’en reçois un paquet.
Le gros de ce n°70 est consacré à 4 tours reports signés par des membres des groupes eux –même : AVENUE Z en Asie, LA FLINGUE au Japon, et, BADASS MOTHER FUZZER (excellent 1er album à se procurer d’urgence) et WEIRDOMEN (eux c’est leur 2ème et excellent album qui sortait chez Get Hip Rds qui leur permettait de faire cette tournée) aux Usa. Les 2 derniers papiers sont longs et bien détaillés comme j’aime et m’ont même donné envie de repartir en tournée, c’est dire !
Plus les toujours passionnantes pages chroniques musicales et livresques de Monsieur Patrick Foulhoux.
Egalement à lire un article signé Pachuco (ex Ich Bin Dead / The Run Run Run entre autre) à propos de leur presque signature avec CLOSER Rds. La livraison de JJ RASSLER est consacrée à quelques anecdotes (excellentes) en rapport avec son boulot chez ROUNDER Rds. Une interview de The NOODLES et une autre des SCUBA DRIVERS à propos de la réédition de leurs discographies sur NINETEEN SOMETHING.
The NORVINS nous parle de leur dernier est formidablement réussit album (sur Soundflat Rds). Une interview croisée des CAYMAN KINGS et de 11 LOUDER.
Une courte du boss de LEFT FRONT DOOR Rds accompagne un long papier sur le ‘Super-band’ The SHIT.
Et pour faire bon poids vous rajoutez des articles sur : The REDUCERS, CHICANO BATMAN, le Funk / Soul du NIGERIA des 70’s, la réédition (enfin) en vinyle de l’album de JIM DICKINSON, le 25 cm qui réunit en acoustique JAMES WILLIAMSON / DENIZ TEK, les oubliés de POWER, le Volume 2 de la compil HAMBURGER SAIGNANT (Frantic City Rds), HOLLYWOOD BRATS avec la sortie de l’autobiographie de leur chanteur, le 1er album de BENCH CLUB, les 2 de THEE WYLDE OSCARS. Plus 9 pages de chroniques disques et fanzines. Ouf !
Quand je vous dis que ça en fait un gros paquet de choses à découvrir !!!
En plus du fanzine ils font chaque semaine le Mighty Dig It Radio Show que vous pouvez écouter sur Canal Sud que vous pouvez télécharger ici : http://digitradio.unblog.fr
Ou alors vous inscrire (comme moi) pour qu’ils vous envois chaque semaine le podcast : digitfanzine@gmail.com
[BT]


DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS
Girl ashes, LP, CD, Digital
Art Disto / L’Autre Distribution
C’est gonflé de prendre un nom comme ça ! Et il faut sacrément assuré derrière. Force est de constater que ce trio lorrain le fait parfaitement sur ce 1er album !
Un batteur, 2 claviéristes chanteurs ça fait un paquet de possibilités.
Musicalement ils croisent Heavy Soul et Kraut Rock avec plein de côté Garage Psyché (mais sans les clichés) dans une fragrance bien 70’s mais aussi très actuelle par son syncrétisme. Car on peut entendre dans leur musique quelques éléments proto électro, pas mal d’Indie Rock, un tout petit peu de Post Punk… Que les Dirty Work Of Soul Brothers s’arrangent pour combiner de façon à ne pas tomber dans le travers majeur des groupes actuels : la redite scolaire.
Tout ça aboutissant à un ensemble de 9 belles chansons, qui s’écoutent, se réécoutent, se dégustent, s’insinuent insidieusement en vous et finissent par vous bousculer avec délectation !
En voilà une découverte stimulante !
[BT]
En concert : Mercredi 13 Décembre : DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS (Heavy Soul / Kraut Rock), au Brin de Zinc, à Chambéry – Barberaz
Et :
Jeudi 14 Décembre : DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS (Heavy Soul / Kraut Rock), au Farmer à Lyon


FUTURO TERROR
Precipicio, LP, Digital
BCore Disc
Merde ils bossent vite et bien eux. Le trio d’Alicante envois son nouvel album à peine un an après le précédent. Et ça ne se fait pas au détriment de la qualité. Carrément pas.
Pour définir Futuro Terror je dirai qu’ils font une sorte de Power Pop Post moderne mélangé à une version mélancolique du Pop Punk. Avec un peu de Post Punk dedans, mais tellement loin des resucées pas fines qu’on subit actuellement que j’ai peur de vous induire en erreur avec cette référence.
Ce qui donne des mélodies hyper addictives et trépidantes mais aussi emplie de profondeur et de beauté sombre (comme l’époque). A ce sujet et au vu de la situation de l’Espagne en ce moment le titre d’album est parfaitement judicieux (même si manifestement choisit avant le référendum catalan…)
Futuro Terror chante en espagnol avec distinction et ça parait tellement naturel à leur musique que ça devient un atout supplémentaire dans leur jeu qui n’en manque décidément pas !
Voici 10 chansons qui donnent bien du plaisir, souvent entrainantes mais pas en permanence sur le même rythme ni les même rythmiques pour ne pas lasser… Et vu le nombre de fois où ce 3ème album est passé entre mes oreilles je peux vous dire qu’il n’y a pas de risque de ce côté-là.
[BT]


dimanche 22 octobre 2017

Chronique : GRANDE ROYALE + A PLACE TO BURY STRANGERS + ESCOBAR + OH! GUNQUIT



GRANDE ROYALE
Breaking news, LP, CD, Digital
The Sign Rds
Voici donc le 3ème album de ces suédois que je ne connaissais pas. Si sur les deux précédents ils avaient tout fait eux même cette fois-ci c’est Nicke Andersson (Entombed /  Hellacopters / Imperial State Electric) qui en a assuré l’enregistrement & la production dans son propre studio.
Et ce qu’il faut noté c’est que Grande Royale ne sonne pas comme une copie ! Mais comme une sorte de classique du Rock à guitares. Dans une certaine tradition du High Energy R’n’R comme on en fait si bien en Scandinavie, mais en restant toujours très mélodieux et accrocheur avec des guitares incisives mais qui ne bourrinent jamais.
La pochette est épurée, ainsi que la production qui reste sobre. Totalement au service des chansons !
Musicalement le groupe doit autant à ces ‘ancêtres’ scandinaves des 90’s (notamment les Nomads période ‘Sonicaly speaking’ pour l’épure, l’efficacité et la class) qu’aux américains qui savaient écrire des hits hyper évident type Cheap Trick. Sauf que Grande Royale ne se contente pas de faire bêtement des citations, ils tentent de se créer un style reconnaissable !
[BT]
En concert : Jeudi 26 Octobre : GRANDE ROYALE (High Energy R’n’R, Suède) + FIRE! FIRE! FIRE! (Rock dur), au Bombshell,  à Clermont Ferrand
Et :
Vendredi 27 Octobre : GRANDE ROYALE (High Energy R’n’R, Suède) + FIRE! FIRE! FIRE! (Rock dur), au Thunderbird Lounge, à Saint Etienne


A PLACE TO BURY STRANGERS
Transfixiation, LP, CD, Digital
Dead Oceans – Pias
Putain il fait pas rire le nouveau A Place To Bury Strangers !
J’avais découvert ce groupe par hasard au Nouveau Casino en 2007 et je m’étais manger une énorme tarte. Au point de faire de ce concert un de mes 3 plus marquants de cette décennie ! Rien de moins !
Le problème étant que jusqu’ici leurs albums manquaient de quelque chose pour les rendre vraiment palpitants à mes oreilles… un poil plat (en comparaison de la tornade live, mais également de façon relative). Cependant celui-ci montre leur façon palpitante, urgente, puissante, intense de martyriser les sons ! Limite violente.
Brut et bruitiste. Noisy au meilleur sens du terme. Acéré et puissant.
Avec des titres réellement marquants. Doté d’un son énorme. Consistant et roboratif. Parfois robotique et froide souvent organique et incandescente leur musique vous emplafonne comme il convient !
Oh oui ! Et même bien mieux que ça !!!
[BT]
En concert : Jeudi 26 Octobre : A PLACE TO BURY STRANGERS (Noise maestro, Usa) + BABY IN VAIN (Grunge), à l’Ampérage, à Grenoble


ESCOBAR
The Biggest sound, LP, Digital
Dirty Water Rds USA
Whaoo il claque bien le nouvel album du duo frenchy ! Leur premier chez Dirty Water Usa qui ne s’est pas trompé pour le coup !
Rarement un disque à sonner aussi immédiatement et de façon aussi clairement évidente comme étant une pure collection de classiques !
J’avoue que la formule duo guitare / batterie ça n’a jamais été un truc qui me rendait dingue, parfois j’y ai trouvé mon compte, mais souvent ça tourne vite en rond. Mais sur ce 3ème album Escobar sonne comme un vrai groupe ! Et propose une variété de sonorité tout au long de ces 12 chansons (oui oui chansons, ici on est loin des décharges Garage Punk Trash primaires si souvent le lot de leurs confrères de formules), parfois agressives, trépidantes, mais toujours mélodieuses. Fidèle au titre de l’album, grâce à un son immense.
Grunge, Post Punk (façon 1er Adam & The Ants), Musique de film, Garage, Sludge, Power Pop, Punk… un large éventail de possibilité que les 2 frenchies mélangent afin de produire un disque qui a de la moelle !!!
[BT]


OH! GUNQUIT
Lightning likes me, LP, CD, Digital
Décapitator / Dirty Water Rds
J’avais littéralement craqué sur leur 1er album qui nous menait loin de ce qu’on a l’habitude d’entendre sur un label étiqueté ‘Garage’ ! Et les revoici déjà avec le 2ème ! Evidement l’effet de surprise ne fonctionne plus. Mais leur musique atypique elle accroche toujours l’oreille. Les 2 même !
Oh! Gunquit pratique une sorte de cross over entre Rock Garage et New Wave de la 1ère vague (B52s…) avec une grosse dose d’Art Rock dedans. Et un sax qui donne un côté plastic Punk très frais.
Imaginez Blondie, Material, Père Ubu jamant avec les Miracle Workers sur le matos des Zeros. Avec un Howard Devoto féminin au chant.
En tout cas une fois encore Oh! Gunquit emballe avec 10 nouvelles chansons qui font bien du bien !!! Hé hé ! Oh oui baby, beaucoup de bien.

[BT]

vendredi 20 octobre 2017

Chronique : DREAM SYNDICATE + PHILIPPE GARNIER + ARROWS OF LOVE + EVIL & CROW



The DREAM SYNDICATE
How did I find myself here?, LP, CD, Digital
Anti - Pias
Voici le 5ème du groupe, et il aura fallu attendre 30 ans.
Mais ça valait le coup. Et pas qu’un peu.
J’aime beaucoup leurs albums précédents, mais surtout je suis accro à certains albums de Steve Wynn. Alors autant dire que quand j’ai appris que ce nouvel (et inespéré) album allait sortir j’étais sur-excité. A tel point que j’ai passé outre ma ‘politique’ habituelle qui consiste à ne jamais écouter les singles qui sortent avant les LP. Mais bon une fois n’est pas coutume.
Et ce 1er single laissait espérer un album excellent.
Il est mieux que ça : BRILLANT !
D’autant que si on attendu 30 ans le timing est véritablement parfait puisque longtemps le groupe à prêché son Psychédélisme en étant très très en avance, mais maintenant la vague les a rattrapée. Et ils surfent dessus avec élégance car avec ces 8 chansons ils montrent à tous les nouveaux convertis (et à un paquet d’anciens) à quel point ils au-dessus du lot !!!
D’autant plus qu’ils ne sonnent pas une seconde passéiste ou revivaliste car ils ont su mettre dans leur disque des éléments glanés tout au long de leurs ‘carrières’ solo.
Le travail sur les sonorités des guitares est extrêmement réussit. Quant aux voix c’est encore mieux qu’à l’époque !
Bien plus qu’une réussite ! Oh oui !!!
[BT]
En concert : Mardi 24 Octobre : The DREAM SYNDICATE (Indie Psyché legends, Usa), au Centre FGO-Barbara, à Paris



PHILIPPE GARNIER
Retour vers David Goodis
La Table Ronde, 366 pages, 24.50 euros
30 ans après Philippe Garnier reprend son enquête sur David Goodis. Espérant éclairer plus et mieux la personnalité et l’œuvre de cet écrivain de Pulps que les français aiment tant (Tirez sur le pianiste…).
Mais David Goodis est assez fuyant et en dépit d’une enquête très serrée et pointue finalement on découvre qu’apparemment il cachait quelques obsessions (notamment pour les grosses femmes noires) qui ont échappées même à ses proches ; et aussi qu’il s’est bien ‘protégé’ en affabulant plus ou moins à tel point qu’il est difficile de démêler le vrai du faux.
Ce qui donne à Philippe Garnier la possibilité de raconter l’histoire des Pulps et des Paperback Originals, et aussi de l’industrie du cinéma des années 40… Ces industries de la sous culture populaire qui l’intéresse tant. Et c’est passionnant.
Moins touffu que certains de ses précédents ouvrages, ce livre est puissamment stimulant puisque qu’en son sein se regroupent plusieurs fils différents. Que l’on connaisse l’œuvre de Goodis ou pas (comme moi) ce livre est aussi une histoire d’un temps révolu, mais aussi de comment on la voit maintenant.
Magnifiquement illustré de 133 illustrations, imprimé sur un papier bien épais et très agréable à manier/manipuler : LE PIED.
[BT]


ARROWS OF LOVE
Product,
I’m Not From London Rds
2ème album pour ces londoniens qui nous rebasculent vers les années 90. Entre Grunge, Art Rock (façon Sonic Youth), Noise et une touche de R’n’R sauvage à la Mudhoney.
Musicalement ça gratte comme un pustule, et ça fait tellement de bien de se gratter !
Mais ils savent rester mélodieux et classieux. En plus l’alternance des chants masculin et féminin sont un gros intérêt de ce disque et ça donne beaucoup de souffle et de profondeur à leur musique. C’est lancinant, parfois tripant, toujours intéressant. Retro, surement mais avec talent ! Car les Arrows Of Love ne sont pas rétrogrades et ils mettent plein d’éléments actuels dans leur musique qui s’accroche bien à vos synapses, comme des morbacs ! Et leur intention c’est de ne jamais plus sortir de votre cerveau malade !!!!
[BT]
En concert : Mardi 24 Octobre : ARROWS OF LOVE (Londres) + MONOTROPHY (Noise Kraut Post truc), au Sonic, à Lyon


EVIL & CROW
King & queen of Lo-Fi, CD
Pitshark Rds
Une première écoute inattentive m’a fait penser que la musique n’était pas à la hauteur de l’emballage, mais, dès que j’y suis revenu j’ai révisé mon jugement.
Bon c’est écrit dessus : « King & Queen of Lo-fi » alors dites pas que vous avez pas été prévenu. Nous voici en présence d’une sorte de Trash Rock primitif un peu dans la tradition du Budget Rock mais façon 2017 (donc pas inécoutable). Et dans la veine de la pochette de l’album, c’est-à-dire : apprêté, étudié et class.
Ce duo mixte de Montréal est la rencontre entre Nick Evil un des musiciens sur actif de la scène de là-bas et Marianne Crow la musicienne et tatoueuse… ça aboutit à ce 1er album dont le but était de combiner l’imagerie horrorifique des 50’s, la scène fétichiste et un croisement de Garage & Rockabilly…
Joué d’une façon répétitive, crue & Trash mais en essayant de garder une mélodie pour chaque chanson ou la voix est primordiale. Un disque très compact avec des vraies éclairs qui en émergent et donne envie de la rejouer souvent !
En plus la présentation de ce CD dans une pochette façon 45 tours est très réussie !
Evil & Crow prévoient d’être de retour en France ce printemps. A suivre de près !
[BT]