mercredi 21 novembre 2018

Chronique : HOLLY GOLIGHTLY + LIQUID VISIONS + CHEMIST & The ACEVITIES + BEECHWOOD


HOLLY GOLIGHTLY
Do The Get Along… LP, CD, Digital
Damaged Goods Rds
Chaque nouvel album de la dame est un rendez-vous que j’attends avec impatience et envie, tant sa musique et sa personnalité ne m’ont jamais déçu.
Elle n’a jamais sombré dans la facilité et capitalisée sur son héritage d’ex Headcoatees, mais toujours été capable de renouveler son inspiration en allant farfouiller dans les divers greniers des musiques POPulaires de diverses époques et divers aires géographique pour enrichir ses chansons. Ceci sans jamais sombrer dans le folklorisme. Si Holly Golightly ne fait pas référence à son passé musical dans ses albums celui-ci est toujours sous-jacent et elle ne renie pas ses passions pour le Rock.
Cependant ici elle en donne une relecture qui doit beaucoup aux années 40 et very early 50’s. On pourrait se croire visitant un cabaret londonien ou quelque part dans la mitteleuropa post 2ème guerre mondiale, sans non plus tomber dans la reconstitution, le revival ou le passéisme.
Au niveau de ‘l’orchestration’ on peut entendre ici des sons qui pourraient venir d’une pedal steel guitar et/ou d’une scie musicale… Une des chanson est construite autour d’une rythmique qui est issue d’un claping (mais pas dans le genre stade)...
Par moment on se croirait dans un western avec une orientation plutôt musique d’intérieur si vous voyez ce que je veux dire ?
Bref, attention à cet album dès qu’il vous pique il vous envoûte ! Et c’est tellement parfait comme ça !
[BT]
LIQUID VISIONS
Hypnotized, LP
Sulatron Rds
Liquid Visions c’est le groupe que drive depuis 1994 Dave Schmidt le boss de Sulatron Rds et également l’homme derrière le projet Sula Bassana), Hypnotized c’est l’album que ce groupe avait publié sur Sysyphus Rds en 2002 mais seulement en CD. Le voici enfin disponible en vinyle. Ce qui, au vu de sa très belle pochette et du style de musique qu’il contient, est vraiment une excellente chose !
Dans cet album il y a 8 titres qui s’étalonnent entre 5 et 15 mn… ça vous donne déjà des indications sur le type de musique dont il regorge (déborde) : Néo Psyché / Heavy 70’s / Proto Prog / Psychédélique Pop…).
La formation ici présente autour de son leader vient de groupes tels que Zone 6, Magnificent Brotherhood, Johnson Noise… soit de vrais musiciens et de véritables accros au genre, qui n’ont évidement pas attendu le revival récent pour ce jeter là-dedans…
Ici on entendra en plus de la guitare, de la batterie, de la basse et du chant : de la sitar, de l’orgue, du Mellotron, du Fender Rhodes, des percussions diverses, du Theremin…
Liquid Visions joue avec les codes du genre, mais pas seulement (loin s’en faut) !
Un album qui à de quoi ravir (grâce à cette ressortie) ceux qui l’avaient raté la première fois !
Admirez cette pochette elle vous indique bien ce à quoi vous pouvez vous attendre !
[BT]
The CHEMIST & The ACEVITIES
Sounds From Chemistry Town n°4, LP, CD, Digital
Maloka / Productions Impossible Rds
Avec un nom pareil ça créé des attentes… quand j’ai enfourné le disque j’ai été immédiatement emballé parce que j’ai entendu. Surf Music ‘moderniste’ (école Man… Or Astro Man) ambiance labo de savant fou pour film de SF fauché… Avec même un titre chanté qui les emmène vers le Surf Punk. Ils se qualifient eux même d’Anarcho-Surf. Mais en fait musicalement on est plutôt à un point d’équilibre entre Surf et Garage 90.
Des ambiances bien tissées où l’on sent qu’ils ont intégré ce que la scène Indie à produit depuis 20 ans (Post Rock / Noise / Post Hc) placé dans une musique Surf indéniablement riche et foisonnante mais toujours précise.
Et excitante en permanence !!!
[BT]
En concert : Vendredi 23 Novembre : CRAIG BROWN BAND (Hillbilly Garage, Usa) + The CHEMIST & THE ACEVITIES (Deep Surf), au Trokson, à Lyon. Entrée libre
BEECHWOOD
Inside the flesh hotel, LP, CD, Digital
Alive Rds
Il y a un joli petit buzz autour de ce trio new yorkais qui publie là son 2ème album (3ème si on compte sa première cassette) qui lui permet de faire un pas de géant.
J’avais bien aimé le précédent mais c’est sans commune mesure avec celui-ci !
Ce petit buzz est assez étonnant, non pas, à cause de la qualité de cet album (qui est impeccable de bout en bout), mais parce qu’il tombe sur un groupe de Rock Indie que rien ne semblerait devoir extraire de la masse… Quoi que !
Sans singer on sent qu’ils ont intégré l’héritage de Marc Bolan, à la fois concernant le song writing, et, le côté sexy de la musique et de leur personne.
La différence entre les pochettes de leurs 2 albums montre à quel point Beechwood à maturé en quelques petits mois !
Le trio délivre 12 chansons qui sont joliment troussées (comme des groupies en bord de routes), qui accrochent l’oreille et ne sombrent jamais dans le putassier tout en étant parfaitement évidentes !
Un peu de Folk Rock vient parfois mâtiné leur élégante Indie Garage Pop Glitter bricolo College Rock !
Leur 1er album contenait déjà une grosse poignée de pépites, mais il est moins complet et constant que ce « Inside the flesh hotel », qui lui est, effectivement, très incarné.
Dans un monde parfait certains titres passeraient sur les ondes radio et on les verrait dans des émissions de télé ! Dans le monde réel ils font de super albums. Et on aura la chance et le privilège de les déguster sur scène, où parait-il Beechwood excelle aussi !
[BT]
En concert : Mercredi 28 Novembre : BEECHWOOD (Indie Garage Glam, Usa), à L’Ampérage, à Grenoble

2 commentaires: