lundi 12 novembre 2018

Chronique : LIARS + GO!ZILLA + AR-KAICS + LOS DAYTONAS


The LIARS
Never loock back, CD, Digital
Area Pirata
Peut-être avez-vous déjà vu apparaître le nom de groupe italien qui à sévit depuis le milieu des années 80 jusqu’à la fin des 90’s qui pratiquait un Garage Revival entre 60’s Néo Psyché et Power Pop. Qui à un peu musclé son son au fil de sa carrière… Ils se sont reformé en 2009 ont sortit un nouveau signe l’année suivante, et enfin voici venu leur nouvel album.
8 titres en 32 mn d’un programme serré et tendu mais ambitieux et varié. Entre Paisley Underground et Freakbeat… Néo Psyché et proto Heavy (enfin quand même très mélodieux et pas trop velu)… Et toujours un amour pour la Pop musclé.
Liars sont toujours en forme et pertinent. Ils produisent une musique dans laquelle on entend clairement leur personnalité et surtout les chansons sont incroyablement bonne !!!
Dès la 3éme écoute je me suis rendu compte que ces mélodies avaient déjà laissé une trace en moi. Un disque très jubilatoire et profond.
[BT]
GO!ZILLA
Modern jungle’s prisoners, LP, CD, Digital
Teenage Menopause Rds
J’avais craqué sur leur album précédent qui date quand même de 2015. Les italiens ont enchaîné les tournées, et les revoici enfin avec un nouvel album.
Un disque qui marque dès la première écoute par sa densité musicale. Comme si chaque titre contenait plusieurs chansons. Sans aucune sensation de confusion. Une sensation qui se prolonge au grès des écoutes.
Go!zilla se montre à la hauteur de l’idée qui se trouve derrière leur nouvel album. Pourtant l’ambition semblait grande avec ce concept album sur la captivité mentale qu’induit la dissolution de l’individu dans l’immensité des jungles urbaines. Mais cela semble booster la musique du groupe qui délaisse un peu le Garage Rock Psyché (j’ai dis un peu) et surtout son côté passéiste, pour se projeter dans une sorte de musique tes temps actuels qui synthétise l’Indie Rock 90, la Noisy Pop, l’Art Rock, avec un penchant cinématique (sans excès). Ils n’ont pas peur de saupoudrer tout ça d’un peu de Blues Touareg, de saxophone et de rythme africanisant. Tout ça sans sombrer dans le salmigondis de la nouvelle sono mondiale, mais en restant dans leur univers musical !
Ils varient bien les rythmes et les ambiances d’un titre à l’autre pour pondre un disque intelligemment conçu, composé, agencé et interprété.
La grande class !
Avec ce 3ème album la musique des Go!zilla prend une nouvelle ampleur, une nouvelle dimension, une nouvelle direction. Le groupe est toujours aussi excitant mais désormais encore plus intéressant !
[BT]
The AR-KAICS
In this time, LP, CD, Digital
Daptone – Wick Rds / Differ-Ant
Wick Rds c’est la sous division de Daptone Rds dédiée au Rock. Les Ar-Kaics avaient déjà enregistré pour un single dans les studios Daptone en 2015.
Ce quatuor de Richmond se revendique du Teen-Beat des 60’s. Ce qui ne vous trompera pas sur la marchandise ici exposée, cependant n’attendez par de purs puristes, car leur vision de la chose est assez vaste et variée. Leurs inspirations ne sont limitées à une seule décennie et manifestement leurs discothèques contiennent aussi du Folk Rock des 70s, du Paisley Underground 80, de l’Indie Rock 90 (tendance K Records), et peut-être un peu du Rock bricolé depuis deux décennies par des activistes sur motivés qui n’ont pas peu des mélanges et des cocktails bien goûteux !
Les Ar-Kaics ne renient pas leur influence principale, mais ils ne sont pas de pauvres revivalistes… Ces art-tivistes sont bien de leur époque, l’album est fait en compagnie de Wayne Gordon (Black Lips / King Gizzard / JSBE) et Mikey Post (Reigning Sound, The Jay Vons, et le créateur de Wick Rds) et c’est sûrement le balancier entre les 2 versants d’une scène Garage dépoussiéré qui donne une bonne partie de son sel à ce 2ème album des AR-Kaics.
Ça et surtout le charme indéniable des 12 chansons qui regorgent toujours d’éléments succulents :sucrés ou acides, mais qui toujours ravissent les papilles !
[BT]
LOS DAYTONAS
Twang or die, LP, Digital
Green Cookie Rds / Sleazy Rds / Roctopus Tea Party Rds / Ola Rds
Bon je ne suis pas le plus grand connaisseur, ni le plus grand fan de la scène Surf instrumentale de la planète, mais quand se sont des disques de cette qualité qui émergent évidement je jubile.
Ces madrilène balancent ici 11 titres (dont 8 compos) qui marient le Twang 60’s à un orgue placé à cheval entre Exotica et Garage Rock, un peu de Jerk et autres musiques de danse pour sur-boum, et Hot-Rod vibes…
C’est rétro à souhait et totalement assumé. Los Daytonas jouent avec les codes du genre, mais aiment à rebattre les cartes, notamment parce qu’on est loin des albums de Surf frénétiques, ici ce sont les arrangements qui prédominent avec une large instrumentation au service de titres complexes (sans sombrer dans la branlette) qui doivent souvent pas mal à une inspiration musique de film.
Dans le genre voici un des grands plaisirs de cette année. Un disque qui par sa diversité va durer longtemps !
[BT]

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