mardi 21 avril 2015

Chroniques : PARLOR SNAKES + DEPARTURE KIDS + OWUN + MUSHROOM CAFFEINE



PARLOR SNAKES
S/t, LP, CD, Digital
Hold On Music / Wagram
La vache il est drôlement balaise ce disque. Et comme sa pochette le laisse penser : incandescent !!!
Rock avec quelques accents bluesy, mais résolument moderne, jamais revivaliste ou passéiste, bien que totalement conscient de l’Histoire qu’il perpétue. Des accents Pop, parfois même Indie, et aussi un petit côté Garage plus des fulgurances ‘noisy’ jamais grossières, et surtout 11 excellentes chansons, où les mood et les tempos sont variés et permettent une installation profonde dans la musique de Parlor Snakes si remplie d’intensité !
Ce 2ème album les parisiens sont allé l’enregistré chez Matt Verta Ray qui leur a sculpté l’écrin idéal pour leur musique : soyeux mais Rock quoiqu’il arrive !!!
Si le groupe n’hésite pas à composer des ballades c’est surtout la voix et la guitare qui se taillent  forcément la part du lion. Et ceci grâce à une rythmique qui tisse la sous couche idoine pour cette musique : inspiré, diverses, précise et chaude. Parfois la présence discrète de l’orgue vient encore renforcer l’impact des chansons qui vous explosent toujours en bouche en un bouquet de saveurs revigorant !
A retrouver en interview dans le nouveau et 135ème numéro d’Abus Dangereux : www.abusdangereux.net !!!
[BT]
En concert : Jeudi 23 Avril : PARLOR SNAKES (Rock’n’Garage et bien plus encore, excellent), à l’Assommoir Pub, à Saint Etienne


DEPARTURE KIDS
On the go, LP, Digital
Requiem Pour Un Twister / Howlin’ Banana
Encore un groupe issu de Marseille qui est en train de devenir une sorte d’Eldorado du Rock. Cependant les Departure Kids doivent y faire un peu tache avec leur immense amour des mélodies et Pop songs.
Car sur ce très frais, court, percutant, sexy et excitant 1er album le quatuor de jeunot (mais qui a déjà quelques expériences par ailleurs) balance une musique qu’on qualifiera rapidement de Power Pop. Mais pas un truc revivaliste rance. Non une Pop Power primesautière et actuelle. En empruntant bien sûr des éléments au passé, mais en les touillant bien pour les accommoder à leur sauce qui possède un vrai gout de 2014.
Sautillant comme les Buzzcocks du meilleur temps, fin comme Velvet Crush, élégant comme le Paul Collins des jeunes années, classieux comme le grand Dream Syndicate, sexy comme les Bangles. Et également totalement dans l’air du temps d’une Pop Indie actuelle qu’on pourrait qualifier de trendy. Mais ce disque a tellement de qualité que tout ce qui compte c’est les 25 mn de bonheur qu’il distille à chaque écoute ! 9 chansons, 9 mini hits, de ceux qui donne de la joie de vivre !
En France ils se sont mis à 2 labels pour éditer cet album (qu’ils soient ici pleinement remerciés pour ça) et il vient d’être également publié par un label Japonais !
[BT]
En concert : Vendredi 24 Avril : The DEPARTURE KIDS (Power Pop), au Trokson, à Lyon. Entrée gratuite


OWUN
Le fantôme de Gustave, CD
Autoproduction
Premier contact : la pochette qui bien que très sobre prépare au voyage onirique qu’est, en partie, cet album d’Owun.
Leur retour sur scène était très impressionnant. Sans doute supérieur à ce qu’ils faisaient, déjà très bien, il y a 15 ans. Donc ça laissait espérer au moins d’un bon album. Mais pas à ce point-là !
Deuxième contact : le son. Très puissant. Clair. Compact. Respirant aussi. Impressionnant surtout !
Dans les 90’s Owun jouait de la Noise à sa façon. Dans les années 10 ils amènent le style vers une nouvelle direction.
Avec un formidable travail sur la captation de la vibration du son, sur la résonance des guitares. Mais sans verser dans le drone pour autant. La voix couverte d’effets semble se diluer dans les guitares, et c’est bon. On peut retrouver de façon très parcimonieuse du Neo Kraut. Un peu de polyrythmie. Et parfois, du stop & go. Désormais qualifier la musique d’Owun est devenu un vrai challenge. Elle se déguste juste à plein volume ou au casque afin d’être entouré, enfermé dans tous ces sons.
Se plaçant sur un segment long qui va de Psychic Paramount à Meshuggah (sans le côté Metal) Owun a trouvé SA place, avec cette œuvre unique. Sombre. Riche. Profonde. Et, belle.
[BT]
En concert : Samedi 25 Avril : OWUN (Noise, énorme) + SOOSH (Kraut Rock), au Centre d’Art Bastille, au sommet de la Bastille à Grenoble


MUSHROOM CAFFEINE
Liquid, LP, Digital
Bloody Mary Rds
Evidement avec un tel patronyme on peut s’attendre à quelque chose d’assez barré. Et on ne se trompe pas trop.
Le groupe basque pratique un croisement étonnant et réussit entre Grunge / Budget Rock / Stoner / Psych Punk…
La batterie a un son gras et un drumming élastique avec pas mal de toms et des tempos qui sortent du 4/4 habituel. La guitare ne contribue pas à rajouter des aigus à tout ça : ce qui produit la tonalité idéale pour la voix.
Ça me fait un peu penser à une version réactualisée d’Olivelawn (une référence de luxe que je ne dégaine pas à la légère) trempant ses pieds dans un marigot psyché.
Pas impossible qu’ils aient aussi un peu écouté Flipper, voir Clutch, les Wipers et aussi les Gories… Bien que leur musique reste mélodieuse grâce à un côté Garage de fort bon aloi ! En tout cas eux ne sont pas du tout dans le revival scolaire, mais plutôt tentent de se frayer une voix perso !
Leur premier 10’’ était plutôt sur le versant Caffeine, ce 1er album plus sur le côté Mushroom. En tout cas les deux sont très fortement recommandés ! Et comme on dit : Play fucking loud !
[BT]


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