dimanche 22 avril 2012

Chroniques:DEVIL CROCKETT + FRANTIC FLINTSTONES + MOONMAN and the UNLIKELY ORCHESTRA + OK + PALOR SNAKES sale & + ROCKHOUSE TRIO

DEVIL CROCKETT
In search of… Devil Crockett mighty treasure
(CD, Zone Onze Rds)
Zone Onze Rds avait sorti jusqu’alors des ‘anthologies’ de groupes défunts : Flitox, Zabriskie Point… là avec les Devil Crockett ils se lancent dans la co-production d’un groupe pas mort. Encore que, vu que là avec les D.C (pour Devil Crockett) on navigue en plein Horror-O-Billy,  on joue forcément avec la mort pour de faux ! 17 titres pour 60mn on ne presse pas trop le tempo. On installe les chansons… Un disque qui rappellera de très bons souvenirs à ceux qui ont aimé les débuts des Washington Dead Cats (ça tombe bien j’en suis, et j’adore toujours). Les Devil Crockett rajoutent là dedans leur dose de Swing 50’s. Un peu de Surf Music. Et surtout assez de personnalité pour écrire des morceaux qu’on aime réécouter ! Dommage que la pochette soit si peu inspirante. Parce que ce CD,  lui,  il tarte bien.
[BT]


FRANTIC FLINTSTONES
Freaked out & psyched out
(LP, CD, Drunkabilly Rds)
Depuis le précédent album les Frantic Flinstones ont quitté le Brésil et sont venus s’installer en Allemagne. Ce qui a une certaine logique économique pour ces précurseurs anglais du Psychobilly vu que ce sont les germains qui ont toujours été le + gros marché pour cette musique. Donc fini les rythmes exotiques, et retour à fond dans le Psycho. Encore que on tombe ici sur une chanson qui ravira les fans des Pogues, une autre emballera ceux du Brian Setzer Orchestra. Globalement on est bien dans le classicisme des canons du genre. Mais les Frantic Flinstones font ça très bien. Tellement mieux que d’autres ! Voici 13 nouveaux titres qui secouent bien les hanches et les genoux. Attention à l’entorse et aux claquages. Un album taillé pour être rejoué en tournée. Mais aussi pour être dansé chez soi. Surtout si on a une sono  qui assure, on pousse les baffles et les murs, et on balance la sauce.
[BT]
Vendredi 11 Mai : FRANTIC FLINTSTONES (légendes anglaises du Psychobilly), au Brin de Zinc, à Chambéry
Samedi 12 Mai : FRANTIC FLINTSTONES (légendes Psycho/Neo Rockab’), à l’Atelier des Moles, à Montbelliard
Lundi 14 Mai : FRANTIC FLINTSTONES (légendes Psycho/Neo Rockab’), au Deep Inside Klub, à Dijon


MOONMAN and the UNLIKELY ORCHESTRA
Mascarade labyrinthe
(LP, CD, Greed Recordings)
Indie Rock le plus souvent up tempo, enlevé et très excitant. Avec un minuscule côté Pixies pour la capacité à écrire des morceaux énergiques aux mélodies mémorables. Mâtiné par le Sonic Youth de la période ‘Nurse’. Le tout revu par un groupe qui est vraiment de son temps. Moonman et son groupe réussit un album parfaitement actuel, sans tomber dans les travers et tics qui polluent une bonne partie des scènes Indie. Ici seules comptent les chansons ! Quelles soient directes, ou passent par des circonvolutions instrumentales internes, jamais elles ne se perdent dans des méandres inutiles. Une très belle surprise par ce groupe qui ressort du néant (précédent album en 2006). On sent que tout a été pensé, pesé, analysé avec justesse : le titre de l’album, la pochette, le son, tout est très bon, mais bien sûr ce qu’il y a de meilleur c’est la musique.
[BT]


OK
Wet
(CD, Carton Rds)
J’avais aimé leur 1er EP, mais là on passe à un niveau incroyablement supérieur ! OK c’est 2 batteurs et un guitariste chanteur (avec une voix fragile, mais modulable, qui donne une couleur à chaque passage des morceaux qui sont : évolutifs, complexes, mais pas gavant de virtuosités. 5 GRANDES chansons ambitieuses comme il s’en est fait depuis 50 ans avec une musicalité, une personnalité pleinement de 2012. Rock Indie. Pop de plus en plus, mais pas en étant dans le passéisme. Drum Pop Symétrique disent-ils pour qualifier leur musique, ce qui ne veut rien dire mais laisse de la place pour se faire une image mentale. Qu’ils remplissent avec leurs mélodies complexes et aventureuses, bricolées mais sans les tics hype actuels. Avec un travail sur la guitare, acoustique ou électrique très riche. Les 2 batteries sont utilisées pour servir les chansons et pas pour les marteler. Et les ajouts d’instruments annexes apportent de la densité à la musique. Mon disque du trimestre. Pour le moins !
[BT]
Mercredi 16 Mai : OK (Indie Pop, excellent), au Périscope, 69002 Lyon


PALOR SNAKES
Let’s get gone
(LP, CD, Double Legs Rds)
A chaque fois je me fais embarquer par cet album. Après 3 chansons je me dis à chaque fois : putain celle là est terrible ! Et ce quelque soit le sens d’écoute, la Face A en premier ou pas ! Un disque qui est bon dès son commencement, et encore meilleur à la fin ! 1er album pour ce quatuor avec orgue et guitare. Un petit côté Gun Club mais sans le maniérisme, ni le pathos.  Un chant à la PJ Harvey sans le côté gonflant. Du classique on dirait, mais c’est une forte personnalité, de bons mélanges comme les meilleurs cocktails (ou comment apporter une nouvelle ivresse avec des éléments connus). La pochette sobre et belle donne déjà des indications sur se 1er album, intense, intemporel, maîtrisé (avec juste un peu de folie quand il faut), pensé, qui emballe d’emblée et sans esbroufe et se bonifie avec le temps parce qu’il a du coffre et du corps !
[BT]


ROCKHOUSE TRIO
This road
(CD, Crazy Time Rds)
Tout en souplesse cet album de Rock’n’Roll fifties puriste. Efficace dans son classicisme. Contre basse ‘onctueuse’, guitares précises, batterie minimaliste et sobrement swing, et surtout le chant idéal. Cet ensemble parfaitement maîtrisé (mais sans le balai dans le cul trop souvent inhérent aux revivalistes) leur permet de s’attaquer à ‘Walk the line’ sans paraître présomptueux. Un album très joliment exécuté et réalisé, que je pourrais écouter avec ma mère (grande fan de R’n’R devant l’éternel) en prenant le thé. Ou seul à la maison en attaquant un bordeaux moelleux.
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lundi 16 avril 2012

Kro:HIGH DAMAGE (Electro Dub et du meilleur) + HOODED FANG (Indie Surf Rock) + KING MASTINO (Heavy Garage’n’Roll) + TWISTER COVER (Super-Band du Sud du Loiret)

HIGH TONE & BRAIN DAMAGE
High damage
(LP, CD, Jarring Effects / L’Autre Distribution)
Voilà une rencontre qui faisait saliver les fans d’Electro Dub (style où ces 2 groupes excellent, au sein d’une scène française qui fait la nique au monde entier). Sauf que les disques de collaboration sont quand même le plus souvent décevants. Et c’est ce qu’une écoute superficielle pourrait laisser augurer. Heureusement que les fans de Dub Electro savent se laisser enfermer dans un album pour être submergé par la musique. Alternant titres instrumentaux, passages avec voix samplées, et véritable chanteur / chanteuse. Riche, plutôt sombre mais avec plages d’ensoleillement. Hyper travaillée, profonde, ambitieuse, excitante, en un mot succulente, la musique de High Damage est bien à la hauteur des hautes attentes que nous en avions !
[BT]

HOODED FANG
Tosta Mista
(CD, Full Time Hobby / Pias)
2ème album pour ces canadiens qui aiment la bouffe portugaise (le titre) et les masques de catcheurs mexicains (la pochette). 10 titres en 23 mn d’Indie Garage très marqué par la Surf Music. Le son des guitares, le traitement des voix & de l’orgue donnent à cette musique une saveur  Surf revisité 2012 très intéressante. Un peu bricolée, la musique de Hooded Fang (groupe de 5 ou 7 membres selon les occasions) ne tombe jamais dans le syndrome de la hype fabriqué par des malins petits blancs qui ont fait de (trop)  longues études. Ils ne sont pas de Brooklyn si vous voyez ce que je veux dire, mais de Toronto. Une jolie découverte qui se déguste juste le temps d’une bonne pause café. Et revient au moment de l’apéro.
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KING MASTINO
Hold fast
(CD, Area Pirata Rds)
Voici mon conseil pour tirer pleinement profit de cet album : Play Fuckin’ LOUD ! 2ème album pour ces italiens qui pratiquent un Heavy Garage with guitars qui tire vers l’Australie (Bored, Screaming Trisbemen, Hoss…), passe par des trucs un peu Stoner with melody à la Fu Manchu de maintenant. Pique un peu à Detroit (Sonic Rendez-Vous Band), à la Scandinavie (Nomads deuxième manière), et surtout, devrait satisfaire les fans qui en France ont soutenu de tout temps le Rock à guitares des Fixed Up, Sonic Angels, Backsliders, Holy Curse, TV Men et j’en passe. 11 chansons. Que de la crème. Avec suffisamment de personnalité, d’efficacité et de mélodies pour que l’album dans son intégralité soit succulent ! Jamais il ne tombe dans le Heavy velu, les morceaux sont courts et les guitaristes restent au service des chansons !
[BT]

TWISTER COVER
D.O.C (Démo Origine Controllé)
(CD, Autoproduction)
Sorte de super-band du Sud du Loiret ce quintet fondé en 2009, d’ex Chewbacca All Stars, Les Privés, Blacksliders, Holy Curse, aura prit son temps pour accoucher de ce premier 3 titres. Ils définissent leur musique d’une jolie formule : Tasty Rock, Flavored Blues, Twisted Punk ! Musicalement ça peut faire penser à la période Heavy Soul du Modfather Paul Weller, ou aux premiers Rod Stewart. Mais si cette musique vient de loin elle sonne comme maintenant. Le groupe doit bien exploser sur scène, sur  ce  EP,  on les sent un poil coincés par les murs du studio. Un peu sur la retenue pour interpréter ces 3 compos qui sont, il est vrai, assez posées  malgré quelques accélérations. Voici  cependant un bien bon début qui donne envie de se pencher sur la suite sur scène ou sur galette.
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mardi 10 avril 2012

Kro:BUD SPENCER’S CLOUT + The DAMAGED SUPERSTARS + DIRTY FONZY + HUDSON FALCONS + The KEKETTES ROSES + REGAL + The STRANGE FLOWERS

ASPIRATEUR DE LANGUE
Sweet
(CD, Rockocorp)
Apparemment la forme définitive de cet album sera l’assemblage de 3 CD, dont voici le 2ème. Comment définir cette musique ? Un chaud mélange d’influences 70’s, groovy, un peu jazz (surtout à cause du saxophone), un peu prog (mais sans le côté chiantifiant des titres à rallonges)… et aussi pas mal de trucs des années 00 ; car il est évident qu’ils ont aussi écouté du Post / Math Rock, même si ça ne transparaît presque pas dans leur musique. Moins que le côté Mister Bungle (qu’ils ne singent pas pour autant). Ça me fait aussi revenir en mémoire l’esprit de la scène Noise des 90’s, et aussi LARD (et c’est un gros compliment ça). Je me demande comment est le premier volet ? Et le troisième ?
[BT]


BUD SPENCER’S CLOUT
Take pleasure if you can
CD, Autoproduction / 1D-Rhonealpes.com
Quel nom de groupe ! Et la pochette est vraiment réussie. Comme ce véritable 1er album, qui bénéficie d’un son soigné et puissant (mastering made in New York) assez gras pour coller à leur style, mais précis et sans bavure. C’en est un crève-cœur qu’ils n’aient pas une grosse structure pour les soutenir. En tout cas l’album est là. Et bien là ! Musicalement on est en plein Stoner école early Fu Manchu pour le côté « chansons » sans les tendances heavy 70’s, ou envapées. Le bassiste est hyper présent, mais pas dans la démonstration, c’en est un régal tellement ça convient au style. La voix se pose sur tout ; mesurée et tentant plusieurs voies.
La guitare tricote les riffs, et, le batteur porte l’édifice. Surtout Bud Spencer’s Clout c’est des compos vraiment travaillées, pour faire agiter la tête en secouant les genoux, au sein d’un album massif, qui se déguste d’un trait comme une rasade de leur whisky préféré. Avec un bon gros goût de reviens-y !
[BT]


The DAMAGED SUPERSTARS
S/T
(10’’, Pop The Balloon Rds / NBT)
J’adore ce format. Et ce disque tarte terrible. Y a pas d’autre choix quand tu pratiques le Real High Energy R’n’R. Real parce que les Damaged Superstars n’ont pas perdu l’héritage Punk (voir early Hard Core Us, avec des ex The Ditch c’est pas surprenant), contrairement à ce qui est arrivé à la vague scandinave avant qu’elle ne sombre dans le Hard rock. Un gros son, très abrasif (un peu à la Teengenarate v’oyez) ! Qui fait toute la différence avec la tonne de disques surproduits qui débarque chaque jour. Du vrai Rock’n’Roll : gras, sale, vicieux, excitant, brut, jouissif. 4 giclées qui brûlent les oreilles. C’est beau et épais comme du Mötörhead avec un supplément de mélodies. Incisives, les mélodies. Un 25 cm qui s’ouvre et se ferme avec 2 ‘tubes’ monstrueusement monstrueux.
[BT]
En concert : Jeudi 12 Avril : ONE THOUSAND DIRECTIONS (Punk Rock, Uk) + The DAMAGED SUPERSTARS (Hi-Energy R’n’R), au Trokson, à Lyon. Gratuit


DIRTY FONZY
Too old for this shit
(CD, Delete Rds)
7 nouveaux titres des Dirty Fonzy, moins Punk 77 que sur leurs albums. Plus énervés. Très énervés même sur les 3 premiers titres qui s’enchaînement comme des uppercuts de Mike Tison ! Ça se dirige bien vers le Hard Core Punk américain première vague. Mais on entend aussi des cuivres sur un titre. Celui qui finit cette salve rageuse n’aurait pas dépareillé chez les meilleurs éléments de Lookout Rds avec son cocktail Ramones / Street Punk. Une vraie réussite. Fraîche, énervée, excitante. La manette en coin, droit vers ton cerveau à travers tes oreilles. Un de ces disques idiots qui sont juste parfaits pour ce que vous avez. A écouter en boucle pour vous redonner la patate à la sortie de l’hiver. Recommandé par le docteur !
[BT]


HUDSON FALCONS
Sleep, drive, Rock’n’Roll, Repeat
(CD, I Hate People Rds)
12 ans de carrière résumés en 19 titres. Avec 2 parties clairement définies : la 1ère Punk Rock quelque part dans la mouvance Clash avec un chanteur à la Mighty Mighty Bosstones, plus une touche de Street Punk à la Cock Sparrer matinée de Pub Rock. La 2ème est beaucoup plus américaine et là on est dans l’esprit Black Crowes meet Social Distorsion avec une inspiration à la E-Street Band. On y trouve parfois de la slide qui rappelle le tout meilleur de Blackfoot. Avec des évocations de Little Italy et de l’esprit chicanos. Bref une certaine idée de l’Amérique éternelle et dans le même temps contemporaine, celle des laissés pour compte de l’American Dream ! Fin et subtile grâce à un bassiste toujours là et toujours juste. Les guitares riffs et/ou tissent des mélodies. Les arrangements sont importants (en tendant l’oreille on peut distinguer une fois de l’accordéon) mais pas envahissants. On dirait une ode à la musique américaine fantasmée comme en ont fait certains anglais (Elvis Costello au hasard) revu par Honest John Plain, rejoué par de purs américains !
ils feront 5 dates en France à la toute fin Avril : Paris, Limoges, Tours, Marseille, Toulouse.
[BT]


The KEKETTES ROSES
Girl Fight
(CD, Autoproduction)
Ayant beaucoup aimé la 1ère démo de ce groupe du fin fond de la cambrousse haute savoyarde (ce qui les préserve judicieusement des influences contemporaines envahissantes) j’ai d’abord été un peu déstabilisé et déçu par ce premier album, avant que… Probablement parce que le son est trop sage dans sa précision et les voix, féminines un chouilla trop en avant à mon goût. Sauf que… certaines compositions ont une force qui leur permet de resurgir dans mon cortex après la dernière écoute… avec une prégnance qui me fait rejouer cet album, qui maintenant à chaque fois me révèle un nouveau truc. Rock. Garage. Avec orgue. Mais pas Farfisa. Un gros travail sur le son de la guitare. 2 filles au chant. Un groupe qui trace sa voie loin de la tendance et ça fait du bien !
[BT]
En concert : Samedi 14 Avril : The KEKETTES ROSES (Garage Rock), au Bar les Chariandes (chez Michel) Samöens (74)


REGAL
Possible Endings
(LP, Frantic City Rds / AzBin Rds)
Premier album pour ces ex Last Rapes Of Mr Teach (quel gâchis un groupe si doué qui a laissé si peu de traces de son talent) / Le Pêcheur. 12 titres Indie Garage comme c’est à la mode. Super bien fait. Extrêmement bien produits. Comme on le fait tellement bien en France (où dans le domaine on tarte les ricains sur leur terrain). Dans la lignée Yussuf Jerusalem / Jack Of Heart. Juste un tout petit peu moins bien que les géniaux J.C. Satan. Mais pas loin de réussir le hold up parfait dès leur premier essai. Peut être que c’est juste trop maîtrisé et parfaitement fait pour complètement vous embarquer. Mais si cette scène vous remue alors vous devez vous jeter dessus ! Plein plein de bonnes chansons qui s’écoutent avec un gros plaisir !!!
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The STRANGE FLOWERS
The grace of losers
CD, CD Baby
Quand un album me plait dès la première écoute ça me le rend suspect. Si les deux suivantes m’ont un peu déçu, depuis, je trouve plein de charmes à ce disque ! Réussissant la synthèse entre une Pop Indie assez contemporaine et des résurgences 60’s (école Kinks, Zombies, Outsiders), avec une pleine brassée de Power Pop dedans. Bref tout ce qu’il me faut pour jubiler en écoutant un album portant l’étiquette Pop. Des mélodies, des arrangements simples, légers et efficaces. De jolies voix, et une production judicieuse qui met tout ça en valeur, sans esbroufe et sans laisser tomber le soufflé (contrairement à une forte tendance actuelle à la surproduction). Comment dire : de la Pop éternelle ! Le groupe existe depuis une éternité, mais il est toujours vert comme le montre ce 6ème album où tout est réussi : de son titre à la pochette, jusqu’au plus important : les chansons, les chansons, les chansons.
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lundi 5 mars 2012

ABUS DANGEREUX n°121+ROTTEN EGGS SMELL TERRIBLE n°26+SLIME n°4

ABUS DANGEREUX face 121, 5 euros
C’est pas parce que j’écris dedans que je ne vais pas en parler ! D’autant que le sommaire il tue (en gras les groupes dont un titre est sur le CD 16 titres qui est inclus dans le zine) :
Motörhead, Wooden Shjips, Chris Bailey (ex Saints), Parlor Snakes, 49 Swimming Pools, Youth Avoiders, FareWell Poetry, Petit Fantôme, Le Skeleton Band, Mai, Owun, Dallas Kincaid & EvilMrSod, article "Blues, the roots of evil", Crusades, Virginie Despentes, Ultra Panda, Atlas Losing Grip, Magnetix, Slow Joe & the Ginger Accident, Wine
C’est vrai que les 2 pages d’entretien avec Phil Campbell de Mötörhead c’est le pied. Ce qui me plait avec Abus Dangereux c’est la diversité des styles abordés : de la Pop intimiste, au Noise, du Hard Core au Garage, de l’Antifolk au Blues Trash… Bref si vous êtes un peu ouvert stylistiquement c’est pour vous ! Donc je fais toujours des découvertes soit par les interviews, ou grâce aux titres sur le CD compil qui accompagne, et aussi en lisant la « tétrachiée » de chroniques. Que du bonheur, en plus pour les vieux yeux comme les miens le côté imprimé c’est quand même tout confort. Abus Dangereux : les avantages d’un magazine, sans les défauts !
ABUS DANGEREUX, BP70015, 33023 Bordeaux Cedex. http://www.abusdangereux.net/
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ROTTEN EGGS SMELL TERRIBLE n°26
Quand un de mes fanzine préféré (R.E.S.T) interview un zine que j’adore : RAD PARTY forcément je me jette dessus ! Et il est bien accueilli le Stéphane de Rad Party
8 pleines pages d’interviews + 2 dessins sur la couverte du numéro (devant et derrière) + un mini cahier de ses photos de concerts + la mix tape en CDr (avec une super compil de Hard Core/Pop Punk/Emo/Punk Rock qui résume bien ses goûts). Moi je suis fan, et si vous ne connaissez pas l’univers de Rad Party la lecture de ce N° devrait vous faire tomber dedans.
La caractéristique de ce 26ème R.E.S.T,  c’est la place donnée aux interviews d’activistes des différentes scènes (disons Punk Rock au sens très large), différentes personnes, différentes pratiques, différentes époques, différentes vies… Et c’est vraiment incroyablement riche et intéressant à lire (un petit regret sur l’interview de Maz qui est un poil trop court). Comme dit la couverture : Maz de Sainté, Fred de Grenoble, Bibo de Paris, Pascal de Lyon, Tados de Beziers, Stéphane de Radparty!
44 pages A4 photocopiées remplies jusqu’à la gueule. Une mise en page à l’ancienne façon textes tapés à la machine découpés et collés par-dessus les photos (mais très lisible), avec bien sûr des chroniques et quelques avis persos qui font le grand charme de Rotten Eggs Smell Terrible, dont chaque livraison me ravit (j’enverrai bien des amphètes à Thierry pour qu’il le sorte beaucoup plus souvent !).
Thierry Alcouffe Mundodrama, BP 17, 12450 Luc La Primaube
[BT]

SLIME n°4 (72 pages A4 imprimées + EP 4 titres, 6 euros)
En seulement quatre numéros SLIME c’est imposé comme un fanzine important en France, surtout chez les accros de R’n’R, Garage, Surf, Punk Rock, Glitter&Sleaze, Série B… (c’est écrit dessus). Depuis le numéro précédent le zine sort avec un EP. Cette fois ci un split concernant les ‘producteurs’ partagé entre Hog Maw Rds et Slime Rds. Au menu de la galette: Slim Sandy one man band hillbilly from Canada. Bloodshot Bill one man band Us Blues/fifties Rock. Sur l’autre face : Arno De Cea (Surf !!!) et The Cavemen Five (Garage Punk). Je dirais : succulent !!!
Le zine arrive avec une couverture magnifique noire & verte, un dessin (devant derrière) qui va parfaitement avec l’esprit série B / horrorifico crétin de la sélection des films qui sont évoqués dans ces pages ! Au sommaire aussi quelques chroniques de livres, et surtout des chroniques de disques (pas mal de trucs dont j’ai jamais entendu parler, j’ai mis du surligneur sur plein de pages pour acheter les trucs conseillés). Les interviews sont vraiment bien, et longues, avec : Arno De Cea (surf mais bien + que ça). Le légendaire Sonny Vincent qui revient sur sa vie et sa carrière débutée dans le New York proto Punk de la fin des 70’s. La rédactrice du (regretté) Bubblegum Slut Zine, et une très longue avec Thierry Galaï des éditions Rytrut (très intéressante). Une colonne de Bruno de Dangerhouse le disquaire lyonnais, et de longues pages de report de concerts… UN PUR RéGAL !!!
[BT]


           

jeudi 23 février 2012

Kroniks:Sunmakers+Eye's Shaker live+Patrick Foulhoux+Mods+roman Noir

Vendredi 17 Février : The SUNMAKERS + EYE’S SHAKER, au Poulpe, à Reignier

La 1ère fois que j’avais vu le duo batterie/orgue Eye’s Shaker j’avais trouvé ça pas mal. Plus de 2 ans et ½ après j’ai été impressionné ! Le son s’est épaissi et ils sont beaucoup plus détendus, donc plus à fond dedans et ça joue compact. Musicalement on dirait du Georgie Fame sans le rhythm & blues, joué plus vite et puissamment, avec pas mal d’effets sur la voix. Très très bien. Si ils virent l’inutile reprise de ‘Ace of Spades’ et les blablas ineptes entre les chansons ce sera terrible ! 5 mois après le vernissage de leur album ils attendent toujours leur disque. Du coup moi aussi.
The Sunmakers : comme j’aime beaucoup beaucoup leur album j’avais une grosse impatience sur ce concert ! Et je n’ai pas été déçu !!
1ère surprise le trio (2 gars une fille) est très jeune, alors qu’au vu de la maîtrise du disque je m’attendais à des briscards bien rodés. 2ème surprise qui ravit mes oreilles les Sunmakers se rappellent l’intérêt des aigus (en ces temps de limiteurs partout on n’en entend de moins en moins live) pas le choix quand tu es autant dans l’influence Surf qu’eux, certes, mais ça fait plaisir !!! Même si ça créé quelques petits problèmes de larsen.
Sur scène les Sunmakers c’est hyper dynamique, ça joue frénétiquement avec le staccato, ça twiste toujours un peu mais on sent moins le côté néo yéyé et beaucoup plus les effluves de Surf (reprise de Cavaliers, le batteur des Arondes avec eux sur cette tournée…).
Un vrai putain de bon moment ! La bonne baffe qui faut pour commencer le week-end !!
[BT]
Jeudi 23 février : EYE’S SHAKER (Garage Rhythm&blues, duo batterie/orgue), à l’Usine, à Genève. Prix libre.


PATRICK FOULHOUX
Le fond de l'air effraye
Abécédaire rock dérangé
(Pyromane Books)
De prime abord je n'étais pas très attiré par ce bouquin, même si je sais depuis l'époque Violence (le fanzine où il sévissait au début des 90’s) que Tad et moi on a des goûts bien compatibles et puis j'aime bien sa prose. Mais bon le côté compil moi ça m'a toujours gonflé, et je craignais l'assemblage bâclé de vieux papiers...
Mais pas du tout. On a là un court opuscule de 30 pages où, avec mauvaise foi (ce dont je me régale) Patrick 'Tad' Foulhoux défends SES groupes préférés !
Voilà, juste quelques tranches de Rock et de vie par un gars qui a bien roulé sa bosse depuis un bail (une grosse vingtaine quoi). Un presque vieux de la vieille qui a bien... un an de plus que moi, et qui défend les Nomads (notamment un de mes titres préféré du groupe), les Thugs, Union Carbide Production (oh oui oh oui), Zen Guerilla ou John King... pour moi c'est parfait !
Et la postface d'Alain Feydri est une merveille... comme une mise en bouche avant que celui-ci se livre au même exercice !?!
[BT]

François THOMAZEAU
Mods, la révolution par l'élégance
(Castor Music)
Ce petit livre pourrait n'être qu'une sorte de 'les mods pour les nuls' mais il s'avère que c'est mieux que ça. On a bien sûr une histoire du mouvement à travers le temps (et ses résurgences, notamment un bon passage sur la Northern Soul), et l'espace (hors de l'Angleterre quoi). Surtout il y a deux bons chapitres sur les influences du mouvement 'originel' qui a beaucoup puisé dans le cinéma, et un peu dans la littérature. Un des intérêts de ce petit livre ce sont les extraits d'interviews : de musiciens bien sûr (Paul Weller, l'organiste des Makin' Time, Francesco Grazza à qui l'auteur laisse pas mal de place pour payer sa dette puisque l'italien avait publié 'Mods : la rivolta dello style‘), de 'figures' du mouvement, et de quelques autres. Dommage que ce soit si court, mais sûrement qu'il n'était pas possible de publier plus long en France où le mouvement a eu si peu d'impact et si longtemps une mauvaise 'presse' de la part de l'intelligentsia... En tout cas F. Thomazeau tire le maximum de la place qui lui est dévolue.
[BT]

CHARLES WILLEFORD
"Dérapages"
(348 pages, Rivages/Noir)
J'ai bien accroché à son premier 'Miami blues', sans en garder un souvenir énorme. En revanche le deuxième 'Une seconde chance pour les morts' (comme la chanson des géniaux Flaming Stars) m'avait embarqué et tourneboulé. Voici la troisième (et avant dernière) enquête de Hoke Mosley. Un flic moyen du Miami des 80's (mais on n'y croise pas Don Johnson) à qui la vie n'a pas fait beaucoup de cadeaux. Et qui a des petits trucs de bout de ficelles qui lui permettent d'économiser 3 sous... Car une partie de l'intérêt de cette série, c'est de voir un flic qui surnage pour ne pas devenir un working poor, rester propre, digne et faire face. Même si pour cela il faut un tout petit peu s'arranger avec la loi…
S’il n'y a pas vraiment d'intrigue, si le rythme et presque inexistant et que Willeford se lance souvent dans de longues descriptions et bien... je suis scotché à ce livre et je me languis de pouvoir le poursuivre.
Et puis après sa lecture je dois laisser mon stylo au placard parce que pendant au moins un mois je vais inconsciemment tenter d'écrire dans une décalque de son style.
Publié en 1987 (à la fin des années Reagan) mais finalement ça se ressent peu, tellement la vie des gens ordinaires ne semble pas avoir changée : toujours besoin de jongler pour s'en sortir,  c'était déjà la crise... une sorte d'état permanent dans le capitalisme (depuis que je comprends l'économie j’ai l’impression de ne connaître qu’une succession de crises, il date de quand le film de Coline Serrault déjà ?), sans doute parce que l’insécurité économique est la meilleure méthode pour maintenir les dominés à leur place ! Une histoire comme celle-là devait paraître assez inédite à l’époque. Elle commence par un inspecteur qui tombe en dépression. Un des narrateurs est retraité (et ça de toute façon c'est, même maintenant, quasi inusité dans un roman)…
Bref pas vraiment avec le polar banal. Après, ça vous parle ou pas. Moi beaucoup. Et il me reste un volume à la série à m'enquiller. Elle est pas belle la vie ?
[BT]


lundi 13 février 2012

Chroniques:HEAD ON ELECTRIC+MY HAND IN YOUR FACE+WYLDFYRE

HEAD ON ELECTRIC
Sleep slaughter sheep
LP, Dusty Medical Rds
Entre Jack Of Heart & 13th Floor Elevator, avec aussi quelques morceaux rythmés voir sautillants. Touffu, presque brouillon. Un son pas totalement défini qui contribue au charme de cet album, une sorte de nuage sombre et vaguement menaçant. Plaira aux fans de J.C. Satan, ça tombe bien, j'en suis. Mais ne peut pas être résumé à : un groupe de plus de la scène Indie Garage Psyché actuelle... Parfois un peu d'harmonica s'invite pour nous amener vers les grands espaces américains à la suite des Head On Electric. Et il y a tellement de diversifiées et excellentes, dans la forme & l'inspiration, chansons (une nous ramène au temps de J&MC, mais revisité 2012) que j'adore réécouter ce disque. 95% de cet album est une TUERIE. Un putain de bon ratio, non ?
[BT]

MY HAND IN YOUR FACE
Trans Canada
LP, Theatre Rds / Rejuvenation Rds
La pochette donne bien des indications sur le dépouillement et la simplicité de cette  Folk.
Le nom du projet montre lui le côté revendicatif et offensif de ses textes. Folk à l'ancienne, façon Springsteen période 'Nebraska' avec des aspirations à la Woodye Guthrie. Un peu comme si les Bérus avaient tué la disto et la boite à rythme. Pas une once d'Anti Folk ici, mais la tradition dans son épure, son efficacité et son implication, pour t'en foutre plein la gueule. Et le cerveau ! Guitare acoustique, parfois un très discret harmonica, ou, une guitare électrique toute aussi discrète. Mais surtout, il y a : la  Voix. J'aime beaucoup quand il chante. Moins quand il parle sur son accompagnement. Quant aux morceaux en français je les ai zappés.
[BT]

WYLDFYRE
Revisit SPIKE'S ROCKIN 4
CD, I Hate People Rds
7 titres du Ep posthume de 1991 des Spike’s Rockin 4 + 7 autres du groupe actuel de leur leader : Wyldfyre. 2 versants du même style. Wyldfyre : Psychobilly dynamique ET soyeux. Qui donne un plaisir immédiat et c'est déjà pas mal. Du R'n'R de mecs, avec Pin-Up sur la pochette et chanson telle que 'She sucks like a vampire'. L’efficacité de la ‘simplitude’. Spike's Rockin 4 nous ramène au temps du Néo Rockabilly et il faut se réhabituer au son et à la prod' un peu 'étouffé' de l'époque (alors que Wyldfyre bénéficie d'un son de notre temps : percutant et clinquant qui favorise son impact immédiat). La contrebasse est bien présente avec un son assez 'mécanique' et les guitares sonnent 50's comme il se doit. Donc bon retour dans les années 80 quand tout cela était très dans l'air du temps, et même moderne. Maintenant c'est juste Post Moderne ou un truc du genre.
[BT]


lundi 6 février 2012

Kronik:ALKALYS+GREEN VAUGHAN+GUILTY PLEASURES+DIG IT n°53

ALKALYS
A pack of lies
CD, Head Rds
Je les découvre avec ce 3ème album qui voit le groupe réorienter un peu sa musique vers le Post Hard Core. Moi ça me fait penser aux groupes Avant Metal (j'adore cette étiquette) type Baroness / Kylesa, mais avec une musique quasi uniquement instrumentale. Eux citent Red Sparrow, mais je vous livre ça juste pour que ceux qui connaissent puissent situer. 5 titres assez longs donc, mais pas tous. Extrêmement bien construits et suffisamment dynamiques pour ne pas ennuyer. Exploit d'autant plus fort que le chant n’apparaît que sur 2 morceaux, ce qui peut déstabiliser. D’autant que dans Alkalys il y a (très rarement) du chant c'est quelque chose d'assez arraché, au croisement du Hard Core et du Black Metal. Alkays a autant travaillé ses compos, la prod', et l'emballage. Chacun étant réussi.
[BT]

GREEN VAUGHAN
Waiting for the prophet
LP 9 titres, téléchargement 12 titres
Duo de bidouilleurs entre Indie légèrement électro / dansable qui pourrait venir de Brooklyn,  et un Post Punk à la Radio 4. Un son ultra travaillé, efficace avec multiplication de pistes, d'instruments, d'arrangements, qui servent d'écrin aux 2 voix. Je ne sais pas si ils sont tous les 2 à chanter, si c'est le même qui utilise plusieurs tessitures ou des effets, et qui s'enregistre couche après couche, mais ce que je sais c'est que cette utilisation des voix sert énormément à la caractérisation de la musique de Green Vaughan. Un gros sens du détail, une attention portée à tous les aspects de cette création (les compositions, la musique, le chant, la production, l’emballage…) montrent un duo impliqué au maximum, ça change de tous ses projets vite fait, vite oubliés ! Une musique riche quasi jusqu'à l'overdose comme un symbole du monde actuel, mais qui à beaucoup d'intérêts ! Retient l'oreille. Donne parfois envie de danser, toujours de s'y intéresser. 
[BT]

GUILTY PLEASURES
Summer strange
LP, Dusty Medical Rds
Album perdu de ce quatuor de Bloominghton de la fin des années 90, enregistré en 2000 aux fameux Ghetto Recorders qui lui a donné un son simple et évident permettant aux chansons de montrer leurs qualités sans esbroufe ! Imaginez les Makers débarrassés de leurs nombreux tics, avec un chanteur qui connait son Johnny Lindon mais ne le singe pas, un guitariste qui pose ses licks avec distinction et sans avoir l'air d'y toucher. Plus une rythmique capable de jouer serré et d'ajouter à l'ensemble un style R'n'R sans les clichés Rockab'. Du Garage Rock soyeux, class, brillant, mélodique mais agressif quand c'est nécessaire. Une face B de tueur avec que des hits ! Et juste ce qu'il faut de Pop Power et Punk 77 lignés Boys. Sûr que s'eut été un gros gâchis que cet enthousiasmant album resta dans un carton dormant dans une cave.
[BT]

DIG IT n°53
Ça fait longtemps que je lis Dig It, qui à dépassé les 50 alors que j'avance doucement vers... Donc évidement vu le type d'émission que je fais Dig It c'est un peu la bible, surtout depuis la disparition du Larsen zine. C'est vrai que le paysage français en matière de zine Garage Punk est anémique, voir inexistant. Mais le point positif c'est que le Dig It crew (ils font aussi une émission de radio hebdomadaire très très recommandable) fait toujours du super bon boulot.
Avec ce n°53 ils se sont surpassés ! Au sommaire : un très long papier + un tour report aux Usa des Limiňanas, que j’ai découvert grâce à ça. Un papier sur les rééditions chez Norton Rds des albums originaux de Gene Vincent (ça il faut que j’écoute), les Buttshakers (chaud Garage’n’Soul), une longue interview des Fleshtones, et le début de la saga Midnight Rds. Sans oublier un gros paquet d’autres choses + les chroniques de plein de disques qui font envie ! 52 pages de bonheur pour seulement 4,50 euros.
Merde on à tellement l'habitude de le lire qu'on oublie à quel point c'est important qu'ils continuent !
[BT]