samedi 16 mai 2020

Chronique : IL SENATO + ETERNAL YOUTH + MUCK & The MIRES + The DISTRICTS


IL SENATO
Zibaldone, LP, CD, Digital
Rubber Soul Rds
Parfois un super-band est capable de produire un super-album !
Et c’est totalement le cas ici !
Constitué de personnalités issues des scènes Garage/Power Pop/Mod italiennes et anglaises : Fay Hallam (claviers et chant : Makin' Time, The Prime Movers, The Fay Hallam Group), Luca Re (chant, Sick Rose, the 99th Floor), Andy Lewis (basse pour rien de moins que Paul Weller, Spearmint, DJ et producteur), Alberto Fratucelli (batterie & backing vocals the Sick Rose) + Roberto Bovolenta (guitares, Voodoo, the Sick Rose, Amici di Roland, El Tres)… ça fait un superbe assemblage !
Sur le papier, tout autant que sur cet album.
Au départ de Il Senato il y avait l’idée de ne sortir qu’un single qui servirait de support à une courte tournée italienne envisagée comme une récréation pour chacun des membres en parallèle de leurs projets habituels. Mais l’entente, le plaisir de jouer ensemble, et l’envie d’une 2ème tournée sont vite arrivée, ainsi que le désir d’aller plus loin en enregistrant cet album !
Et je peux vous dire que le résultat est purement un ravissement pour les oreilles !
J’avais déjà été emballé par le 1er single et donc j’espérais bien que l’album serait à la hauteur/ Hé ben, vous savez quoi ? IL L’EST !!!!
ET qu’est-ce qu’ils/elle ont bien fait de continuer !
C’est chaud, groovy, sec quand il faut. Varié et tendu, et avec une orientation très nette vers des rythmes qui font onduler des hanches.
La rythmique bouge comme il le faut et le travail de l’orgue avec la guitare est extrêmement intéressant, souvent étonnant, toujours succulent ! L’alternance des voix féminines / masculines est un apport fondamental à la qualité de l’album, tout comme celle entre l’anglais et l’italien !
Bref chanson par chanson ou intégralement, en commençant par le début ou par la fin cet album est FORMIDABLE totalement à la hauteur de son pédigrée !!!
J’ai reçu cet album en promo il y a déjà un long moment, vu que sa sortie à été décalé à cause du virus, et donc ça fait de longs mois que j’en m’en délecte, et comme tout les grands crus il se bonifie avec le temps !
[BT]
The ETERNAL YOUTH
Nothing is ever over, LP, CD, Digital
Kicking Rds / Tft Label / Opposite Prod / Omnivox Rds / PIAS
L’album est disponible en digital et sortira sur support physiques le 26 juin, mais bien sûr vous pouvez déjà le précommander.
Équidistant entre le Hc mélodique et la Brit Pop. Avec de forts éléments Pop Core, Power Pop, Indie Rock, Emo la musique du quatuor Caennais amalgame se que la décennie bénie des années 90 était capable de mettre en avant !
Voilà qui rappel qu’en sont temps (2015, déjà) Kicking Rds avait sortit un des album de Baby Chaos (notez que ces derniers ont publiés cette année leur nouvel album, et qu’il mérite qu’on se penche sur son cas).
Rajouté une petite touche de Post Punk. Mais dans son versant ‘riche’ à la The Sound !
La production a un son très clair et puissant ce qui met très en valeur les différentes chansons, les 8 présentées ici, qui ont chacune une forte personnalité et vous rentre dans la tête bien vite. Avec l’intention d’y séjourner longtemps !
La rythmique ne joue pas a burne, mais avec ses burnes.
La filiation Punk (77) est assez marqué, avec des textes vindicatifs, mais subtils. Et la musique est de la même eau : forte, musclé, intense, variée et habile !
[BT]
MUCK & The MIRES
Quarantine age kick, CD, Digital
Rum Bar Rds
Cette compilation de titres remastérisés provenant de disques épuisés du (désormais bien grand) catalogue des vétérans de Boston, tombe pile poil pour vous redonner le sourire et de la joie de vivre !
Et toutes leurs sorties sont abondement bombardées dans l’émission.
Parce que leur mélange de Garage Sixties / Power Pop / Pub Rock / R&Beat à l’anglaise / Glam / Psych Surf… me réjouie à chaque fois.
Les 4 de Boston ont une science de la chanson qui fait mouche.
C’est impressionnant !
Et cette compilation de 9 titres vient le démontrer une fois de plus.
Si vous n’avez jamais écouté Muck & The Mires ce disque est une parfaite entrée en matière. En même temps tous leurs disques sont de parfaites entrées en matière ! Dans cette sélection il y a une filiation assez marqué 60’s Rhythm & Blues, mais joué par un groupe qui n’a pas pour objectif le revivalisme avec un doigt sur la couture. Oui ils aiment ça, mais pour en donner leur lecture, tout à fait dans la ligne du parti, mais complètement à leur main. C’est ça Muck & The Mires !
Ça fait un moment que ça dure et je m’en félicite à chaque fois !
[BT]
The DISTRICTS
You know I’m not going anywhere, LP, CD, Digital
Fat Possum Rds
J’avoue je n’avais jamais entendu parlé de ce quatuor de Pennsylvanie avant.
Voici pourtant déjà leur 4ème album, qui voit l’arrivé de claviers comme éléments constitutifs des chansons.
The Districts est un groupe qui fait une musique Indie Pop de 2020.
Loin des revivalismes et des envahissants emprunts aux décennies précédentes qui sont la ‘règle’ ou quasiment, des scènes actuelles.
The Districts essayent véritablement de forger une musique Populaire (c’est à dire ayant le potentiel pour toucher un grand public via les médias dominants) sans être putassiers, en composant des titres catchy et qui sont fait pour le moment présent !
The Districts n’hésite pas à empoigner les guitares acoustiques pour balancer une chansons ou deux de Folk post millénariste pour la génération 2020.
Il faudrait imaginer des Artic Monkeys qui démarreraient leur carrière de nos jours avec la fraîcheur et l’envie de la jeunesse !
Si je ne suis pas immédiatement entré dans cet album, depuis cette fraîcheur je la ressent à chaque écoute et j’ai envie de me repasser ce disque bien souvent !
Une vraie découverte, un vrai talent, un vrai potentiel !
[BT]

lundi 11 mai 2020

Chronique : PANIC PARTY + LLACUNA + GENYA RAVAN + SEÑOR NO


PANIC PARTY
EP1, Digital
Autoproduit
Ce groupe semble simplement préoccuper de composer des chanson qui font ce qu’elles sont sensées faire : donner du plaisir à ceux qui les jouent et à ceux qui les écoutent !!!!!!
Ce qui n’est pas le plus mince des exploits !
Le son est clinquant comme il convient bien à la chose !
Et les 6 chansons de ce EP sont imparables de bout en bout, avec tout à la fois, un impact immédiat, et, beaucoup de plaisir à chaque réécoutes !
Tout ce qu’on espère d’un power trio est bien synthétisé par Panic Party (qui a en + su se dégoter un super patronyme) : énergie, simplicité, efficacité, excitation !
Et mélodies musclées !!!
Power Pop énergique, Garage Rock tendu, Pop Punk, Indie Rock classieux et énervé (Lemonheads…), Punk 77… les Panic Party sont les dignes successeurs de la scène Stéphanoise qui depuis la fin des années 80 à sortit avec une grande régularité des groupes sur-excitants !!!
Même la pochette est réussit !
FONCEZ !!!!!!
[BT]
LLACUNA
Incendis,
Bcore Disc
D'emblée le contact avec ce 1er album de ce quintet catalan est favorable, il sort sur un excellent label, la pochette est belle et inspirante, et la musique pas vraiment celle à laquelle je m’attendais !
Comment qualifier ce qu’ils font ?
Emo / Post Hc / Power Pop ultra tendue / Math Rock / Punk 77…
Beaucoup de voix se mêlent puisque que 4 des 5 membres sont impliqués dans le chant et/ou les autres voix & chœurs ! La rythmique joue serrée, tendu, et aime les brisures de rythmes, les contre temps, le stop & go. La trompette est un des gros éléments constitutifs des mélodies et riffs. Mais bien sûr elle ne fait pas de solo (ici on n’a rien à branler du jazz), et s’intègre parfaitement dans le travail des guitares, un peu comme le pratiquait I Like Train. Pour Llacuna c’est un vrai moyen pour diversifié les sonorités de son Indie Punk post Post Modern !
Tous ces éléments se combinent de façon précise et complexe pour aboutir à des chansons touffues mais qui restent toujours mélodieuses et d’un impact direct. Comme si les Buzzcocks rencontraient Fugazi. Mais dans le contexte musical de 2020 !
Et bon dieu que c’est jubilatoire !
[BT]
GENYA RAVAN
Genya live at C.B.G.B., CD, Digital
Rum Bar Rds
J’ai déjà (http://voixdegaragegrenoble.blogspot.com/2019/07/chronique-pinch-points-genya-ravan-mono.html ) écrit ici le bien que je pensais de l’album précédent de la Dame (qui avait eut comme préambule un single en hommage au C.B.G.B… ceci explique sûrement cela!).
Elle continue sur sa lancé, et après un vrai retour en studio s’offre un live bien torride sur la scène new-yorkaise… une sorte de rencontre entre 2 mythes : elle et le lieu !
Je situerait ce live entre le « Swingshift » de Cold Chisel et le « Live it Up » de David Johansen pour la capacité commune à ces 3 disques en public à mettre en valeur une musique ROCK jouée avec l’âme !
En plus de la formation Rock ‘traditionnelle’ il y a aussi ici une section de cuivres, de la steel guitar et un pianiste/organiste ! Cette formation ‘extended’ tisse un Rock soulful qui sert idéalement d’écrin à la voie de velours (déchiré) de Genya Ravan !
On retrouve dans ce live ce qui fait la Dame : Girl Group, Pop, Soul, Pub Rock, Glam, Garage… avec un fort relent (de Ronceveau) de Revue Rock !
14 chansons délectables !
Qu’on à de la joie à réécouter souvent tant elles exsudent la joie, la sueur et la passion !
[BT]
SEÑOR NO
94/20, LP
Bang! Rds
L’excellentissime label Basque Bang! Rds adore Señor No LE groupe vétérans du Rock du pays basque ! Étonnant, non ? Non, bien sûr ! Après qui de la poule ou de l’œuf…
Señor No joue avec 3 guitares et se réclame de Bored! et de Hoss deux terribles gangs australiens qui vous collent au mur avec leur sale Rock rampant et rugissant !
On peut aussi penser aux Chrome Cranks et à cette scène new-yorkaise de Noisy Blues qui nous a tellement régalée !
Avec de tels maîtres étalons Señor No et Bang! Rds devaient se rencontrer et faire des petits ensemble.
Ce nouvel album utilise des éléments des compos existantes depuis 1994 mais qui soit ne furent jamais achevées soit sont totalement réécrite. Et ça nous donne 11 titres qui parfois sont capables d’égaler en furiosité le MC5 des grands moments. C’est dire !
Il m’a fallut un peu de temps pour m’habituer à la grosse voix du chanteur et aux sonorités de la langue utilisée… l’espagnol ( ? ou alors le basque ? ou…). Et au son de la caisse claire. Une affaire de détail qui disparaissent assez vite dans la touffeur que crée la musique de Señor No !
En plus ils sont capable de ne pas jouer sur un seul registre !
Pas adepte du tout à fond tout le temps !
Et ça n’est pas parce que leur jeu est puissant (oh combien) qu’ils ne savent pas également faire preuve de subtilité !
En partant d’éléments qui semblent assez simple et sans donner l’impression d’en faire des caisses Señor No densifie son jeu et vous embarque dans son trip Heavy Punk Blues Noisy et semble vous ramener sur une plage de sable sur laquelle vous êtes seuls au monde !
Je conseillerais à mes amis fans de Stoner qui sont lassés de tous ces clones du Sab’ et de Kyuss de mettre leurs 2 oreilles sur cet album sa nettoiera ce qu’ils ont entre !
[BT]

vendredi 8 mai 2020

Chronique : DATURA 4 + GOLDEN SHOWER + MELENAS + THOMAS REVERDY


DATURA 4
West Coast Highway Cosmic, LP, Digital
Alive Rds
Merde alors si je m’attendais à ça !?!
En fait, puisque j’ai tous les disques précédents du quartet australien je pensais avoir une idée assez précise de ce que j’allais entendre ici. Et pif ! Pas vraiment !
Le titre qu’ils ont donné à leur chanson d’ouverture « West Coast Highway Cosmic » est très signifiant, totalement en adéquation avec son contenu musical ! Pas étonnant que ce soit aussi le nom qu’ils ont donné à leur album !!!
La 2ème chanson semble nous embarquer vers la Nouvelle Orleans en plein trip 70’s. Avec un rythme swampy et une ambiance poisseuse où l’orgue s’éclate bien et la guitare lui répond ! Il y a même de l’harmonica sans que ce soit gênant !
Sur la 3ème chanson (oui oui chanson) le batteur s’en donne à cœur joie avec une belle grosse frappe à la John Bonham / Bill Ward, et les guitares ne veulent à être en reste, sans pourtant forcer le trait ! Ni étirer inutilement le morceau ! C’est d’ailleurs une constance (Bonacieux) de cet album, ce qui vient probablement du pédigrée des membres du groupe, les morceaux restent tendus et concis. Là où beaucoup de leurs con-frères dans le style étirent inutilement les titres, se tirent sur la tige et nous infligent d’assister à leurs masturbatoire satisfactions, Datura 4 privilégie efficacité de la chanson ! Toujours !
Et des chansons ils savent en faire, et de tellement bonnes !!! Ils le démontrent une fois de plus ici, et ça donne envie de s’embarquer avec eux sur cette autoroute cosmique en direction de la côté ouest, le coude sur la fenêtre de sa Fastback, sur un tapie volant, ou dans un hydroglisseur de l’espace… L’équipage Datura 4 vous à concocté un voyage qui sera un ravissement pour vos oreilles !
http://www.alive-records.com/artist/datura4/
[BT]
GOLDEN SHOWER
Dildo party, CD, Digital
Area Pirata Rds
Les italiens sont toujours branché sexe apparemment !
Cependant l’album apporte plus de diversité que ce que son titre laisse augurer. Et même plus de diversité que sur leurs précédents ! Si ils aiment toujours les bons coups vite fait ! Ils ont introduit pas mal de Rhythm & Beat dans leurs répertoires, et ça innerve pas mal de leurs nouvelles chansons !
On est toujours dans la veine Garage, mais un peu différente de leurs albums précédents, sans rien renier, mais avec un côté un poil Swampy qui pourrait les rapprocher des Gallois de The Primevals avec même l’adjonction de quelques discrètes notes de saxo.
Mais l’album penche aussi vers un versant plus Power Pop late 70’s de fort bon aloi ! Ce qui le rend très intéressant de bout en bout ! Un titre plein de ‘ouh ouh’ qui ferait très Glam, mais bien sûr qu’on va le faire ! Et même qu’on va l’enchaîner avec une tornade Soul Garage furieuse à donner un coup de vieux aux Fleshtones.
Avec des chansons (13 quand même) assez variées pour ne pas lasser et suffisamment homogène pour que ce soit une vraie œuvre cohérente !
Par ailleurs il bénéficie d’un agencement très élaborer avec des titres aux riffs joués tendus a en faire bander Wilco Johnson qui alternent avec des morceaux plus ‘relaxés’ afin de faire bouger le bassin, bootie shake ou coup de pelvis… à vous de choisir, ou pourquoi pas prendre les deux camarade !
Encore un super album signé par les Golden Shower !!!! Business as usual, mais on ne s’en lasse pas.
[BT]
MELENAS
Dias raros,
Trouble In Mind / Differ-Ant
2ème album pour ce quartet féminin de Pampelune, qui chante en espagnol. Elles proposent une Pop Indie proto Dream Pop, un peu Psych Rock, assez lymphatique et traînante. Languide et rêveuse. Et la langue espagnole colle parfaitement à l’ambiance de ce disque ! Donnant à l’ensemble une saveur unique ! La combinaison des diverses voix (lead, chœurs…), des guitares entre Acid Fuzz et Jangle, des mélodies, et des rythmiques le plus souvent nonchalantes est un atout maître dans le jeu de Melenas, les mettant un pas de côté de ce qui se fait traditionnellement.
En aucun cas mièvre ou ennuyeux. Au contraire. Cet album subjugue par sa beauté rampante.
Grâce à un travail très fin sur les sonorités des guitares, effets et même aussi de claviers (non, ne fuyez pas, ils ne sonnent pas véritablement en tant que tel, et c’est un des mérites de cet album, d’ailleurs ça n’est pas le seul) glissés sous, sur ou avec les couches de guitares, on aboutit à un disque d’une belle créativité et qui nécessite plusieurs écoutes pour bien l’appréhender car il y a beaucoup de choses à entendre et écouter dans ces 11 chansons !
C’est un ensemble très Pop, très frais, fragile, innocent et pure.
Une musique comme on la rêvait chez Sarah Rds back in the days… (ou actuellement chez leur enfant putatif Elefant Rds). Mélangée avec une certaines élégance Noisy Pop. Mais sans jamais sombrer dans le revivalisme ou la nostalgie fin 80/early 90.
Melenas compose des chansons intemporelles qu’on déguste avec un vif plaisir en 2020, qui certes auraient pu être entendu durant des décennies précédentes, mais et c’est bien plus important, nous donnera encore bien du plaisir dans les années qui viennent !
[BT]
THOMAS B. REVERDY
L’hiver du mécontentement, 220 pages 7,10 euros
J’ai Lu
Où se mêlent la vie des gens ordinaire, William Shakespeare, et les bouleversements nationaux et internationaux du temps.
Enfin, plutôt la vie extra-ordinaire des gens ordinaires, car la jeune femme qui est le personnage central du roman qui se déroule à Londres durant l’hiver 1979 est : coursière à vélo, actrice (amateur) dans une ‘compagnie théâtrale’ constituée que de femmes et va interpréter le rôle de Richard III, en colère (et même au bord de la révolte) contre la domination masculine, sensible aux combats syndicaux, à celui des squatters, et à un musicien de Jazz qui cherche à jouer des formes libérées des formes… Ce qui peut faire un peu beaucoup pour le même personnage… Comme si un écrivain français de gauche cochait beaucoup des ‘bons’ sujets actuels pour les projeter un peu en dépit d’une certaine ‘véracité’ historique dans un passé et un lieu reconstitué.
Donner toutes ces caractéristiques à sa personnage principale c’est peut-être un peu beaucoup, mais, après tout : A Little Ain’t Enough !
Qu’importe puisque c’est aussi cela la fiction !
Beau styliste, sans excès, mais beau styliste !
C’est parfois presque sur-écrit, mais jamais tout à fait !
Et le livre se précipite un peu sur la fin, mais parfois se précipiter sur la fin, c’est bien !
L’intention de l’auteur était de raconter ce moment de basculement qui était intervenu quasiment sans que cela se perçoive véritablement (arrivée de Thatcher, puis Reagan, les Bush… le capitalisme ultra financier, la mondialisation…). Et il est savoureux de lire ceci pendant le printemps du confinement alors qu’émergent toutes ces ‘attentes’ concernant le monde d’après… Wait And See !
Mais si vous attendez en lisant ce roman vous ne le ferez pas inutilement, d’une part parce qu’il donne beaucoup de plaisir en tant que lecteur, et il développe (sans didactisme appuyé) quelques questionnements intéressants, qui sont valable de tous temps !
[BT]